Van Beveren : "Flippant avec une seule main sur le guidon..."

Adrien van Beveren a lâché une dizaine de minutes et la tête du général lors de la huitième étape du Dakar, mais le Français ne s'éparpille pas devant ce scénario auquel il s'était préparé.

Van Beveren : "Flippant avec une seule main sur le guidon..."

Il n'aura conservé la tête du Dakar que le temps d'une journée, mais Adrien van Beveren n'a "aucun regret" au terme de la huitième étape. Une journée qui l'a vu reculer au troisième rang du classement général, dont Sam Sunderland a repris les rênes avec maestria. Le Français s'était préparé à ce scénario, fidèle à sa ligne de conduite consistant à ne pas commettre d'erreur et à maintenir la régularité qui fait sa force au guidon de sa Yamaha. Même quand les aléas viennent corser l'affaire, comme dans la spéciale de ce lundi…

"J'ai mon bouton de roadbook qui est tombé en panne dès les premières dunes", révèle Adrien van Beveren. "Il fonctionne, il ne fonctionne plus… J'ai dû faire toute la spéciale à la main. C'était difficile de faire tourner le roadbook en restant avec beaucoup de vitesse. J'ai vraiment donné le meilleur, je n'ai aucun regret. C'était une spéciale très rapide. J'ai essayé d'aller le plus vite possible, ce n'est pas forcément facile… Je suis à fond en fait."

"J'ai assuré quand même. J'ai tout fait dérouler à la main. C'était une longue journée. J'ai essayé de rester à fond quand même… mais c'est toujours un peu flippant dans les trous, de se faire secouer avec une seule main sur le guidon. Mais bon, ça fait partie du Dakar. Si c'est seulement ça mon problème, je suis bien content ! Si c'est juste un bouton de roadbook pour une journée, les mécanos vont changer tout ça. Et puis c'était quand même une journée positive. J'ai fait ce que je pouvais faire de mieux."

Pendant que le nordiste a bouclé son étape dans le top 10 avec un retard de 10'21, Sam Sunderland n'a pas amusé le terrain et a frappé fort. Comme prévu !

"J'imaginais bien que ça allait attaquer très fort", confirme Adrien van Beveren. "Comme je le disais hier, c'était super de prendre la tête mais en même temps je savais qu'il fallait garder beaucoup de sang-froid et c'est ce que je fais. Je suis content de ma journée, je n'ai pas fait de faute, la navigation n'était pas si difficile, mais j'essaie d'être concentré car il suffit d'une note où ça se perd. Après, je suis content, je garde le même état d'esprit, j'espère continuer à faire le moins de fautes possible jusqu'au bout."

Sunderland s'attend à "être puni" mardi

Sam Sunderland, lui, a illustré à lui seul cette particularité de plus en plus fréquente dans la catégorie, où les excellentes journées succèdent aux mauvaises, et vice versa. Le tout sur un parcours qui a fait entrer le rallye dans une nouvelle région, en mettant cap au sud.

"Il semble que l’on ait changé de région, le type de terrain n’est plus le même, aujourd’hui on a eu beaucoup de sable et une navigation difficile entre les canyons, ce n’était pas facile de prendre le bon, et il fallait faire 300-400 mètres avant de se rendre compte que c’était la mauvaise direction", détaille-t-il. "Il fallait vraiment prendre son temps, bien suivre le cap, la distance… Les gars qui ont ouvert ont fait un super travail."

"Honnêtement j’ai tout donné aujourd’hui pour essayer de reprendre du temps. J’ai chuté quelque fois dans les dunes ce matin et je me suis un peu calmé après le ravitaillement. La course est très serrée cette année, c’est difficile pour nous les pilotes car c’est un peu les montagnes russes au niveau émotionnel. Hier, j’étais au fond après une journée difficile, mais il faut rester calme et prendre les jours comme ils viennent. Demain, après la gloire de la victoire du jour je vais être puni en ouvrant. Mais la règle est la même pour tous et celui qui veut gagner la course doit parfois gagner des spéciales."

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