30 ans de F1 : 2006, toujours plus fort

Après avoir décroché les deux titres mondiaux en 2005, le Renault F1 Team est déterminé à doubler la mise au moment d’engager la nouvelle saison

Après avoir décroché les deux titres mondiaux en 2005, le Renault F1 Team est déterminé à doubler la mise au moment d’engager la nouvelle saison. A cette occasion, les défis ne manquent pas.

C’est désormais une habitude, la Fédération apporte encore des modifications au règlement technique en vue de la nouvelle campagne. Deux d’entre eux sont majeurs : les moteurs sont maintenant des V8 de 2,4 litres d’une durée de vie de deux Grands Prix et les changements de pneumatiques en course sont à nouveau autorisés. Selon les termes de Pat Symonds, la R26 est une « évolution agressive » de la R25, prenant en compte la nouvelle donne. Côté pilotes, Renault table de nouveau sur le tandem Alonso-Fisichella qui a donné toute satisfaction la saison précédente.

L’équipe se montre compétitive et fiable d’entrée de jeu, puisque Renault remporte les trois premières courses de la saison (deux pour Alonso, une pour Fisichella). Mais Ferrari se réveille : Michael Schumacher s’impose à Imola et au Nürburgring. Un vrai duel commence alors. La marge de Renault est encore importante : 16 points au classement des constructeurs et 13 à celui des pilotes, mais le rouleau compresseur de Maranello ne met en action et il devient clair que la moindre erreur de parcours pourra se payer cash.

Fernando Alonso réplique au sursaut de Michael Schumacher par quatre victoires consécutives (Barcelone, Monaco, Silverstone, Canada). Il dispose alors de 25 points d’avance. Son rival allemand, cependant, s’empare des trois courses suivantes (Indianapolis, Magny-Cours, Hockenheim). L’écart, alors, revient à 11 longueurs seulement. Et Renault n’est pas au bout de ses surprises : au milieu de l’été, la FIA interdit les « mass dampers », cet ingénieux système d’amortisseurs de vibrations, développé par Renault avec succès et adopté par certains concurrents.

La R26 va souffrir bien plus que ses rivales de cette ablation, tant le système faisait partie intégrante de sa conception. Dès lors, la voiture perd en vélocité. Schumacher en profite pour s’imposer en Italie (alors que Fernando abandonne) et en Chine. Il revient alors à égalité de points et deux courses restent à disputer. Renault et Alonso s’accrochent. Dans cette période d’adversité, le champion espagnol démontre une pugnacité sans faille et un mental inoxydable en piste, qui lui permettent de rester au contact du maître allemand.

Au Japon, la Ferrari est en tête lorsque son moteur explose : Alonso remporte la course et creuse l’écart. Au Brésil, deux semaines plus tard, il ne laisse pas passer sa chance. Sa deuxième place lui offre son deuxième titre des pilotes, tandis que la 6ème position de Fisico parachève le triomphe : Renault conserve sa couronne des constructeurs au terme d’une lutte d’une ébouriffante intensité…

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