Yvan Muller : "Ne pas mettre tous les œufs dans le même panier"

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Yvan Muller :
Par : Guillaume Nédélec
29 mars 2017 à 18:00

Concurrent en LMP3, Yvan Muller engage avec son équipe deux voitures différentes, une Ligier et une Norma, un choix risqué, mais un défi qui ne semble pas l'inquiéter.

#19 M.Racing - YMR, Norma M 30 - Nissan: Yann Ehrlacher, Ricky Capo, Gwenaël Delomier, Natan Bihel
#18 M.Racing - YMR, Ligier JS P3 - Nissan: Alexandre Cougnaud, Antoine Jung, Romano Ricci, Laurent Millara
Yann Ehrlacher, M.Racing
#19 M.Racing - YMR, Norma M 30 - Nissan: Yann Ehrlacher, Ricky Capo, Gwenaël Delomier, Natan Bihel
#19 M.Racing - YMR, Norma M 30 - Nissan: Yann Ehrlacher, Ricky Capo, Gwenaël Delomier, Natan Bihel
#19 M.Racing - YMR, Norma M 30 - Nissan: Yann Ehrlacher, Ricky Capo, Gwenaël Delomier, Nathan Bihel
#19 M.Racing - YMR, Norma M 30 - Nissan: Gwenael Delomier victime d'un accident
#19 M.Racing - YMR, Norma M 30 - Nissan: Gwenael Delomier, victime d'un accident
La voiture #19 M.Racing - YMR, Norma M 30 - Nissan: Gwenael Delomier après un gros accident
#18 M.Racing - YMR, Ligier JS P3 - Nissan: Alexandre Cougnaud, Antoine Jung, Romano Ricci, Laurent Millara
#18 M.Racing - YMR, Ligier JS P3 - Nissan: Alexandre Cougnaud, Antoine Jung, Romano Ricci, Laurent Millara
La voiture #19 M.Racing - YMR, Norma M 30 - Nissan: Gwenael Delomier après un gros accident

G.N., Monza - Il est des retraités que l'on connaît moins occupés. Yvan Muller, tout juste sorti du WTCC revient sur les circuits de l'autre côté du muret des stands. En team manager à plein temps. Son équipe, Yvan Muller Racing (YMR, pour les intimes) engage deux LMP3 différentes. Un pari risqué pour cette équipe, passée en cinq ans de la Mitjet Series au LMP3 ?

 

"Ce n'est pas un pari. Je ne suis pas joueur", rétorque immédiatement l'Alsacien de 47 ans. "Je ne peux pas jouer, en raison de la confiance que m'accordent mes pilotes. Mais je suis de la politique de ne pas mettre tous les œufs dans le même panier."

De ce rôle de chef d'équipe, il estime en apprendre beaucoup. "J'aurai dû faire team-manager avant d'être pilote. J'aurais été surement moins dur avec mes équipes, ce qui fera surement sourire quelques-uns de mes anciens team-managers. C'est extrême, il faut penser à tout."

Lui qui dégage cette impression de force tranquille ne cache pas non plus ses inquiétudes quant à la gestion d'une équipe : "Ce n'est pas le métier le moins passionnant, mais c'est quelque chose qui vous empêche souvent de dormir !"

Il ne s'en cache pas pourtant, ce rôle de chef d'équipe semble lui plaire, notamment dans la transmission de savoir. Antoine Jung, Yann Ehrlacher, Natan Bihel, tous sont des pilotes qu'il a pris sous son aile. "Aujourd'hui, un pilote se doit d'être complet", prévient le quadruple champion du monde de WTCC. "J'ai appris avec mon père, et Cathy, ma sœur, qui était pilote. J'essaye de leur donner ce que j'ai appris. Si je leur partage ce que je sais faire, plus le savoir de mon père et de ma sœur, théoriquement, ils sont censés devenir meilleurs que moi !"

Plutôt deux fois qu'une

D'autant qu'au-delà de cette ambition pour ses pilotes, il n'a pas choisi la voie de la facilité pour cette saison en ELMS. L'écurie engage en LMP3 deux prototypes de marques différentes : une Ligier et une Norma. Deux voitures françaises, dont la seconde vient à peine de poser les roues au sol.

"Partir sur deux voitures, c'est un choix compliqué, on y a beaucoup réfléchi. D'abord, quand j'ai décidé de faire confiance à Norma, je n'ai vu la voiture que sur plan, donc on savait déjà que ce serait une difficulté de plus : le roulage avec l'auto serait tardif."  Une découverte sur le tard, qui ajoute un souci logistique : "Ce n'est pas le montage, ce ne sont pas les même pièces de rechange."

Tardif, et pas forcément simple. Après un premier roulage à Magny-Cours l'équipe et sa Norma sont arrivés à Monza avec l'ambition de "faire rouler au maximum la voiture, on essaye de la comprendre, de la prendre en main". Pas de comparaison avec la Ligier, où l'expérience de l'équipe est déjà là.

Côté Norma, après des problèmes techniques en matinée mardi matin, "logiques, quand on sait que c'est une voiture toute neuve", c'est un accident qui est venu ternir la prestation de la Norma. Gwenaël Delomier, est violemment sorti de la piste. Voiture cassée, retour à l'atelier.

Muller n'en démord pas. En tant que team manager, voici clairement une situation extrême."Regardez l'accident de la Norma", explique-t-il. "C'est extrême. On a un pilote blessé, certes, juste besoin de repos, et on a une voiture à reconstruire. Il faut penser à tout ça, et faire en sorte qu'elle soit au départ à Silverstone, dans 11 jours." Encore quelques nuits blanches, donc, pour le néo-retraité.

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À propos de cet article

Séries ELMS
Équipes Yvan Muller Racing
Auteur Guillaume Nédélec
Type d'article Actualités