Spengler - Des week-ends plus physiques pour les pilotes

Alors qu'il aborde sa onzième saison en DTM, ce week-end à  Hockenheim, Bruno Spengler (BMW) se réjouit lui aussi du nouveau format de course en vigueur à partir de cette année dans la discipline, avec l'apparition de deux courses par week-end, comme il l'a expliqué à Motorsport.com.

Le Québécois, 11e à l'issue de la saison 2014, fera face à plusieurs nouveautés cette saison, lui qui avait effectué ses débuts en DTM il y a dix ans tout juste au volant d'une Mercedes privée. De manière générale, Spengler, comme l'ensemble des pilotes de la série, se félicite de l'apparition du format de double course en 2015.

"D'un point de vue du pilote, c'est très satisfaisant", a-t-il confié à Motorsport.com. "Première bonne nouvelle, on roule à nouveau le vendredi, c'est bien pour les fans qui sont souvent présents lors de cette première journée, et qui pourront déjà voir de l'action en piste".

"Les choses vont s'enchaîner rapidement", poursuit le champion 2012. "Sur une journée, entre les essais libres, les qualifications et les courses, on n'aura pas le temps de souffler, mais c'est très bien car cela nous permettra de rester dans le rythme. C'est très excitant, et j'ai hâte de vivre ce nouveau format dès ce week-end à Hockenheim".

Pour moi, le sport automobile est un sport avant tout, et doit être physique.

Bruno Spengler.

Si ce nouveau format va changer la donne pour les spectateurs, il ne facilitera guère la tâche aux équipes de DTM, et notamment aux mécaniciens. "Evidemment, la partie la plus difficile sera pour les mécaniciens", ajoute Bruno Spengler. "On peut s'attendre à des week-ends très fatigants pour eux, avec beaucoup de travail pour remettre les voitures en état, et peu de repos. Ils auront encore plus de mérite."

"En tant que pilote, il y avait deux moments forts dans le week-end lors desquels il fallait être à 200% : la qualification du samedi, puis la course du dimanche. Là, ces moments seront multipliés par deux, il ne faudra jamais se relâcher. Physiquement, il faut également prendre en compte que ce sera plus éprouvant, mais cela me convient : pour moi, le sport automobile est un sport avant tout, et doit être physique".

Le risque de l'accident

Avec deux courses au programme, les pilotes courront le risque, en cas d'accident lors de la manche du samedi, de compromettre leur qualification, voire leur course du dimanche. Certains pourront être tentés de temporiser lors de la première manche, mais cela ne sera pas le cas de Bruno Spengler. "

Les deux courses offriront autant de points", renchérit-il. "Samedi, et dimanche, ce sera pareil. Dès lors, il n'y aura aucun calcul. De toute façon, personne ne veut être pris dans un accrochage, que ce soit le samedi ou le dimanche, le but est d'être le plus performant possible à chaque fois, il n'y aura aucune autre question à se poser".

A titre personnel, Bruno Spengler entamera également un nouveau chapitre puisque, après trois saisons au sein du Team Schnitzer BMW, le Nord Américain rejoint les rangs de l'équipe MTEK BMW.

"J'ai passé trois superbes années chez Schnitzer. Aujourd'hui, un nouveau challenge s'offre à moi avec MTEK. Dès les premiers jours, j'ai tout de suite été bien accueilli, et on a vite fait en sorte que je me sente comme chez moi. Je me réjouis d'entamer cette nouvelle saison avec eux, et j'entends bien jouer les premiers rôles cette année".

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