Les GT3 ont rendez-vous avec le monument Bathurst ce week-end

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Les GT3 ont rendez-vous avec le monument Bathurst ce week-end
Andrew van Leeuwen
Par : Andrew van Leeuwen
2 févr. 2017 à 18:15

Au fil des années, les 12 Heures de Bathurst sont devenues une épreuve majeure du calendrier GT3. Ce week-end, les plus grands spécialistes, ainsi que les stars du championnat Supercars, viseront la victoire.

#59 Tekno Autosports McLaren 650S : Shane van Gisbergen, Alvaro Parente, Jonathon Webb
Ambiance
Ambiance
Ambiance
Fans
Ambiance
Marco Wittmann, BMW Team SRM
Marco Wittmann, BMW Team SRM
Ambiance
Bentley Team M-Sport Bentley Continential GT3
Shane van Gisbergen, Triple Eight Race Engineering Holden
Mercedes AMG GT3 team members at work
Photo de groupe : #23 Nissan Motorsport, Nissan GT-R Nismo GT3: Katsumasa Chiyo, Alex Buncombe, Michael Caruso, #24 Nissan Motorsport, Nissan GT-R Nismo GT3: Florian Strauss, Todd Kelly, Jann Mardenborough
Jann Mardenborough, Nissan Motorsport
Katsumasa Chiyo, Nissan Motorsport
Michael Caruso, Nissan Motorsport
BMW M6 GT3, mécaniciens au travail
#60 Tekno Autosports McLaren 650S : Rob Bell, Andrew Watson, Will Davison
#75 Jamec Pem Racing, Audi R8 LMS: Markus Winklehock, Robin Frijns, Frank Stippler
#88 Maranello Motorsport, Ferrari 488 GT3: Toni Vilander, Craig Lowndes, Jamie Wincup
Jamie Whincup, Triple Eight Race Engineering Holden
Craig Lowndes, Triple Eight Race Engineering Holden
#21 Steven Richards Motorsport Porsche 991 GT3 Cup
Earl Bamber, Porsche Team
Kevin Estre, Porsche Team North America

L'épreuve des Bathurst 1000 du championnat Supercar, le supertourisme australien, est la course automobile la plus réputée du pays. Et même si 1000 km ne semblent pas constituer une distance faramineuse pour une course d'endurance, les six heures disputées à haute vitesse constituent un véritable challenge pour les équipes du Supercars, davantage habituées à des formats sprint.

Les Bathurst 1000 continueront de faire figure d'événement incontournable pour le sport mécanique des antipodes, et ce pour un long moment encore. Une course à ne pas rater pour les fans les plus passionnés, et une manche cruciale pour le titre dans la série Supercars. Mais, même si elle ne constitue pas encore une menace pour les Bathurst 1000, la course des 12 Heures de Bathurst prend de plus en plus d'ampleur.

Cette authentique course d'endurance a connu de nombreux moments forts au Mount Panorama. En 1991, une course de 12 heures destinée à des voitures de production fut disputée pour la première fois, remportée par la Toyota Supra de Nigel Arkell, Peter Fitzgerald et Allan Grice. Lors des quatre années suivantes, la course était dominée par une écurie officielle Mazda, avec des victoires pour des pilotes du calibre d'Alan Jones (champion du monde de F1 en 1980), Neil Crompton, John Bowe ou encore Dick Johnson.

Cette course de 12 heures était ensuite déplacée sur le Sydney Motorsport Park en 1996, avant d'être abandonnée pour de bon l'année suivante. Ce fut momentanément la fin des courses longue distance à Mount Panorama, avant qu'une épreuve de 24 heures ne soit brièvement tenue à Bathurst en 2002 et 2003, avant d'être abandonnée elle aussi après seulement deux éditions en raison de coûts devenant trop élevés.

Mais, en 2007, le concept de la course de 12 Heures renaissait à Bathurst. Une fois encore, elle était centrée sur des voitures de production, 32 concurrents s'alignant au départ de ces premières Bathurst 1000 nouvelle version. Le nombre d'inscrits continuait à s'accroître au cours des années suivantes, l'épreuve commençant à s'imposer comme la traditionnelle épreuve de début de saison en Australie.

Nouvelle donne avec l'arrivée des GT3

L'autre moment clé de l'histoire de la course arrivait en 2011, où la décision fut prise d'autoriser les voitures de réglementation GT3 à s'aligner au départ, aux côtés d'une solide base de voitures de production. Les ultrarapides voitures GT amenaient ainsi une dose d'excitation qui manquait aux voitures de production, nettement moins rapides, mais entraînait également une baisse des concurrents au départ, puisque les as du tourisme ne pouvaient désormais plus prétendre à la victoire absolue.

Cela prit quelques années, mais la formule GT3 finit par démontrer qu'elle était la bonne. L'attrait de débuter l'année sur l'un des meilleurs circuits du monde a commencé à faire venir de plus en plus d'équipes du monde entier. Ajouté à l'intérêt également grandissant de la part des équipes locales, la grille s'est mise à grandir d'année en année depuis 2013.

