Alpine, la thèse du bug monégasque ?

Alpine déplore un week-end monégasque "à oublier" mais estime que la tendance observée en Principauté demeure un cas à part.

Alpine, la thèse du bug monégasque ?

Après des signaux positifs à Portimão puis à Barcelone, Alpine a vécu un week-end particulièrement difficile à Monaco, où sa monoplace n'a jamais été à son aise. L'A521 s'est montrée rétive avec le fonctionnement des pneus, posant de gros problèmes à ses pilotes dans les rues de la Principauté. Malgré ce déficit de performance, Esteban Ocon est parvenu à ramener les deux points de la neuvième place après s'être qualifié 11e. En revanche, Fernando Alonso a terminé 13e après s'être qualifié 17e.

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Compte tenu des circonstances, l'écurie française estime avoir sauvé les meubles, même si l'opération comptable n'est pas franchement bonne, avec deux places perdues au championnat constructeurs face à des écuries qui ont fait le plein de points à Monaco : Aston Martin (+14) et AlphaTauri (+8).

"Ça pourrait être pire", résume auprès de Motorsport.com Marcin Budkwoski, directeur exécutif d'Alpine. "Malheureusement, nos concurrents ont bien profité de cette course, surtout ceux qui étaient derrière nous [au championnat] et qui ont marqué de plus gros points grâce aux deux leaders [Charles Leclerc et Valtteri Bottas] contraints à l'abandon. Donc au championnat, ça fait mal. Franchement, c'était un mauvais week-end pour nous."

"Nous avons eu du mal avec le rythme dès le jeudi, principalement avec les températures de pneus. Même si nous avons redressé un peu la barre avec Esteban en qualifications, car il a réussi à se qualifier dans une bonne position, la voiture n'était pas réglée pour faire fonctionner les pneus. Dans l'ensemble, c'est un peu un week-end à oublier. Cependant, il y a aussi beaucoup de leçons à en tirer."

Je pense que c'est un bug dans notre progression. 

Marcin Budkowski

Avant de se rendre à Bakou, Alpine occupe la septième place du championnat, à deux longueurs de la cinquième position mais à déjà 61 de la quatrième. Ce mauvais Grand Prix de Monaco ne saurait toutefois pas balayer d'un revers de main les espoirs entrevus lors des semaines précédentes. Le sentiment d'un cas particulier, si ce n'est accidentel, domine à ce stade.

"Je ne crois pas que ce soit un week-end qui veuille dire quelque chose par rapport à la progression que nous avons affichée au Portugal et à Barcelone", assure Marcin Budkowski. "Nous devons faire en sorte de laisser ça derrière nous, et aussi d'en apprendre quelque chose pour nous assurer de progresser et de ne pas nous faire surprendre de nouveau à Bakou. Il y a la voiture, les pneus, le circuit et les conditions atmosphériques : ce sont les quatre variables de l'équation. Je pense que c'est un bug dans notre progression."

Interrogé sur les difficultés beaucoup plus criantes du côté d'Alonso à Monaco, le directeur de l'équipe d'Enstone met en lumière l'impact important de la séance de qualifications, moment clé lors duquel Ocon a réussi à faire mieux fonctionner les gommes Pirelli au moment décisif.

"Ils avaient tous les deux du mal le jeudi et le samedi matin", explique Budkowski. "La différence, c'est qu'Esteban a réussi à faire fonctionner ses pneus dans le deuxième run de la Q1, pas Fernando. Ce n'était évidemment pas une bonne séance de qualifications, mais le fait de ne pas avoir fait fonctionner le pneu a empiré les choses. Je crois fermement que si Fernando avait réussi à faire marcher ses pneus aussi, il aurait été compétitif. Et franchement, si nous avions réussi à les faire fonctionner plus tôt dans le week-end, Esteban serait allé en Q3."

Propos recueillis par Adam Cooper  

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