Famin salue "des paires de champions exceptionnelles"

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Famin salue
Par : Jean-Philippe Vennin
14 janv. 2017 à 18:15

Le patron de Peugeot Sport se réjouit du triomphe de ses équipages sur le Dakar, bien sûr, mais se félicite aussi qu'un seul incident mécanique se soit produit... qui a toutefois influé sur le résultat final.

#300 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Stéphane Peterhansel, Jean-Paul Cottret
Stéphane Peterhansel, Jean-Paul Cottret, Sébastien Loeb, Daniel Elena, Cyril Despres, David Castera, Bruno Famin, Peugeot Sport
Bruno Famin, patron de Peugeot Sport, avec Sébastien Loeb
#300 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Stéphane Peterhansel, Jean-Paul Cottret
#309 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Sébastien Loeb, Daniel Elena
#300 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Stéphane Peterhansel, Jean-Paul Cottret
Stéphane Peterhansel, Peugeot Sport
#300 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Stéphane Peterhansel, Jean-Paul Cottret
#300 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Stéphane Peterhansel, Jean-Paul Cottret
300 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Stephane Peterhansel
#309 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Sébastien Loeb, Daniel Elena
#309 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Sébastien Loeb, Daniel Elena
Stéphane Peterhansel, Peugeot Sport
#309 Peugeot Sport: Sébastien Loeb, Daniel Elena
#300 Team Peugeot Sport, Peugeot 3008 DKR: Stéphane Peterhansel, Jean-Paul Cottret
Stéphane Peterhansel, Peugeot Sport
#307 Peugeot Sport Peugeot 3008 DKR: Cyril Despres, David Castera
Cyril Despres, Peugeot Sport

Il y a eu le triplé au Mans en 1993, aussi, ne l'oublions pas”, lance Bruno Famin, qui semble connaître l'histoire sportive de son employeur sur le bout des doigts, quand le porteur d'un des micros tendus vers lui fait remarquer que le podium 100% Peugeot signé par ses équipages, ce samedi à Buenos Aires, est le premier de la marque sur le Dakar depuis 1990.

C'est une très grande fierté pour la marque, pour toute la marque Peugeot, pour toute l'équipe de Peugeot Sport qui a mené ce programme et cette course, avec tous nos collègues qui sont restés à Vélizy et qui ont contribué à ce projet”, ajoute-t-il. “Ça fait vraiment chaud au cœur.”

Au final, les buggys Peugeot n'auront cédé le commandement de la course qu'à l'issue de la l'étape d'ouverture, au pick-up Toyota Hilux de Nasser Al-Attiyah. Ce dernier s'était imposé lors des premiers jours comme le seul adversaire vraiment de taille à faire trembler les nouvelles 3008 DKR, et semblait parti pour reprendre le dessus en approchant de l'arrivée de la troisième spéciale – mais son abandon prématuré, sur une faute de pilotage, a mis fin à ses espoirs.

Le lendemain, après Sébastien Loeb et avant Stéphane Peterhansel, Cyril Despres s'était installé en tête du classement provisoire, une position que les trois pilotes français de Peugeot auront donc occupée tour à tour durant cette édition avant de terminer aux trois premières places.

Tous nos équipages ont fait une course fabuleuse”, souligne Famin. “Stéphane et Jean-Paul [Cottret] gagnent, ils ont fait une course magnifique de vitesse et d'intelligence, c'est clair. Seb et Daniel ont montré qu'ils avaient une vitesse incroyable. Ce n'est plus seulement qu'ils ont appris très vite, c'est qu'ils sont au top de la discipline. Ils ont été les plus rapides, hors incident mécanique, sur ce Dakar. Enfin, Cyril et David [Castera] ont, eux, progressé extraordinairement vite, ils ont fait un step incroyable. Ils complètent le podium, c'est magique.”

On a une pensée pour Carlos [Sainz] et Lucas [Cruz], bien sûr, qui nous manquent ici mais qui allaient très vite et qui, évidemment, avaient leur place sans cet incident survenu un peu trop tôt dans la course.”

Sainz, qui occupait alors la deuxième place du général et semblait parti pour prendre les devants, est en effet violemment sorti de la route à une dizaine de kilomètres de l'arrivée de cette même quatrième étape qui avait vu Despres s'imposer et s'emparer du leadership.

Une spéciale de tous les dangers

Cette fameuse quatrième étape a d'ailleurs été la plus difficile pour Peugeot, et sans doute un tournant, avec également les soucis de navigation de Peterhansel et les tracas mécaniques de Loeb.

Ça se joue un peu sur un coup de dés, [quand] Seb et Daniel ont un incident mécanique qui leur fait perdre presque une demi-heure en début de rallye”, rappelle Bruno Famin, sans omettre de préciser aussitôt : “C'est le seul incident mécanique de tout le rallye et pour toute l'équipe, ce qui est extrêmement positif en termes de fiabilité. On a énormément progressé là-dessus.”

Entre les deux équipages vedettes du constructeur, cela s'est définitivement joué dans l'avant-dernière spéciale, vendredi, quand Loeb a repris trois de ses six minutes de retard sur Peterhansel avant d'être victime d'une crevaison. Leur patron ne s'est-il pas fait quelques cheveux blancs ce jour-là ?

Non, enfin, oui et non”, répond l'intéressé. “Je leur avais donné toute liberté pour se battre, tout en sachant que c'étaient des gars intelligents et qui donneraient tout. Bien sûr, le risque existe que ça parte à la faute. Néanmoins, compte tenu de notre position au classement général, je pense qu'on pouvait se permettre ce luxe de laisser les lions se battre. Et ils l'ont fait avec un brio incroyable, ça a permis d'avoir une fin de course haletante et passionnante.”

Je pense qu'on a tous vibré devant le [live] timing et devant les images. On est très fiers de ce résultat et on a vraiment deux paires de champions assez exceptionnelles.”

La priorité de Peugeot sur la scène internationale va être désormais le championnat du monde de rallycross, avec l'équipe suédoise de Kenneth Hansen, mais d'autres participations sont prévues cette année pour les 3008 DKR et le responsable du programme pense déjà à l'année prochaine où Toyota voire Mini pourraient espérer prendre leur revanche avec, peut-être, de nouvelles voitures.

On va déjà savourer cette victoire retentissante”, dit Famin. “On n'en fait pas tous les jours, des triplés, surtout sur une course si difficile. Il y a vraiment eu beaucoup de rebondissements, les problèmes météo... Le parcours, non seulement en navigation mais aussi en franchissement, était extrêmement difficile. On est contents d'avoir démontré la fiabilité et la performance de la 3008. Donc, on va savourer, et bien sûr le programme continue, on vous donne rendez-vous en 2018.”

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