Alpine rassure malgré un stock d'échappements à la limite

Alpine a utilisé un nombre important d'échappements en première partie de saison mais la situation devrait rester sous contrôle après la trêve estivale.

Alpine rassure malgré un stock d'échappements à la limite

C'est un volet réglementaire rarement évoqué mais qui place Alpine dans une situation quelque peu inconfortable. Pour la saison, chaque monoplace peut utiliser un maximum de huit échappements avant de faire face à des pénalités sur la grille de départ. Or, tandis que toutes les autres équipes n'ont pas utilisé plus de quatre échappements par voiture lors des 11 premiers Grands Prix de la saison (qui en compte théoriquement 23), Alpine a déjà monté sept éléments différents sur la monoplace d'Esteban Ocon et cinq sur celle de Fernando Alonso.

Ce sont des préoccupations liées à la fiabilité en début d'année qui ont contraint l'écurie d'Enstone à cet usage intensif des échappements, mais le problème a été réglé et devrait permettre de gérer la situation en deuxième partie de championnat, bien que la marge de manœuvre soit inévitablement réduite.

"Nous avons eu un problème au début de l'année, faisant que nous avons limité le kilométrage de nos échappements afin d'éviter une défaillance en course", explique Marcin Budkowski, directeur exécutif d'Alpine. "Nous avons donc introduit quelques échappements [neufs] en début de saison pour contenir le risque. Nous pensons avoir réglé le problème désormais avec une nouvelle spécification d'échappement introduite pendant la saison."

"Maintenant, nous gérons le stock. Nous avons un certain nombre d'échappements par voiture pour la saison, nous devons le gérer. Effectivement, on les gère entre les séances d'essais libres, les qualifications, les courses et en ayant un peu plus de stock, on peut les utiliser de la manière la plus efficace pour le reste de la saison. Je touche du bois mais nous ne pensons pas prendre de pénalités cette année. Bien sûr, étant donné que nous en avons utilisé plus que ce que nous aurions voulu faire en début de saison, nous sommes exposés."

Seule écurie à utiliser le moteur Renault cette année, Alpine estime que la concurrence a réussi à mieux progresser dans l'exploitation des unités de puissance et qu'il s'agit là d'une des conséquences. Après avoir reporté l'introduction d'un tout nouveau moteur en raison de la crise sanitaire, Renault lancera ce nouveau bloc en 2022. Un choix qui a inévitablement fait perdre du terrain dans ce domaine.

"Nous avons une analyse de la concurrence", explique Marcin Budkowski. "Et nous avons une assez bonne idée de notre position en matière de puissance, mais aussi de gestion d'énergie, de poids et d'intégration. Nous utilisons un moteur 2019, donc certains de nos concurrents ont fait des progrès que nous n'avons pas pu faire. Nous n'avions pas les ressources pour relancer le programme de développement sur le moteur de cette année et continuer à travailler sur le moteur 2022. Nous avons donc décidé de placer tous nos efforts sur 2022. C'est une décision stratégique. Je pense que c'est la bonne mais c'est difficile, car cette année nous avons perdu du terrain sur la concurrence."

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