Farfus : Les stratégies en DTM sont devenues "un pari"

Les stratégies d'arrêts au stand se sont transformées en véritables "paris" lors de la saison 2017 pour le pilote BMW Augusto Farfus.

Dans le cadre de sa refonte de règles lors de l'intersaison, la série allemande de Supertourisme a unifié ses formats de course durant le week-end, chaque course présentant désormais un arrêt au stand obligatoire qui peut être effectué à n'importe quel moment de la course.

Cela coïncidait avec un passage au pneu plus tendre de chez Hankook mais, sur de nombreuses épreuves du calendrier jusqu'ici, le pneumatique s'est montré assez résistant pour couvrir une distance de course complète.

De ce fait, stopper au stand lors des premiers tours est devenu une stratégie commune, et un arrêt anticipé combiné avec une voiture de sécurité au bon moment ont par exemple aidé Paul Di Resta à s'imposer après s'être élancé du 13e rang en Hongrie, et à Maro Engel de décrocher la victoire depuis sa dernière ligne sur la grille à Moscou.

"C'est purement et simplement un pari", a expliqué Farfus à Motorsport.com. "La stratégie n'est pas de la stratégie, c'est un pari."

On devrait forcer les gens à ne pas stopper au premier tour en instaurant une fenêtre de ravitaillement.

Augusto Farfus (BMW)

"J'étais dans cette stratégie [lors de la course de dimanche à Moscou], je devais m'arrêter au deuxième tour, mais comme j'avais pris un bon départ et que je m'étais retrouvé huitième, nous nous sommes dit 'nous revenons à ce qui est potentiellement standard', et ce n'était pas le bon choix."

"Avant la course, nous avions prévu [de stopper au stand] au deuxième tour. Et nous savions que certains allaient s'arrêter au premier tour."

"Cela ne devrait pas être possible. On devrait forcer les gens à ne pas stopper au premier tour en instaurant une fenêtre de ravitaillement, les gens ne s'arrêteraient pas au premier tour car ils ne pourraient pas aller au bout de la course."

"Cela devrait être le point principal. Car alors on stopperait ces paris. Vous pouvez toujours parier, mais vous savez que vous aurez à vous arrêter deux fois."

Un pneu plus tendre

Un avis partagé par Paul Di Resta, qui avait remporté la course 2 en Hongrie après s'être arrêté au sixième des 34 tours. "Quelque chose de plus tendre serait à notre bénéfice, j'en suis certain, et cela améliorerait la compétition, et vous ne pourriez pas faire ce genre de pari."

Robert Wickens, son équipier chez Mercedes, explique que la qualité du pneu choisie pour le DTM cette année était une option du milieu parmi trois possibilités.

"Nous avions à choisir lors de nos tests de pneus entre trois différentes qualités de gomme à utiliser", a expliqué le Canadien à Motorsport.com. "Et nous avons choisi ce qui était effectivement la qualité du milieu."

"Hankook voulait la même qualité de pneu pour chaque course, et nous devions prendre en compte des circuits comme Zandvoort, qui est un circuit extrêmement exigeant pour les pneus.

"Le fait que vous puissiez stopper au premier tour et aller jusqu'au bout [sur certains circuits], ce n'est pas ce que nous voulions. Mais au final, cela donne du beau spectacle."

Le choix d'un des constructeurs

Le pilote Audi Jamie Green suit également l'analyse de Wickens, concédant qu'une seule qualité de pneus allait toujours être un 'compromis', mais précise également que la série n'a pas choisi une qualité plus tendre en raison des souhaits d'une marque rivale.

"Il faut toujours contenter les constructeurs", explique le pilote anglais à Motorsport.com. "Nous avions un pneu plus tendre, je l'ai testé au Mugello l'an passé, et un constructeur en particulier a dit que ce pneu était trop tendre, et qu'ils ne l'accepteraient pas. Maintenant nous avons ce pneu, et peut-être que c'est un peu trop conservateur."

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A propos de cet article
Séries DTM
Pilotes Augusto Farfus , Paul di Resta , Robert Wickens , Jamie Green
Type d'article Actualités
Tags hankook, pneus