Alonso reconnaît le besoin de cohérence des commissaires

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Alonso reconnaît le besoin de cohérence des commissaires
Par : Benjamin Vinel
12 nov. 2016 à 08:00

Depuis la polémique sur le premier enchaînement du circuit de Mexico, la cohérence des pénalités infligées par les commissaires est au cœur des discussions.

Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 W07 Hybrid bloque une roue dans le premier virage devant Max Verstappen, Red Bull Racing RB12 et Nico Rosberg, Mercedes AMG F1 W07 Hybrid
Fernando Alonso, McLaren pendant que la grille écoute l'hymne national
Fernando Alonso, McLaren MP4-31
Fernando Alonso, McLaren
Fernando Alonso, McLaren MP4-31
Fernando Alonso, McLaren
Fernando Alonso, McLaren MP4-31
Contact entre Fernando Alonso, McLaren MP4-31 et Felipe Massa, Williams FW38

Au départ du Grand Prix du Mexique, Lewis Hamilton avait tiré tout droit au premier virage et court-circuité le deuxième, sans être pénalisé par les commissaires car la voiture de sécurité intervenue instantanément avait annulé son avantage.

En fin de course, Max Verstappen avait fait de même dans sa défense face à Sebastian Vettel, mais avait reçu une pénalité de cinq secondes. La controverse était telle que Charlie Whiting est venu s'expliquer à ce sujet en conférence de presse, ce jeudi.

Pour Fernando Alonso, il est essentiel d'avoir de la cohérence dans les décisions qui sont prises par les commissaires ; le double champion du monde salue en tout cas l'interdiction des changements de trajectoire au freinage, dont Max Verstappen était un fréquent adepte au grand dam de ses rivaux.

"En F1, la vitesse et le danger sont plus grands que dans toute autre catégorie", souligne Alonso. "Je pense que les règles devraient être analysées de façon plus approfondie. La première chose dont la FIA ou le directeur de course doit s'assurer, c'est que les courses soient sûres, que les courses aient des règles, que nous prenions soin des pilotes. Donc je suis d'accord avec ça."

"La seule chose que nous demandons tous parfois, de temps en temps, d'une course à l'autre, d'une année sur l'autre, c'est la cohérence. Parfois, quand une action similaire ne déclenche pas de pénalité, puis deux courses plus tard il y a quelque chose de similaire et l'un des pilotes reçoit une pénalité, nous sommes tous déroutés, et nous demandons des clarifications à la fédération."

"Je suis satisfait des choses en général et du fait que la sécurité soit la priorité lors des courses. Nous devrions éviter tout contact à la vitesse où nous allons, et nous devrions éviter tout changement de trajectoire au freinage, et toutes ces choses dont nous parlons parfois. Nous sommes en F1, et nous devrions nous respecter les uns les autres."

Des différences compréhensibles

Malgré sa requête de cohérence, Alonso comprend que les commissaires aient pu infliger une pénalité à Verstappen et non à Hamilton sur l'Autódromo Hermanos Rodríguez.

"Je pense que c'est différent d'un circuit à l'autre, d'un incident à l'autre", souligne l'Ibère. "Je pense qu'à Monza ça fonctionne, les vibreurs saucisses et les ralentisseurs qu'ils mettent pour ralentir la voiture. Sur certains circuits, c'est plus difficile d'avoir ce système. Je pense qu'à Mexico, il y a probablement eu deux incidents similaires, mais dans le cas de Hamilton, il y a eu la voiture de sécurité juste après."

"Je pense que s'il avait continué et conservé un avantage de trois secondes ou de 300 mètres sur Nico, s'il avait continué indéfiniment, on aurait pu dire qu'il en avait tiré un avantage, non seulement en coupant le virage mais aussi en termes de distance. Mais ensuite, il y a eu une voiture de sécurité. Que peut faire Charlie [Whiting] ? Il a retrouvé sa place normale. Comme je l'ai dit, chaque incident est différent du précédent, et parfois, il faut faire preuve d'un peu de bon sens. Les règles ne sont pas noir et blanc à l'heure actuelle."

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Auteur Benjamin Vinel
Type d'article Actualités