Alonso : Changer les murs au Raidillon n'évitera pas les gros crashs

Fernando Alonso estime que la modification programmée des barrières au Raidillon de l'Eau Rouge n'empêchera pas les gros accidents de survenir, dans un contexte chargé renforcé par la sortie de piste de Lando Norris.

Après l'accident mortel d'Anthoine Hubert en F2 en 2019 et une série de carambolages impressionnants ces dernières années, le débat sur la sécurité offerte par le Raidillon de l'Eau Rouge à Spa a pris de l'ampleur. Véritable monument de la Formule 1 et du circuit belge, cet enchaînement, bien qu'il ait grandement évolué au fil de l'histoire de la piste, a toujours eu un statut particulier auprès des acteurs et des fans, renforcé ces dernières décennies par les vitesses atteintes par les monoplaces en le passant.

Mais aujourd'hui des voix n'hésitent plus à se faire entendre pour réclamer des modifications, à la lumière de situations qui se répètent à l'identique quelles que soient les catégories et quelles que soient les circonstances. Ces dernières semaines, deux carambolages ont eu lieu au sommet du Raidillon, d'abord lors des 24 Heures de Spa, le réserviste Williams Jack Aitken ayant notamment été blessé, puis ce vendredi lors des qualifications de W Series. Ces deux incidents n'ont entraîné aucune blessure très grave.

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Des modifications, et notamment en matière de sécurité, c'est déjà ce que les responsables de la piste ont annoncé pour 2022, dans le cadre d'un plan plus vaste visant à attirer les courses moto. Le Raidillon fera partie des virages concernés, avec un agrandissement des dégagements et également le retour de bacs à gravier.

Dans la foulée d'un nouvel accident impressionnant avec la sortie de piste de Lando Norris sous la pluie en qualifications, Fernando Alonso n'est pas vraiment convaincu que ces changements annoncés puissent empêcher des crashs violents. "Même avec une barrière différente, on peut probablement éviter certains accidents, mais c'est toujours un virage à grande vitesse. C'est la nature du circuit et c'est ce qui le rend spécial."

De même, il estime que juger des conditions de piste et notamment du moment où il faudrait interrompre une séance n'est pas toujours évident vu la longueur du tracé : "Il est très difficile de suivre les conditions de piste parce que c'est un long tour avec 20 voitures en piste, donc à chaque tour vous avez une sensation différente et des conditions différentes. Quand elle sèche, c'est toujours une bonne nouvelle, mais quand elle devient de plus en plus humide, c'est parfois une surprise avec l'aquaplaning. Il est donc difficile de prévoir."

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