Alonso - Le bilan se fera dans 2 ou 3 ans

Avec un point inscrit au championnat alors que la mi-saison approche, Fernando Alonso ne peut pas se satisfaire du bilan qui est le sien ni de celui de son équipe McLaren-Honda. En quittant Ferrari en fin de saison dernière, le double Champion du Monde a fait un pari sur le long terme, avec l’ambition d’aller cueillir une troisième couronne derrière laquelle il court depuis 2007. 

Dans une saison marquée par les difficultés récurrentes de Honda, aussi bien en termes de fiabilité qu’au niveau de la performance, l’Espagnol a ouvert son compteur à Silverstone avec une 10e place qui est toutefois encore flatteuse pour une MP4-30 qui n’a certainement pas délivré tout son potentiel. 

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Quoi qu’il en soit, Alonso rappelle qu’il est bien trop tôt pour savoir si le projet qu’il a rejoint était le bon, et s’il ne nourrira aucun regret quand il sera temps de regarder dans le rétroviseur. 

"Je crois que c’est une question à laquelle nous avons besoin de répondre dans quelques mois, ou deux ou trois ans", souligne-t-il. "C’est vrai que le manque de compétitivité que nous connaissons actuellement n’est pas ce que nous voulions, ni ce que nous attendions. Nous savions que cette première année serait une période assez difficile, mais évidemment être éliminé en Q1 est un peu plus difficile que ce que nous pensions."

En manque de tests

Bien que la 10e place décrochée en Grande-Bretagne soit le fruit d’une opportunité savamment saisie, et qu’elle n’aurait pas été accessible à la régulière, ni sans les nombreux abandons, Alonso a pu noter des progrès très importants. Confirmant des propos déjà entendus maintes et maintes fois dans la bouche des ses dirigeants, et notamment de Ron Dennis, le natif d’Oviedo a insisté sur le comportement prometteur de sa monoplace dans certaines courbes. 

"Je suis toujours optimiste, je suis heureux des progrès de la voiture", insiste-t-il. "[A Silverstone] j’ai ressenti un bon grip, j’étais en confiance dans les virages, je pouvais pousser à la limite et j’étais satisfait de la voiture. En comparant à d’autres gars, il y a certains virages qui étaient en notre faveur, c’est intéressant ; nous devons régler certains problèmes mais nous allons sans aucun doute dans la bonne direction." 

Mais encore une fois, le temps joue contre McLaren, avec une réglementation qui prive l’écurie de Woking - et surtout son motoriste - d’un roulage précieux. Au grand dam d’Alonso, qui aimerait pouvoir travailler beaucoup, beaucoup plus vite : "Malheureusement, avec les règles actuelles tout demande beaucoup de temps car nous avons les mains liées pour de nombreuses choses."

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