Bruno Spengler peut nourrir des regrets

Fer de lance de l'équipe BMW, Bruno Spengler a raté l'occasion de se relancer totalement dans la course au titre le week-end dernier sur le Nürburgring, avant-dernière étape du championnat. 

E.R., Nürburgring - Cinquième avant avant de se rendre dans l'Eifel, le pilote canadien s'est rapidement imposé comme l'un des hommes forts sur le Nürburgring. Quatrième des qualifications pour la course 1, Spengler se positionnait rapidement en deuxième position derrière Maxime Martin (BMW) le futur vainqueur de la course. Mais un accrochage avec Edoardo Mortara (Audi), qui convoitait sa place, le contraignait à l'abandon. 

Si Mortara décrochait les points de la deuxième place le samedi, le pilote italien passait totalement à côté de ses qualifications le dimanche et ne ramenait aucun point de cette deuxième journée. Tout comme Mattias Ekström (Audi), autre prétendant au titre, 11e seulement le dimanche et hors des points, après n'avoir ramené que le point de la 10e place le samedi.

Bruno Spengler, lui, signait une nouvelle bonne prestation le dimanche, se qualifiant 5e avant de décrocher la 3e place en course. Voilà qui le met en quatrième position du classement, à quelques encablures des deux pilotes Audi. Mais son abandon dans la course 1 peut lui faire nourrir des regrets, lui qui compte désormais 46 points de retard sur le leader du championnat, Pascal Wehrlein.

"Je suis très heureux de mon résultat de la course 2, mais il est clair que samedi, avec une deuxième ou une troisième place, tout était possible pour le championnat", a confié Bruno Spengler à Motorsport.com. "C’est très frustrant de s’être fait percuter samedi, mais je pense que là où l’on a perdu beaucoup de points, c’est lors des premières courses de l’année où l’on manquait de performance à poids égal. Si là on avait pu marquer plus de points, on aurait été un petit peu moins juste à ce moment-ci du championnat".

Tant que c’est mathématiquement possible, je n’abandonnerai jamais.

Bruno Spengler.

Il est clair qu’en DTM, beaucoup de choses peuvent arriver, c’était mon cas samedi, cela nous a coûté très cher", poursuit Spengler. "Ma voiture était très détruite après la course 2 et mes mécaniciens ont beaucoup travaillé dessus pour la remettre en état. C’est pourquoi j’étais doublement content de leur offrir ce podium dimanche, je disposais d’une voiture performante".

"Tant que c’est mathématiquement possible, je n’abandonnerai jamais", conclut le champion 2012. "Après, si on est un peu plus réaliste, cela paraît difficile. Nous avons un retard conséquent maintenant [sur Pascal Wehrlein], après, tout dépendra de nos performances, et de celles de Mercedes à Hockenheim. Je ne sais pas où l’on en sera au niveau du lest de performance, mais on sait qu’à poids égal c’est un peu difficile pour nous. Mais bon, on ne sait jamais !"

A noter que Bruno Spengler effectuera ce week-end une pige en GT à l'occasion de la finale des ADAC GT Masters à Hockenheim, où il sera au volant d'une BMW Z4 GT3 de l'écurie Schubert Motorsport aux côté de Dominik Baumann, en remplacement de Jens Klingmann impliqué ce week-end à Petit Le Mans en TUSC.

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