Baumel : "Il n'y a pas de controverse" avec le roadbook

Après une première semaine passée en tête et sans commettre d'erreur aux côtés de Nasser Al-Attiyah, Matthieu Baumel a tordu le cou à la polémique du roadbook et rappelé un point essentiel qui avantage probablement le duo de tête.

Baumel : "Il n'y a pas de controverse" avec le roadbook

Depuis son arrivée en Arabie saoudite pour l'édition 2020, le Dakar met de nouveau un accent prononcé sur l'importance de la navigation et le sujet du roadbook a déjà fait couler de l'encre lors des éditions précédentes. Cette année, il n'aura pas fallu attendre plus tard que la première étape pour voir naître la polémique, le premier acte ayant fait un ménage inattendu chez les favoris quand bon nombre d'entre eux se sont perdus. Une situation qui a notamment coûté cher à Audi et provoqué la colère à la fois de Carlos Sainz et de Sven Quandt, directeur de la structure Q Motorsport qui accompagne le constructeur allemand en rallye-raid.

Audi a un temps envisagé de porter réclamation, avant de se raviser, après avoir également insinué via les propos de Sven Quandt que Nasser Al-Attiyah et Matthieu Baumel avaient peut-être bénéficié d'informations supplémentaires. Des accusations qui ont fortement déplu au directeur du Dakar, David Castera, tandis que Matthieu Baumel a lui-même fait le point sur ce qui s'est passé lors de cette fameuse première étape.

"Concernant le roadbook, pour moi il n'y a pas de controverse", tranche clairement le copilote de Nasser Al-Attiyah, interrogé par Motorsport.com à Ryad, où le Dakar fait relâche ce samedi. "Depuis le début, tous les roadbooks sont de grande qualité, et si l'on suit le roadbook on ne fait normalement pas d'erreur. C'est ce sur quoi nous sommes concentrés avec Nasser. Bien sûr, se plaindre quand on fait une erreur est une manière de trouver une solution pour récupérer du temps. Mais au final, la FIA, l'organisateur, ASO et tous les commissaires ont vu qu'il n'y avait vraiment aucune erreur sur le roadbook."

"Le premier jour, la première moto n'a fait aucune erreur. L'erreur est venue de la moto derrière, et nous savons que ce ne sont pas les meilleurs navigateurs. Et le problème est que la première voiture suivait la mauvaise trace de moto. Et quand je suis arrivé là, j'ai vu de nombreuses traces qui allaient vers la droite, certaines voitures qui tournaient, et on sait que ce n'est pas la trace. Donc on commence à réfléchir pour trouver la solution et le roadbook était clair sur ce point. L'indication était de suivre la piste principale, donc j'ai dit à Nasser de revenir sur la piste sableuse sur laquelle on était. Il y avait déjà quatre ou cinq traces de moto, des premières motos, et nous avons évidemment suivi. Sébastien Loeb suivait aussi, puis de nombreuses voitures ont trouvé leur chemin après trois ou quatre minutes."

"Je comprends que certains puissent se plaindre, mais quand on reste plus de deux heures au même endroit, l'erreur ne vient pas du roadbook mais de l'équipage. Pour moi, il n'y a rien à dire de plus. David Castera a fait un très bon roadbook cette année et nous l'avons vu aussi en ouvrant la piste le cinquième jour, sans trace de moto devant. OK il faut aller un peu plus lentement, sinon on loupe toutes les jonctions, mais on a ouvert de bout en bout, on n'était pas les plus rapides mais on n'a pas fait d'erreur."

L'avantage de la compétition à l'année

Matthieu Baumel et Nasser Al-Attiyah visent une quatrième victoire sur le Dakar.

Matthieu Baumel et Nasser Al-Attiyah visent une quatrième victoire sur le Dakar.

Matthieu Baumel estime également qu'un point essentiel n'est pas suffisamment rappelé pour expliquer la situation. Avec Nasser Al-Attiyah, le Français participe à de très nombreuses épreuves de rallye-raid tout au long de l'année tandis que beaucoup d'autres concurrents arrivent sur le Dakar sans avoir réellement roulé en compétition les mois précédents.

"Avec Nasser, nous courrons toute l'année. C'est la 14e ou 15e épreuve pour nous et nous sommes habitués à utiliser la tablette numérique, à naviguer dans le désert", souligne celui qui vise une quatrième victoire sur le Dakar. "Il y a quinze jours nous avons fait le Hail Rally, donc quatre journées à courir sur le même type de terrain. Nous avons fait face à ce genre de difficultés il y a deux semaines, avec des indications du roadbook disant de suivre la piste principale mais où il y avait une dizaine de pistes devant nous. Je pense que ça nous a beaucoup aidés à être peut-être un peu plus précis que tous les autres équipages qui ne font que le Dakar. C'est la principale différence, je pense."

Propos recueillis par Sergio Lillo

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