Mercedes explique l'arrêt désastreux de Bottas à Bahreïn

James Allison, directeur technique de Mercedes, est revenu sur l’arrêt interminable de Valtteri Bottas lors du Grand Prix de Bahreïn. Une petite erreur humaine qui a entraîné un arrêt de plus de dix secondes.

Mercedes explique l'arrêt désastreux de Bottas à Bahreïn

Dimanche, à Bahreïn, Valtteri Bottas a complété le podium en s’adjugeant la troisième place du Grand Prix. Pourtant, sa course fut totalement éclipsée par la bataille épique aux avant-postes entre Lewis Hamilton et Max Verstappen. Alors que les deux leaders se tenaient dans un mouchoir de poche, le Finlandais terminait à plus de 37 secondes de son coéquipier.

Si un tel écart s’explique notamment par un troisième arrêt à deux tours de l’arrivée (afin d’aller chercher le point du meilleur tour), la course de Bottas fut gâchée dès la trentième boucle, au moment de son deuxième passage au stand. Une immobilisation de plus de dix secondes qui mettait fin à tout espoir de se joindre à la bataille pour la victoire.

Dans une vidéo publiée par Mercedes, le directeur technique James Allison est revenu sur les raisons de cet arrêt interminable qui a coûté cher à son pilote. "Un des arrêts de Valtteri ne s’est pas très bien passé. Nous avons perdu beaucoup de temps", déclare Allison. "Valtteri s’est arrêté proprement et a bien positionné la voiture, ce qui est toujours d’une grande aide pour les mécaniciens."

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Car selon le directeur technique, l’erreur ne vient pas du pilote. "Malheureusement, l’un des mécaniciens est allé sur la roue, a commencé à dévisser l’écrou mais a retiré le pistolet un peu trop tôt avant que l’écrou ne soit dévissé. Nous appelons cela usiner l’écrou, parce que le pistolet l’ébrèche et l’abîme, un peu comme lorsque vous utilisez un tournevis et que vous ne l’avez pas aligné correctement dans la fente."

En plus de cette erreur humaine, c’est la technologie de ces outils de pointe qui a joué des tours à Mercedes. Développés pour permettre de gagner du temps lors d’un passage au stand, les pistolets ont finalement eu l’effet inverse. 

"Les pistolets sont conçus pour reconnaître une action, une fois qu’ils ont fait l’action de retirer l’écrou, ils s’arrêtent et se mettent en mode pour visser le nouvel écrou", explique Allison. "Au lieu de défaire l’écrou, le pistolet le visse et s’ensuit alors un désordre qui fait qu’un bel arrêt de deux secondes fait finalement perdre beaucoup de temps. Mais tout cela a été causé par le mauvais placement initial du pistolet et l’usinage de l’écrou."

De quoi relancer le débat sur la technologie de ces outils ? En 2018, après la manche d'ouverture en Australie, les deux Haas avaient abandonné à cause de problèmes similaires. Une situation dangereuse, puisque les monoplaces avaient été relâchées en course avec une roue mal fixée.

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