Alfa Romeo veut éradiquer sa faiblesse : une production trop lente

Alfa Romeo n'a pas produit les nouvelles pièces au même rythme que la concurrence en 2022 et a bien l'intention de redresser la barre cette saison.

Alfa Romeo veut éradiquer sa faiblesse : une production trop lente

Le contraste est frappant : après avoir engrangé 51 points lors des neuf premiers Grands Prix de la saison 2022, Alfa Romeo n'en a marqué que quatre lors des treize suivants. La C42 était bien née et a profité d'être moins en surpoids que ses rivales pour s'illustrer en début d'année, mais lorsqu'il a fallu développer la monoplace, la structure de Hinwil a été handicapée par ses capacités de production. C'est en tout cas ce que révèle Xevi Pujolar, directeur de l'ingénierie piste.

"Aux alentours de la fermeture estivale, le rythme auquel [les autres équipes] développaient ou apportaient des évolutions en piste était un peu plus élevé que le nôtre", explique Pujolar à Motorsport.com. "Je crois que nous développions au même rythme mais n'étions pas en mesure de produire au même rythme. Et c'est ce que nous avons vu, nos packages sont arrivés un peu plus tard."

"Notre objectif pour la saison prochaine est d'essayer de d'accélérer le rythme de ce côté-là, d'être davantage au niveau de la concurrence. Car si nous avions pu avoir ces évolutions un peu plus tôt, nous en aurions bénéficié pendant davantage de courses, et ç'aurait été mieux pour notre bataille au championnat."

Par rapport à son coéquipier débutant Zhou Guanyu, Valtteri Bottas était clairement l'homme fort d'Alfa Romeo en 2022, inscrivant à lui tout seul 49 unités. L'écurie italo-suisse a dû composer au championnat des constructeurs avec la remontée d'Aston Martin, qui a marqué 30 points lors des six dernières courses, si bien que les deux équipes se sont retrouvées avec le même total au terme de la saison ; Alfa Romeo a été classé devant à la faveur de son meilleur résultat, la cinquième place de Bottas à Imola.

Le Finlandais confirme en tout cas le bilan établi par Xevi Pujolar. "C'est un fait : l'une de nos faiblesses était la rapidité avec laquelle nous apportions les évolutions", déclare Bottas à notre micro. "C'était dû en grande partie à la production, n'ayant pas suffisamment de ressources humaines pour produire les pièces. Actuellement, d'autres écuries telles que Mercedes ont assurément plus de personnel et plus de ressources pour produire les choses plus vite."

"Par ailleurs, tous les problèmes de fiabilité que nous avons eus, nous avons consacré beaucoup d'énergie à tenter de les résoudre au lieu d'essayer de développer la voiture. Cela nous a pas mal distraits en milieu d'année. Maintenant que nous avons mis la fiabilité à un bon niveau, disons, nous pouvons purement nous concentrer sur les performances."

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Propos recueillis par Luke Smith

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