Aides au pilotage - L'interdiction prochaine ne devrait pas modifier la donne

Les fans de Formule 1 ne doivent pas s'attendre à des changements spectaculaires en termes de spectacle lors du prochain Grand Prix de Belgique, malgré l'interdiction à cette date de certaines aides au pilotage.

Il y a deux semaines, le Groupe Stratégique a voté la proposition visant à obliger les pilotes à effectuer leur procédure de départ manuellement, ainsi que de nouvelles restrictions concernant les informations transmises par radio.

Mais au sein du paddock, ils sont peu à croire que ces petits changements de règlement vont se transformer en changements effectifs, visibles par les spectateurs.

La hiérarchie ne devrait pas évoluer

Même si les Williams ont bénéficié de plus d'adhérence que les Mercedes lors du départ du Grand Prix de Grande-Bretagne, le week-end dernier, le Responsable de la Performance au sein de l'écurie de Grove, Rob Smedley, ne pense pas que le phénomène est près de souvent se reproduire.

"Cela ne devrait pas constituer un grand changement, non. Selon moi, il n'y aura très rapidement aucune différence visible. Peut-être que l'ensemble des pilotes rencontreront quelques difficultés car ils ne disposeront pas des réglages d'embrayage idéaux, mais il ne s'agit en aucun cas d'un moyen de bouleverser les choses."

Les pilotes ne sont pas convaincus, eux non plus

Romain Grosjean est également sceptique quant à l'impact des changements décidés.

"Nous respectons une procédure précise en F1, et la seule chose à faire est d'interdire les derniers réglages d'embrayage et de couple dont nous disposons juste avant le départ. Mais globalement, la procédure sera toujours la même car nous contrôlons déjà énormément de choses par nous-mêmes. Cela ne représentera donc pas un grand changement."

Grosjean estime également qu'il serait impossible de réduire davantage la procédure, car cela conduirait à provoquer des problèmes mécaniques.

"C'est certain. Si je prends mon départ comme je le faisais en GP2, je pense que mon embrayage et ma boite de vitesses vont rester à même la grille!"

Hamilton approuve

Le Champion du Monde Lewis Hamilton a déclaré qu'il était favorable à la décision d'accroître le rôle du pilote au départ.

"J'imagine de cela dépend de comment ils le font," a-t-il déclaré à Motorsport.com. "Je suis heureux : plus on a de contrôle, mieux c'est. À l'heure actuelle, nous relâchons l'embrayage, mais la performance est vraiment dictée par l'équipe, ils vont vous dire d'adopter un mode plus élevé ou plus bas au niveau du couple, et tout ce genre de choses."

"Parfois, ils le calculent bien, parfois non, et parfois il y a d'autres problèmes, comme celui que j'ai eu en Autriche."

"Pour moi, les meilleurs départs, c'était quand j'étais en F3. C'était plus fun, parce que j'avais le contrôle. S'ils le font comme il faut, cela pourrait s'avérer bon."

Interdire les communications radio? Pas de souci!

L’idée de restreindre au maximum les communications radio avait abouti sur l'interdiction d’une partie des informations seulement, concernant les performances. Mais Grosjean, lui, estime que la F1 est désormais prête pour cela.

"Je pense que nous savons désormais mieux ce qu'il se passe. Il reste des messages radio dont nous avons besoin, par exemple lorsque nos freins chauffent trop et qu'il faut y faire attention."

"Mais pour le reste, c'est OK, cela ne nous changerait pas la vie et cela ne nuirait nullement au spectacle."

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Séries Formule 1
Type d'article Actualités
Tags aides au pilotage, belgique, communications, interdiction, radio, spa