1994 : Mansell revient sur son comeback (2/3)

Avant de retrouver l'ambiance des week-end de course, Mansell testa la FW16 sur le circuit de Brands Hatch, alors ouvert au public

1994 : Mansell revient sur son comeback (2/3)

Avant de retrouver l'ambiance des week-end de course, Mansell testa la FW16 sur le circuit de Brands Hatch, alors ouvert au public. Le retour de l'idole des Britanniques avait attiré beaucoup de monde autour du circuit. Cependant, Mansell était tout sauf serein pour une raison évidente.

"C'était horrible, atroce même. Je ne peux pas vous dire à quel point on se sent mal dans une monoplace que l'on doit piloter après que quelqu'un se soit tué dans celle-ci. Il n'y a absolument aucun plaisir, aucune excitation dans cela [...]. Je devais faire abstraction de tout. Si j'avais laissé mes émotions prendre le dessus, je n'y serais pas arrivé".

Car Mansell était bien bien conscient du fait que le moindre déficit d'attention pouvait s'avérer terrible.

"Vous vous devez d'être concentré au maximum, sinon ces choses peuvent vous tuer, ce ne sont pas des jouets".

Le Britannique brilla pourtant pour son retour puisqu'il manqua de peu la pole position, son équipier Damon Hill prenant finalement le dessus. Avant de remarquer que le revenant ne délivrait pas encore son vrai potentiel!

"Ma première course depuis la première ligne n'était pas mauvaise, j'étais presque en pole. Damon m'a confié : 'c'est la première fois que j'ai posé mes couilles sur la table pour avoir la pole' [sic !] et je crois que David Brown a dit 'Nigel le fait à chaque fois}}'".

"Damon s'est senti inquieté, car après deux années d'absence, je ne devais être aussi près de la pole. Damon était un très bon pilote; j'étais en mesure de l'aider en lui donnant confiance. Ce qu'il ressentait, je pouvais le deviner : je pense qu'Ayrton en a également souffert car Williams avait une philosophie différence de celle de McLaren. Ce dont je me suis rendu compte en partie plus tard".

Mansell renonça en course sur soucis de boîte de vitesses alors qu'il tenait la troisième place et revint aux USA pour finir sa décevante saison en CART. Plusieurs mois plus tard, il fut de retour chez Williams pour le Grand Prix d'Europe à Jerez. Sa course se conclut sur un tête-à-queue dans le ventre mou du peloton après une course marquée par un touchette avec un retardataire.

Le moustachu attira particulièrement l'attention à Suzuka, où, après le drapeau rouge (causé par l'accident de Martin Brundle qui blessa un commissaire), il lutta longtemps avec la Ferrari de Jean Alesi pour la dernière marche du podium avant de capituler. La pluie battante ce jour-là rendait la visibilité quasi nulle, renforçant ainsi la performance de l'Anglais.

"Si j'avais été en mesure de voir un peu plus clair et si avais disposé d'une vraie bonne voiture, j'aurais pu faire bien mieux mais je n'étais pas préparé pour prendre des risques. C'était vraiment dangereux".

En profitant d'une erreur stratégique de Benetton qui fit ravitailler deux fois Schumacher, Damon Hill remporta cette course et défia tout pronostique. Tout allait se jouer à Adélaïde...

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