WEC - La Porsche 919 en pole, déjà !

Jean-Michel Le Roy, Spa - Il n'aura pas fallu longtemps pour que Porsche retrouve ses bonnes habitudes d'antan

Jean-Michel Le Roy, Spa - Il n'aura pas fallu longtemps pour que Porsche retrouve ses bonnes habitudes d'antan. De ces temps bénis pour Stuttgart qui voyaient les prototypes à l'autre petit cheval noir truster les premières lignes des manche du Championnat du Monde d'Endurance.

Hier, dans une séance d'essais presque crépusculaire, dans une forêt ardennaise où s'accrochaient encore les lambeaux des tenaces nuages qui ont rodé toute la journée entre l'Eau Rouge et Blanchimont, sur ce circuit juge de paix et arbitre des élégances chronométriques toutes catégories confondues, deux jeunes hommes pas encore tout à fait rodés à la gloire souriaient, encore incrédules, au curieux coup du destin qui les a amenés à reprendre le flambeau de la prestigieuse marque. Que ce soit Marc Lieb et Neel Jani, deux des moins reconnus dans le paddock, ajoute à l'exploit de Porsche. Car, enfin qui sont ces deux modestes que le sort mais aussi et surtout le pif des dirigeants allemands a placé ce vendredi soir au septième ciel ?

''C'est incroyable", confiait d'ailleurs le pilote hélvète. "Tous les deux nous avons du mal à y croire. Je crois que je suis le premier Suisse depuis Jo Siffert à faire une pole à bord d'une Porsche."

Modeste sans doute mais très au fait de la légende Porsche. Marc Lieb la jouait encore plus modeste, l'Allemand visiblement n'aime pas tirer la couverture à lui. Pendant la conférence de presse des polemen, il semblait perdu dans un rêve. Pilote véritablement issu des formules de la marque, il pesait plus encore combien cette performance allait apporter à l'équipe de Weissach, superbement engagée dans une reconquête de sa gloire.

A Spa, dès la seconde manche du WEC, Porsche a de nouveau fait parler la poudre.
La 919 est bien née. A Silverstone, son réglage très typé Le Mans ne lui permit pas de soutenir autant que faire se peut la comparaison avec Toyota. En Belgique, il fallait être du côté du Raidillon, sans doute un peu trop basse pour une course de six heures mais impeccable pour un run d'essais sous haute tension, c'est dans une gerbe magnifique d'étincelles que la 919 annonçait la couleur : étincelante et magnifique.

Écrire un commentaire
Montrer les commentaires
A propos de cet article
Séries Endurance
Pilotes Marc Lieb , Neel Jani
Type d'article Actualités