Formule 1 GP de Belgique

Il manque à Alpine un Mateschitz ou un Stroll, observe Abiteboul

Un leader visionnaire, avec une volonté inébranlable de gagner en Formule 1 : un profil qui manquerait aujourd'hui à Alpine, selon Cyril Abiteboul.

Pierre Gasly, Alpine A523

Aujourd'hui à la tête de Hyundai en WRC, Cyril Abiteboul commente avec un peu plus de recul et de facilité l'actualité de son ancienne écurie en Formule 1. Évincé lorsque Renault a rebaptisé le projet Alpine, l'ancien patron de la structure d'Enstone constate la période trouble traversée par ses anciennes troupes. Une crise de résultats et, surtout, une instabilité incarnée récemment par les départs successifs de Laurent Rossi, Otmar Szafnauer et Alan Permane.

Cyril Abiteboul se garde de toute leçon, lui qui connaît la difficulté d'un univers aussi concurrentiel que la catégorie reine. Il en connaît également les rouages et la marge de manœuvre nécessaire pour réussir, qui lui a peut-être manqué déjà en son temps. À l'heure où l'implication de certains grands constructeurs est plus forte qu'il y a une dizaine d'années, l'essentiel est selon lui ailleurs : le besoin vital est celui d'un leader à la vision claire et à la volonté absolue de réussite, quitte à ce qu'elle soit déconnectée des intérêts directs d'une marque.

"Je pense que ce qu'il faut à un niveau très élevé de l'organisation, c'est la volonté de quelqu'un de gagner à tout prix, presque en dehors de toute forme de structure de l'entreprise", explique Cyril Abiteboul à Motorsport.com. "Red Bull avait ça avec Mateschitz et, évidemment, l'héritage se perpétue. Stroll l'a et l'apporte chez Aston Martin, Ferrari l'a eu et l'a encore. Et Mercedes a été capable, malgré son environnement corporatif, de construire une structure qui offre ça au management de Mercedes F1. Je pense donc que c'est ce qu'il faut."

"Il ne s'agit pas d'opposer les constructeurs automobiles à ceux qui ne le sont pas. Il faut que quelqu'un, quelque part, soit capable de dire : 'On veut gagner, quoi qu'il en coûte'. Et je pense que c'est ce qu'il faut pour réussir, particulièrement en Formule 1."

Cyril Abiteboul observe la situation de son ancienne écurie.

Cyril Abiteboul observe la situation de son ancienne écurie.

Cyril Abiteboul considère que la vision claire, pérenne et garantie venant d'un leader peut contribuer à inculquer la culture de réussite au sein d'une écurie, bien plus que toute autre forme de discours. Une manière, à ses yeux, de permettre à une écurie de Formule 1 de voir ses membres se concentrer sereinement sur l'essentiel.

"Il faut que quelqu'un dise à l'écurie : 'Allez-y, tout ce dont vous aurez besoin, je vous le donnerai, et je vous protégerai'", insiste le Français. "Si ça implique une forme de lien avec le constructeur, pourquoi pas, mais il faut que quelqu'un apporte ce filet de sécurité à l'écurie."

"Il ne faut pas sous-estimer le lien qui existe entre l'écurie Mercedes et l'entreprise Mercedes. Mais un cadre de travail a été mis en place, il fonctionne et il est stable, de sorte qu'ils peuvent se concentrer sur ce qu'ils doivent faire, à savoir gagner des courses."

Propos recueillis par Tom Howard

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