Alonso - "Compenser la faiblesse" du moteur Honda

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Alonso -
Par : Benjamin Vinel
24 févr. 2017 à 14:53

Alors que McLaren vient de présenter sa toute nouvelle monoplace, la MCL32, Fernando Alonso fait ses premiers pronostics sur la saison 2017 à venir. Le double champion du monde n'est pas optimiste quant à ses chances de titre.

La McLaren MCL32
La McLaren MCL32
La McLaren MCL32
Fernando Alonso, McLaren
La McLaren MCL32
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La McLaren MCL32
La McLaren MCL32
La McLaren MCL32

C'est pourtant un Fernando Alonso en pleine forme qui s'apprête à entamer sa seizième campagne en Formule 1, revigoré par la perspective de monoplaces plus rapides et plus difficiles à piloter.

"J'entame cette année avec une motivation maximale", déclare Alonso. "J'ai vraiment apprécié l'intersaison, j'avais vraiment besoin de cette pause jusqu'au 10 janvier. J'arrive maintenant avec une motivation complètement renouvelée et un nouveau défi devant moi, avec l'ambition d'apporter quelque chose de plus que les rookies ou que ceux qui n'ont pas piloté les anciennes voitures."

En effet, l'Espagnol fait partie des rares pilotes à avoir connu la Formule 1 lors d'une ère où les pneus Pirelli à dégradation rapide n'étaient pas encore arrivés et où le carburant n'était pas limité à 100 kg par course (105 kg à partir de 2017).

"Ces quatre ou cinq dernières années avec les moteurs turbo, l'esprit de la compétition a été abaissé", déplore-t-il. "Il fallait toujours économiser les batteries, les pneus ou le carburant. Il n'y avait pas un tour où nous puissions attaquer autant que nous le voulions. J'espère vraiment que cette nouvelle réglementation va ramener l'esprit du combat et de la course, et c'est ce que nous allons voir lors des premières courses."

Et les dépassements ?

La nouvelle réglementation, aussi enthousiasmante qu'elle puisse paraître sur le papier, est toutefois source d'inquiétudes quant aux dépassements. L'appui supplémentaire ne va-t-il pas empêcher les F1 de se suivre de près ?

"Avec plus d'appui et ces gros pneus, il devrait y avoir plus de turbulences et d'air sale pour la voiture de derrière", reconnaît Fernando Alonso, avant de tempérer : "C'est vrai que c'est plus difficile de suivre une voiture, mais ce n'est qu'une théorie. Nous n'aurons pas de réponse claire avant d'avoir mis la voiture en piste et vu les premières courses."

"Ces dernières années, la performance du pneu était cruciale pour les dépassements. Même une voiture lente en pneus neufs pouvait dépasser une Mercedes qui était sur le mauvais composé ou avait des pneus usés, avec ou sans DRS."

"Les pneus seront le premier facteur de dépassement cette année. S'il y a trois ou quatre arrêts, il y aura beaucoup de dépassements ; si c'est un arrêt en pneus durs, ce sera dur de dépasser."

Avantage Mercedes

Quant à la hiérarchie à venir, le pilote McLaren s'attend à ce que Mercedes conserve l'avantage, en raison d'une réglementation qui, bien que drastique au niveau de l'aérodynamique, ne remet aucunement en cause les unités de puissance utilisées depuis 2014.

"Il est possible que les choses changent un petit peu. Il est vrai que la réglementation représente 50% de la voiture, le moteur reste le même, donc malheureusement, Mercedes conserve un avantage par rapport aux autres. Conserver le moteur est un handicap pour les autres équipes."

"Il va falloir faire largement mieux sur le châssis pour surmonter leur avantage. Espérons pouvoir nous immiscer dans ce groupe privilégié, mais nous savons qu'il va falloir faire un excellent travail sur le châssis pour compenser notre faiblesse", conclut Alonso avec pessimisme.

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Auteur Benjamin Vinel