Robin Faustini : "Le comportement du jury fut une effronterie“

Pour des raisons de sécurité, le jeune pilote F3000 n’a pas prit le départ de la première manche de course mouillée à Châtel-St-Denis. Ensuite, les commissaires sportifs l’ont disqualifié. "Cela, on ne comprend pas du tout...“

Apparemment, quelques gens n’ont rien appris des accidents graves au Championnat Suisse de la Montagne 2017…

Pendant le départ des voitures de course E2, une petite averse commençait à mouiller la totalité de la piste déjà humide à quelques endroits. Plus de temps pour changer les pneumatiques, quatre des cinq pilotes F3000 devraient se lancer avec les pneus slicks.

Pour Simon Hugentobler, une situation trop dangereuse pour son fils Robin Faustini qui dans ses conditions difficiles n’a pas la même expérience que lui-même.

Obéissant à la volonté de son père, le jeune Argovien de 19 ans a tourné la Reynard 92D sur la grille. Ensuite, Eric Berguerand, Joël Roussel et son père sont glissé avec les slicks vers Paccots où ils arrivaient sans dommage mais avec beaucoup de retard.

 

“On a certainement perdu le poker avec les pneus. Un premier départ aurait été nul pour moi“, affirme Faustini. Par contre, ils ne comprennent pas du tout, pourquoi on l’a dû disqualifier, même s’il sait que selon le règlement il faut prendre le départ de toutes les manches de course.

“C’est une effronterie. Pourquoi ils font de mal à un jeune pilote raisonnable? Nous avons discuté avec les commissaires sportifs et cherché à déclarer le risque en montant avec une monoplace de 500 CV sur le mouillé sans pneus de pluie. C’était pour rien et dommage qu’ils n’ont pas appliqué un peu de bon sens“, regrette le pilote concerné.

 

 


Si Faustini aurait arrêté sa Reynard quelques mètres après le départ et ainsi provoqué un arrêt de la course, apparemment ça n’aurait pas été un problème pour le jury...

“Mon père a apporté deux ou trois formules 3000 aux courses de côtes Suisses cette année. C’est fabuleux pour le sport. C’est dommage qu’on nous traite comme ça maintenant… “ L’équipe Hugentobler a tiré les conséquences en rentrant pendant la pause de midi.

Faustini ne regrette pas seulement l’attitude obstinée du jury, mais aussi l’opportunité ratée. “J’étais bien à l’aise avec les pneus de pluie aux essais. Maintenant, je suis prêt à rouler vite avec une telle voiture de course ce que prouvent mes chronos. J’étais très motivé“.

Cette motivation, il la conserve pour la dernière apparition en 2017. Lors de la Course de Côte Internationale de Mickhausen en Allemagne le weekend du 1 octobre, Faustini va prendre le volant de la Tatuus-Honda de Bossy Racing – avec laquelle Joël Grand a réussi à la finale Suisse.

Après des essais convaincants à l’Anneau du Rhin, Roland Bossy lui donne la chance de partir avec cette monoplace. „Une belle voiture avec laquelle on peux jouer comparé avec la formule 3000. J’attends avec impatience de rouler avec le support de Roland Bossy qui a une grande expérience. Je pense qu’une place sur le podium dans la classe à deux litres sera bien possible“.

Dans des conditions météo difficiles toujours possible en automne, même une belle position au classement général contre les grandes voitures de course sera imaginable. C’est Joël Grand qui l’a prouvé avec son succès aux Paccots...

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A propos de cet article
Séries Montagne suisse
Événement Châtel Saint Denis-Les Paccots
Sous-évènement Dimanche, apres course
Pilotes Robin Faustini
Équipes Bossy Racing
Type d'article Actualités
Tags mickhausen, robin faustini, suisse