Arrivabene balaie les "rumeurs infondées" d'une crise chez Ferrari

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Arrivabene balaie les
Par : Basile Davoine
19 oct. 2018 à 15:45

Maurizio Arrivabene assure que la Scuderia n'est pas dans une situation de crise, malgré la mauvaise série de résultats qu'elle vient de vivre.

Sebastian Vettel, Ferrari SF71H, devance Kimi Raikkonen, Ferrari SF71H
Sebastian Vettel, Ferrari
Sebastian Vettel, Ferrari SF71H devant Kimi Raikkonen, Ferrari SF71H et Romain Grosjean, Haas F1 Team VF-18
Kimi Raikkonen, Ferrari et Sebastian Vettel, Ferrari
Sebastian Vettel, Ferrari SF71H, devant Kimi Raikkonen, Ferrari SF71H
Sebastian Vettel, Ferrari SF71H
Maurizio Arrivabene, directeur de Ferrari
Sebastian Vettel, Ferrari, sort de sa voiture dans le parc fermé
Les ingénieurs travaillent sur la monoplace de Sebastian Vettel, Ferrari SF71H, in the garage
Sebastian Vettel, Ferrari SF71H
Des mécaniciens Ferrari déplacent la monoplace de Sebastian Vettel, Ferrari SF71H, dans la voie des stands

Dans une position délicate au championnat, Ferrari pourrait dire adieu à ses dernières chances de titre mondial chez les pilotes dès ce week-end si Lewis Hamilton venait à transformer l'essai à Austin. La Scuderia paye une série de contre-performances mais aussi d'erreurs, qui ont ouvert la porte à une dynamique difficile à endiguer chez Mercedes. De quoi déclencher un feu de critiques envers Sebastian Vettel, mais aussi Maurizio Arrivabene et, plus généralement, la gestion de l'écurie de Maranello.

Le directeur de Ferrari insiste toutefois pour rappeler qu'il n'y a pas de situation de crise dans son équipe. Lui-même s'était emporté envers ses hommes après l'erreur stratégique commise à Suzuka en qualifications avec le choix de pneus.

"J'ai eu l'impression que certaines personnes attendaient cette situation pour nous critiquer", confie Maurizio Arrivabene dans une interview accordée à Motorsport.com. "Depuis que je suis chez Ferrari dans le rôle de directeur d'équipe, je me place toujours en première ligne, et je continuerai à le faire. Après trois ans et demi, il était certain qu'un jour, un problème allait arriver, ce qui s'est probablement passé à Suzuka. Cela a ouvert la porte à ceux qui attendaient de créer la controverse pour rien."

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Pas de désorganisation chez Ferrari

Après Suzuka, Arrivabene a clairement fait savoir que Ferrari devait prendre le temps d'analyser ses erreurs et d'en tirer les leçons, mais selon lui, de telles discussions internes n'ont rien d'exceptionnel et sont logiques pour toute écurie souhaitant progresser.

Ça ne me dérange pas que l'on discute, c'est le silence qui me dérange", ajoute-t-il. "Ceci étant dit, il est clair que l'intérêt de certains est de créer une certaine confusion au sein de notre équipe. Lorsque l'on mène le Championnat du monde, un demi-sourire peut faire passer le message d'une équipe en grande harmonie. Mais si on glisse à la deuxième place, il est normal de moins sourire. Peut-être que nous devrions sourire davantage, si ça aide à stopper les rumeurs infondées."

"Nous sommes une équipe qui se bat contre un grand rival qu'est Mercedes, et ce n'est pas quelque chose que l'on peut faire avec une équipe désorganisée. Lors des trois derniers Grands Prix, nous avons connu une baisse de forme, nous le savons, mais nous avons analysé la situation et nous espérons avoir résolu les problèmes. Nous en aurons la preuve ici, à Austin. Mais nous ne devons pas oublier qu'il n'y pas que nous. Mercedes est aussi devenu plus fort, et ces deux choses liées ont déterminé ce que nous avons vu lors des dernières courses."

Comme il l'a déjà fait ces derniers jours, Arrivabene a également assuré Sebastian Vettel de toute sa confiance en dépit des erreurs en piste pour lesquelles il a été critiqué, et de son retard conséquent au championnat derrière Lewis Hamilton.

"J'ai souvenir de comebacks de Sebastian lors de certains titres mondiaux avec Red Bull", rappelle l'Italien. "À deux reprises, à six Grands Prix de la fin, il était derrière avec beaucoup de points de retard, et grâce à son talent et aussi une voiture compétitive, il a pu revenir et atteindre l'objectif. Avec le niveau de compétitivité que nous avons vu ces dernières années, il est indispensable d'avoir une excellente voiture pour remporter le titre mondial."

"Je me souviens de Ferrari en 2002 et 2004, qui avait une voiture qui pouvait combler les erreurs venant du pilote ou de l'équipe. Je dis toujours que l'on gagne et que l'on perd ensemble. Nous devons prendre en compte les erreurs des pilotes et de l'écurie. Faire le compte aujourd'hui des erreurs entre l'équipe et le pilote qui nous ont coûté des points ne change rien au classement."

Propos recueillis par Roberto Chinchero 

 
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À propos de cet article

Séries Formule 1
Événement GP des États-Unis
Lieu Circuit of the Americas
Pilotes Sebastian Vettel Boutique
Équipes Ferrari Boutique
Auteur Basile Davoine
Type d'article Actualités