WEC - Rebellion ne peut pas se permettre l'hybride

Longtemps seul cette saison dans la catégorie LMP1-L des équipes privées, le Rebellion Racing a vu arriver la concurrence de Lotus, aujourd'hui renommé CLM

Longtemps seul cette saison dans la catégorie LMP1-L des équipes privées, le Rebellion Racing a vu arriver la concurrence de Lotus, aujourd'hui renommé CLM. Si l'écart avec les teams d'usine semble impossible à surmonter, c'est notamment en raison de la technologie hybride dont disposent Audi, Porsche et Toyota.

Toutefois, malgré cette nette différence, l'équipe suisse n'envisage pas à court ou moyen terme de développer l'hybride sur son prototype R-One, le premier conçu depuis une feuille blanche avec le partenariat appuyé d'Oreca.

"Je crois que c'est au-delà de notre budget pour le moment. Nous devons essayer de nous consolider", a rappelé Bart Hayden, patron du team, à Autosport.

Pilote chez Rebellion depuis de nombreuses années, Nicolas Prost partageait déjà ce point de vue en juin dernier, lors des 24 Heures du Mans. Quand ToileF1 avait interrogé le pilote français sur la tentation que pourrait avoir Rebellion de se tourner vers l'hybride, la réponse était sans équivoque. "L’hybride est complètement inaccessible financièrement pour des équipes privées", affirmait-il. "Les coûts sont exorbitants. Le LMP1 privé ne doit pas aller vers l’hybride. Ce ne serait pas sérieux."

A court terme, Rebellion espère donc pouvoir compter sur de nouveaux coups de pouce de la part des organisateurs du WEC, avec des balances de performances qui pencheraient davantage en faveur des LMP1-L. Ces derniers mois, quelques signaux ont été envoyés en ce sens avec des ajustements, mais aucun n'a entraîné de répercussions significatives en piste.

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Séries Endurance
Pilotes Bart Hayden , Nicolas Prost
Type d'article Actualités