1969, le début des galères de Pescarolo

Admiré par le public pour son exploit des 24 Heures du Mans 1968, Pescarolo débute l’exercice 1969 par une victoire aux 1 000 kilomètres de Paris avec Beltoise comme coéquipier

Admiré par le public pour son exploit des 24 Heures du Mans 1968, Pescarolo débute l’exercice 1969 par une victoire aux 1 000 kilomètres de Paris avec Beltoise comme coéquipier. Mais le 16 avril, durant une séance d’essais privés organisée en vue du Mans, sa Matra MS640, victime d’un décrochage aérodynamique, s’envole dans les Hunaudières et retombe dans le bois bordant la piste. Souffrant de graves brûlures et de fractures des vertèbres mais malgré tout chanceux d’être encore en vie, Pescarolo est contraint de tirer un trait sur les 24 Heures et doit se contenter de commenter la course sur Europe 1 depuis sa chambre d’hôpital. Il retrouve le chemin des circuits dans le courant de l’été, mais la saison de Formule 1 étant déjà plus qu’entamée, il n’y prend pas part et se concentre sur les courses de Sport-Prototypes.

Pleinement remis à l’attaque de la saison 1970 durant laquelle il fait toujours partie de l’équipe Matra, Pescarolo bénéficie enfin d’un programme complet en Formule 1, mais aussi en Sport-Prototypes. Durant les treize courses que compte le calendrier de la catégorie reine, il décroche une troisième place à Monaco, huit autres arrivées dans le top dix et connait trois abandons. Son bilan de huit points lui vaut la douzième place finale d’un championnat remporté à titre posthume par l’Autrichien Jochen Rindt. Quant à son retour au Mans, il ne se solde pas par une issue plus heureuse que ses précédentes tentatives puisqu’il y connait un quatrième abandon en autant de participations. Seule consolation, il devient champion national de Formule 2 en fin d’année.

Mais ce titre ne cache pas une saison 1970 jugée globalement décevante par Matra qui recrute le Néo-Zélandais Chris Amon pour le remplacer en 1971. Pescarolo trouve donc refuge chez Williams en Formule 1 et chez Alfa Romeo en Sport-Prototypes. Pour le premier de ces deux programmes, les déceptions ne se font pas attendre puisque la March-Ford avec laquelle il doit composer souffre d’un manque de fiabilité et de performances relativement faibles. Pour le second, il n’atteint pas non plus la gloire mais se distingue malgré tout par une victoire aux 1 000 kilomètres de Brands Hatch avec de l’Italien Andrea de Adamich comme équipier. A noter qu’il participe aux 24 Heures sur une Ferrari 512 F engagée par l’écurie privée Scuderia Filipinetti. Mais comme l’année précédente, l’expérience tourne court à la suite d’une casse moteur survenue peu après la mi-course.

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Séries Endurance
Pilotes Chris Amon , Jochen Rindt
Équipes Williams
Type d'article Actualités