Alfa Romeo : Vasseur s'attache à "réduire l'écart avec la pole"

Frédéric Vasseur, le directeur d'Alfa Romeo, s'est penché sur l'intersaison de son écurie et a évoqué ses objectifs pour la saison à venir, avec comme ambition de se rapprocher du top 10 en qualifications.

Alfa Romeo : Vasseur s'attache à "réduire l'écart avec la pole"

En 2020, comme toutes les écuries motorisées par Ferrari, Alfa Romeo a subi le contrecoup d'une unité de puissance peu performante et n'a inscrit que huit unités pour terminer en huitième place du classement constructeurs. La structure a fait le choix de conserver son duo de pilotes pour la troisième saison consécutive, avec Kimi Räikkönen et Antonio Giovinazzi.

Frédéric Vasseur est revenu, dans le cadre de l'émission "En Pole" sur Canal +, sur la bonne pré-saison d'Alfa à Bahreïn, même s'il préfère ne pas tirer de conclusions trop hâtives. "Il y a un peu deux phases dans les essais : la première, c'est la fiabilité. De ce côté-là, on n'a absolument pas été embêtés, on a eu zéro souci donc c'est quand même de bon augure au début de la saison."

Profitez de notre offre exceptionnelle :

"Après, la performance, c'est toujours plus relatif, surtout à Bahreïn où on a eu trois jours dont deux de tempête de sable ; il y a un écart de températures [de la] piste énorme entre l'après-midi et le soir, donc comparer deux pilotes qui ne font pas forcément leur tentative en pneus tendres au même moment, dans des conditions différentes, c'est très, très dur."

"En plus, personne ne sait ce qu'on emmène comme quantité d'essence, donc on a un paramètre de plus. Mais disons que je préfère être plutôt pas mal et me dire que les autres ont peut-être caché leur jeu plutôt qu'être au fin fond de la mine et de me dire 'on va prier'. Plutôt optimiste, si on peut l'être, mais plutôt positif après les tests. Déjà parce que l'équilibre de la voiture était meilleur que l'année dernière et ça, indépendamment de la performance, pour le pilote c'est un facteur important."

Interrogé plus en détails sur le moteur Ferrari, Vasseur ajoute quand la question de sa satisfaction quant à la fiabilité est posée : "Oui, si ce n'est qu'on ne prépare pas les 24 Heures du Mans, donc… (rires) C'est sûr que c'est bien d'attaquer la saison sans avoir de problème de fiabilité et de pouvoir rouler parce qu'on a que trois jours d'essais. Quand on commence par des problèmes de fiabilité, c'est compliqué. Mais après la performance c'est difficile de savoir exactement où on en est, encore une fois. Je pense qu'on a solutionné pas mal de problèmes par rapport à l'année dernière, savoir si ça sera assez c'est autre chose."

Et sur la performance pure ? "Ouais, quelques petits chevaux de plus, oui, je pense qu'ils ont… Bon, on va attendre Bahreïn, mais je pense qu'ils ont… Ils nous ont dit avoir fait un bon pas en avant ; pour nous, c'est compliqué de comparer d'une année à l'autre parce que là, à Bahreïn, il y avait un vent incroyable qui tournait en plus, donc on a du mal à faire des comparatifs mais on verra ça le jour de la qualif."

Revenir régulièrement en Q3

Même si les ambitions ne sont pas très élevées en raison de la réglementation figée, l'objectif pour Alfa est justement de se rapprocher de l'avant en qualifications et d'essayer d'être en position de profiter de la moindre opportunité en cas de problème. "Si on se dit que la voiture est quasi figée, la marche est haute mais en fait les points on les score de façon un peu exponentielle parce que si on arrive à se rapprocher du top 10, en qualifs, dès qu'il y a un abandon ou deux on marque des points tous les week-ends. Et quand on fait 11e, on marque zéro point, quand on fait neuvième c'est bête mais on en marque deux ; il y a 23 courses, c'est 46 points."

"Et je m'attache surtout à réduire l'écart avec la pole. L'année dernière, bizarrement, même si ça ne s'est pas senti, c'était plutôt une bonne saison de ce côté-là, avec le handicap qu'on avait côté [moteur]. Mais on s'était plutôt rapproché, notamment de Ferrari parce que sur la deuxième partie de saison on se bagarrait avec eux, voire des fois devant, donc je pense que côté châssis on avait plutôt fait du bon boulot. Maintenant, à nous de remettre tout dans l'ordre, avec un moteur qui marche un peu mieux, pour revenir régulièrement en Q3."

partages
commentaires
Gerhard Berger sur le futur : Les fans veulent "un défi" pour les pilotes
Article précédent

Gerhard Berger sur le futur : Les fans veulent "un défi" pour les pilotes

Article suivant

Comment Alpine va faire face à ses défis sans "directeur d'équipe"

Comment Alpine va faire face à ses défis sans "directeur d'équipe"
Charger les commentaires