Scandale Volkswagen - Comment le pot aux roses a-t-il été découvert ?

Le scandale qui concerne pour l'heure 11 millions de véhicules fait l'effet d'une bombe dans l'industrie automobile, et la question qui se pose est maintenant de savoir si d'autres dominos vont tomber.

Ce sont des chercheurs de l’université West Virginia qui ont découvert, en 2014, que les Jetta 2012 et les Passat 2013 rejetaient plus de polluants que déclaré par la certification du constructeur automobile. Les chercheurs contactent alors l’EPA (Environmental Protection Agency).

Le 6 mai 2015, CARB effectue ses propres analyses sur des véhicules suspectés d’être munis d’un logiciel trafiqué. Les chercheurs découvrent que les émissions sont beaucoup plus élevées que celles indiquées par VW.

 

Un mois plus tard, le 8 juin, les résultats sont présentés à l’EPA et Volkswagen. Au cours des discussions techniques qui suivent, le géant allemand avoue que ses véhicules diesel sont munis d’une deuxième calibration qui n’est activée qu’en cas de test de certification.

L’EPA et la California Air Resources Board (CARB) envoient donc vendredi de la semaine passée un avis de violation pour utilisation de dispositifs d'invalidation afin de réduire intentionnellement les rejets polluants lors des tests.

Le monde apprend avec stupéfaction que les voitures diesel VW peuvent émettre jusqu’à 40 fois plus de polluants que le niveau prescrit.

 

PHOTOS : Notre galerie Volkswagen

D’autres moteurs incriminés ?

Les effets de cette révélation sont colossaux. L’action de Volkswagen en bourse chute de 16,5%.

Le groupe allemand tente de rassurer ses clients en soulignant que jamais la sécurité des utilisateurs n’est compromise par ce logiciel.

Toutefois, VW précise que des enquêtes internes indiquent que le logiciel incriminé a aussi été installé dans les gestions électroniques des véhicules d’autre marques du Groupe Volkswagen. Le Groupe produit aussi les marques Audi, Skoda, Seat et Porsche.

Le groupe assure que pour la majorité des moteurs suspectés, ce logiciel n’a aucune influence, et que le problème ne concerne que le bloc de type EA 189.

"Volkswagen ne tolère aucune contravention des lois. Le conseil d’administration tient absolument à regagner la confiance des automobilistes et à éviter tout ennui à nos clients", indique le Groupe Volkswagen dans un communiqué de presse publié mardi.

 

Écrire un commentaire
Montrer les commentaires
A propos de cet article
Séries Auto
Type d'article Analyse
Tags scandale, tricherie, volkswagen, vw