WEC - Silverstone : Brèves du dimanche

British weather on the grid

British weather on the grid. Sous un ciel menaçant, en pré-grille, le petit monde du sport automobile anglais avait donné rendez vous au monde de l'Endurance. Derek Bell (cinq victoires au Mans) n'en finissait pas de saluer les VIP invités à une petite déambulation entre les voitures sur la grille. Vanina Ickx a passé un petit moment avec Tom Kristensen tandis que David Richards, le patron d'Aston Martin, devisait avec Lindsay Owen Jones l'ancien PDG de l'Oréal, désormais président de la commission endurance de la FIA. Les grid girls n'en finissaient pas de trembloter sous le petit vent friquet qui s'était levé. Un petit ''It's a long way to tip a reary'' avec l'incontournable fanfare anglaise. L'ambiance y était sur ce circuit qui, même revu et corrigé par Ecclestone et ses hommes de main, possède ce charme si particulier que l'on ne retrouve que de ce côté du Channel.

Auparavant, lors de la traditionnelle ''pit walk'' le public anglais avait été nombreux à aller voir de près les équipages et les voitures avec un succès incontestable pour Mark Webber, vainqueur sans contestation possible à l'applaudimètre. Les choses sérieuses pouvaient commencer. Même la pluie était fidèle au rendez vous de Silverstone.

La rumeur Nissan qui enfle. Lorsqu'un constructeur important annonce son intérêt pour Le Mans, il se passe souvent la même chose : Cela commence par une rumeur tenace avant l'officialisation. Le retour de Nissan en Endurance n'a pas échappé à la règle puisque le paddock de Silverstone n'eut de cesse de vibrer à l'annonce du retour du partenaire privilégié de Renault dans l'Alliance. Le dernier bruit qui semblait le plus plausible : l'annonce officielle de la venue du constructeur japonais le 23 mai.

Trois options aéro différentes.Trois marques différentes, trois versions de la nouvelle donne, cela donne forcément à Silverstone une course très pointue à saisir pour des spectateurs anglais pourtant très avertis de la course auto sous toute ses formes. Les deux marques allemandes, Audi et Porsche et la japonaise Toyota ont opté pour des choix différents tant au niveau de la motorisation, qu'à celui des options aérodynamiques. Avec en plus la pluie qui s'annonçait, les options devenaient essentielles.

Pour Audi, les ingénieurs avaient opté pour un appui maxi et visiblement cela a eu le don d'impressionner les pilotes qui se sont retrouvés un temps dans le trafic avec les e-tron d'Ingolstadt lors des séances d'essais. Romain Dumas, qui connaît bien les voitures de la marque aux Anneaux semblait assez bluffé par le châssis et l'efficacité de la nouvelle production d'Ingolstadt. Le choix est donc clair à Silverstone pour les hommes du docteur Ullrich, sans doute un peu favorisés par la consommation de leur 4 litres Diesel. Ils peuvent ainsi braquer les ailerons. Au détriment sans doute de la traînée, génératrice de consommation.

Pascal Vasselon, le patron technique de Toyota a lui aussi bien évidemment constaté la différences des choix stratégiques. ''A Silverstone c'est vrai, il faut appuyer. Nous n'avons nous pas de problème de consommation mais nous sommes en pleine phase d'élaboration. Nous aussi ici, nous roulons avec de l'appui. Il n'est pas question pour nous de louper quoique ce soit lors des premières épreuves puisque nous jouons à la fois pour la victoire au Mans bien sûr mais aussi pour le championnat du monde des constructeurs."

Quant aux Porsche, il suffisait de lire les data des V max : la priorité était la vélocité, une configuration très mancelle qui en dit long sur l'ambition de Stuttgart dans la Sarthe.

Écrire un commentaire
Montrer les commentaires
A propos de cet article
Séries Endurance
Pilotes Mark Webber , Tom Kristensen , Vanina Ickx , Derek Bell , Romain Dumas , David Richards , Aston Martin
Type d'article Actualités