Alonso raconte les souvenirs précis de son accident

Quelques minutes après avoir reçu le feu vert des médecins de la FIA pour courir ce week-end en Malaisie, Fernando Alonso était présent en conférence de presse ce jeudi à Sepang. Le double Champion du Monde est évidemment revenu sur les circonstances de son accident, survenu le mois dernier à Barcelone lors des essais privés. 

Contrairement à ce que suggérait McLaren après les premières investigations, Alonso affirme que ce n'est pas le vent qui a provoqué sa sortie de piste, mais un problème technique sur sa monoplace. Il confirme néanmoins que les données ne permettent pas de trouver d'explication pour le moment. 

"Il est clair qu'il y avait un problème dans la voiture, mais cela n'a pas été trouvé dans les données. Il n'y a pas de réponse claire. Sans aucun doute nous avons eu un problème de direction dans le virage 3, et elle était bloquée vers la droite", a expliqué l'Espagnol. 

"J'ai approché le mur et freiné au dernier moment, j'ai rétrogradé de la cinquième à la troisième. Malheureusement, il nous manque encore certaines parties dans les données. L'acquisition des données n'est pas là ; ce domaine de la voiture n'est pas le meilleur." 

Lundi, McLaren a communiqué officiellement pour préciser qu'un nouveau capteur était installé dès à présent sur la MP4-30, suite aux explications d'Alonso et son échange avec les ingénieurs à Woking. 

"Après un mois nous n'avons rien trouvé dans les données. Quel que soit le problème, peut-être que nous ne le trouverons jamais", prévient Alonso. 

Interrogé sur l'impact en lui-même, qui a provoqué une commotion cérébrale, trois jours d'hospitalisation et un forfait pour le Grand Prix d'Australie, le pilote McLaren assure ne pas connaitre précisément les détails concernant la violence du crash. 

Je ne me suis pas réveillé en 1995.

Fernando Alonso

Alonso est également revenu sur ce qui s'est réellement passé pour lui et sur le traitement médical. S'il a confirmé avoir perdu la mémoire temporairement, il a nié les rumeurs entourant une éventuelle amnésie qui l'aurait ammené à se croire revenu à l'âge de 13 ans. 

"Il y a une période dont je ne me souviens pas à l'hôpital, car j'étais sédaté pour voyager en hélicoptère, ensuite tout était normal", explique-t-il. "Je ne me suis pas réveillé en 1995, en parlant italien, ou quelque chose comme ça. Je me souviens de l'accident."

"Je me souviens du dimanche matin, de tous les changements de réglages, les temps au tour ; je me souviens de Vettel devant moi et il a coupé la chicane pour me laisser passer. Après le choc, j'ai touché le mur pendant un certain temps. Ensuite j'ai coupé la radio d'abord, car elle était enclenchée, et j'ai coupé les batteries car j'ai vu les commissaires venir, sans quoi ils n'auraient pas pu toucher la voiture. J'étais parfaitement conscient à ce moment-là."

"J'ai perdu conscience dans l'ambulance ou à la clinique du circuit. Les médecins ont dit que c'était normal en raison du traitement qu'ils donnent pour les vols en hélicoptère. Avant l'IRM ils ont besoin de faire ce protocole, donc c'est normal que je ne me souvienne pas de ça."

Revenant sur l'accident en lui-même, Alonso a expliqué qu'il comprenait les rumeurs et les interrogations, mais affirme que l'hypothèse du vent comme celle d'un malaise sont à écarter définitivement. 

"Même un ouragan ne ferait pas bouger la voiture à cette vitesse", a-t-il lancé. "Si vous avez un problème médical, vous perdez de la puissance et vous allez tout droit à l'extérieur, jamais à l'intérieur. Dans une F1, vous devez toujours exercer un certain effort sur la direction."

A propos de cet article
Séries Formule 1
Pilotes Fernando Alonso
Équipes McLaren
Type d'article Actualités