Vitesse et efficacité pour Panis-Barthez Compétition à Monza

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Vitesse et efficacité pour Panis-Barthez Compétition à Monza
Par : Guillaume Nédélec
31 mars 2017 à 13:15

Panis-Barthez Compétition poursuit sa marche en avant avec la découverte de la Ligier JSP217. Pas forcément la plus rapide, mais efficace lors du Prologue ELMS, l'équipe compte passer un cap en P2.

#23 Panis Barthez Competition, Ligier JSP217 - Gibson: Fabien Barthez, Timothé Buret, Nathanael Berthon
#23 Panis Barthez Competition Ligier JS P2 Nissan: Timothe Buret
#23 Panis Barthez Competition, Ligier JSP217 - Gibson: Fabien Barthez, Timothé Buret, Nathanael Berthon
#23 Panis Barthez Competition, Ligier JSP217 - Gibson: Fabien Barthez, Timothé Buret, Nathanael Berthon
#23 Panis Barthez Competition, Ligier JSP217 - Gibson: Fabien Barthez, Timothé Buret, Nathanael Berthon
#23 Panis-Barthez Competition, Ligier JSP217 - Gibson: Fabien Barthez, Timothe Buret, Nathanaël Berthon
#23 Panis-Barthez Competition, Ligier JSP217 - Gibson: Fabien Barthez, Timothe Buret, Nathanaël Berthon
#23 Panis-Barthez Competition, Ligier JSP217 - Gibson: Fabien Barthez, Timothe Buret, Nathanaël Berthon
#41 Greaves Motorsport Ligier JSP2 - Nissan: Nathanaël Berthon
#23 Panis Barthez Competition Ligier JS P2 Nissan: Fabien Barthez
#23 Panis Barthez Competition, Ligier JSP217 - Gibson: Fabien Barthez, Timothe Buret, Nathanaël Berthon
#16 Panis-Barthez Competition, Ligier JS P3 - Nissan: Eric Debard, Simon Gachet, Théo Bean

G.N., Monza - Nathanaël Berthon a le sourire. Celui du pilote satisfait de deux longues journées de travail. Sous le soleil de Monza, le nouveau venu de l'équipe n'a pas chômé avec ses équipiers. En dépit des vrais premiers tours de roues de la nouvelle JSP217, la voiture pilotée par Fabien Barthez-Nathanaël Berthon-Timothé Buret n'a rencontré aucun problème. "Touchons du bois", s'amuse-t-il. "C'est vrai que nous avons été épargnés par les soucis, nous avons eus nos petits soucis à régler." 

Il faut dire que tout est nouveau où presque pour l'écurie fondée il y a à peine plus d'un an. Désormais, c'est la Ligier JSP217, associée au moteur Gibson qui fait office de monture pour l'écurie. "C'est pour moi une très belle évolution. Je pense que c'est une très bonne chose pour le championnat. Auparavant, les moteurs étaient sous-dimensionnés. Là, ils ont fait une évolution moteur et une évolution châssis, et ça matche plutôt bien !"

Repères changeants

Par rapport aux voitures de l'an dernier, il quantifie ces évolutions : "Je retrouve des sensations de la monoplace. Niveau appuis aéro, il y en a beaucoup. Pour les freinages, on prend des G, je ne sais pas combien, mais on prend." Une sécurité en plus, notamment dans le trafic. Ce que valide son équipier de 22 ans, Timothé Buret. "J'ai eu de super ressentis avec la nouvelle voiture. Elle est plus rapide, plus posée, plus efficace. Au volant, les repères changent, car la voiture est plus vite. Cela ne veut pas dire qu'on va freiner forcément plus tard. Lors des gros freinages, on est 30 à 40 km/h plus vite."

Dans ce trafic justement, Buret en convient, la gestion est plus sereine : "Avec le différentiel de vitesse, c'est impressionnant. Ici, à Monza, on peut être à 300 m d'une GT à la parabolique, et doubler avant la chicane." Par rapport à l'an dernier, la différence est palpable. "Même si ça allait par rapport aux GT. Mais ça restait un delta de vitesse bien moindre." Néanmoins, le Montpelliérain  prévient : "Qui dit voiture pointue dit pilotage pointu si l'on veut aller chercher les dixièmes. ça va dans le bon sens selon moi, et ça nous plaît bien, en tant que pilote."

Très vite néanmoins, la difficulté s'est fait ressentir en piste. Moins de dégagements, rails au ras de la piste, nouvelles voitures à découvrir. Il fallait se méfier des erreurs en piste. "Monza, ce n'est pas forcément un circuit qui me plaît, je préfère plutôt les circuits à virages. C'est chaud, ici, pour dépasser", détaille Nathanaël Berthon. "On a vu beaucoup de drapeaux rouges, on partage la piste et il faut vraiment bien anticiper." En Lombardie, l'erreur se paie cash, en pièces mécaniques comme en temps de travail. "À Monza, on n'a pas le droit à l'erreur, ça va tellement vite. Faut pas taper."

Timothé Buret a lui bien apprécié de pouvoir travailler à Monza : "Ce circuit, je le préfère au Paul-Ricard. Moins abrasif pour les pneus, il entraîne moins de dégradation. ça nous permet d’enchaîner les tours plus consistants, on peut s’entraîner en simulation course. Il y a des rapides freinages, des hautes vitesses : c'est une bonne préparation pour Le Mans.

Au moins le top 5

Le Montpellierain était d'ailleurs focalisé sur la préparation, tout au long de ces deux jours d'essais. "C'est la première fois que je peux enchaîner deux saisons au sein de la même équipe", précise le pilote de 22 ans. En dépit de la découverte d'une nouvelle voiture, "on ne repart pas de zéro. L'expérience prise avec l'équipe l'an dernier nous est bénéfique. Nous sommes plus en confiance."

Ce qui a permis de très vite se mettre au travail, et de rapidement entrer dans le dur :  "On a réussi à faire le programme qu'on voulait. C'est très rare de faire ainsi. On a pu voir beaucoup de choses, améliorer la voiture. Les ingés ont très bien travaillé. Je me suis bien amélioré, mes équipiers aussi et on a une bonne cohésion, ce qui est le plus important. La base est saine, et faut continuer à bosser. On a pas cherché le chrono, on sait où on va, où on peut aller, c'était le plus important."

Même avis pour Buret, qui, tant que le travail est bien fait, estime que l'équipage "a le potentiel pour au moins viser un top 5. Pourquoi pas des podiums si tout va bien." Il analyse : "Apparemment, ici, l'Oreca un peu plus rapide. On s'est rapproché, mais nous n'avons pas encore le kit Le Mans, on verra ce que ça donne. Je reste très content de cette voiture." Silverstone, dans deux semaines, donnera un premier rendu du travail abattu.

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