L'intérêt des constructeurs est également allé en grandissant lors de ces dernières éditions, particulièrement cette année, avec des équipages 100% professionnels autorisés à disputer l'épreuve pour la première fois pour l'édition 2017.

Cette année, Mercedes, Nissan, BMW, McLaren, Bentley et Audi font partie des marques apportant leur soutien à un engagement de plusieurs voitures.

Pourquoi Bathurst est si spécial ?

S'il ne prétend pas rivaliser avec des monuments comme la Nordschleife, Spa-Francorchamps ou Macao, le circuit de Bathurst, long de 6,213 km autour de Mount Panorama, demeure un circuit de classe mondiale.

Des dénivelés importants, une partie très rapide en haut de la colline, et des murs à quelques millimètres de la trajectoire, le circuit a tout pour lui. C'est un véritable casseur de voitures, un piège pour les jeunes pilotes, et il présente un virage à droite à fond absolu baptisé The Chase, au bout de la fameuse ligne droite de Conrod Straight.

J'ai déjà couru sur des pistes très spéciales comme le Nürburgring, Spa ou Macao, et [Bathurst] est aussi une piste spéciale pour moi.

Marco Wittmann.

Et, même s'il est sensiblement plus aisé d'y évoluer au volant d'une GT3 que d'une Supercar, cela reste tout de même un incroyable challenge. Lorsque le double champion DTM Marco Wittmann a testé la BMW M6 sur ce même circuit en fin d'année dernière, il a déclaré : "Pour être honnête, je ne m'attendais pas à tellement de montées et de descentes."

"Sur les jeux vidéo, ou même à la télé, cela n'a pas l'air si pentu. Cela prend un peu de temps pour trouver un rythme, surtout dans la partie au bas de la colline, qui est très étroite et piégeuse."

"J'ai déjà couru sur des pistes très spéciales comme le Nürburgring, Spa ou Macao, et c'est aussi une piste spéciale pour moi. C'est piégeux, exigeant, mais c'est ce qu'apprécie un pilote de course."

Qui sont les favoris ?

Pour la première fois dans l'histoire de l'épreuve, des équipages 100% professionnels sont autorisés à s'aligner, mettant de côté l'ancienne réglementation qui imposait au moins un pilote amateur dans chaque équipage.

Cela a amené des équipages de premier plan, ayant le potentiel de terminer sur la plus haute marche à l'issue des 12 heures de course dimanche soir.

En faisant le point constructeur par constructeur, Bentley arrive en force avec deux équipages de haut vol. L'une des deux Continental GT3 sera pilotée par Steven Kane, Guy Smith et Oliver Jarvis, la seconde étant confiée à Andy Soucek, Maxime Soulet et Vincent Abril.

Chez Mercedes, le Scott Taylor Motorsport constituera le fer de lance avec une voiture engagée dans les faits par le renommé HTP Motorsport. L'AMG GT3 n°22 sera pilotée par le champion en titre du Supercar (et du Blancpain Endurance) Shane van Gisbergen, le pilote de DTM Maro Engel, et le pilote néo-zélandais Craig Bird.

Du côté de chez Nissan, on retrouvera deux GT-R d'usine, qui feront également figure de vainqueur potentiel. L'équipage de la n°23 sera composé de Katsumasa Chiyo (vainqueur de l'édition 2015), du pilote Nissan en Blancpain Alex Buncombe, et du pilote Nissan en Supercar Michael Caruso. On retrouvera sur la n°23 le trio formé par Florian Strauss, un autre lauréat de l'édition 2015, du vétéran du championnat Supercars Todd Kelly, et du jeune Jann Mardenborough.

De son côté, BMW fera confiance au quadruple vainqueur des Bathurst 1000 Steve Richards, au champion Supercars Mark Winterbottom, et au double champion DTM Marco Wittmann, les trois hommes se partageant la M6 GT3 de pointe.

Vainqueur de l'édition 2016, le clan McLaren remet son titre en jeu avec ses 650s, mais avec une équipe remaniée, Alvaro Parente étant le seul pilote lauréat l'an passé à être au départ. Le pilote portugais sera épaulé par Rob Bell et le Français Côme Ledogar.

Audi veut également sa part du gâteau avec deux R8 LMS, avec le pilote Supercars Garth Tander rejoint par les deux spécialistes allemands Christopher Mies et Christopher Haase sur la première voiture, alors que Robin Frijns, Markus Winkelhock et Frank Stippler se partageront la seconde.

Chez Ferrari, on retrouvera des superstars australiennes puisque, aux côtés du Finlandais Toni Vilander, il y aura les deux stars du championnat Supercars, et équipiers chez Triple Eight, Craig Lowndes, et Jamie Whincup, six fois champion du supertourisme australien.

Enfin, les espoirs de Porsche reposeront sur le nouveau venu Laurens Vanthoor, associé à Kevin Estre et Earl Bamber, pilote LMP1 pour la marque de Stuttgart cette saison en WEC.

Les qualifications se tiendront samedi, et la course se disputera dimanche.

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Séries Endurance
Événement 12 Heures de Bathurst
Auteur Andrew van Leeuwen