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Aston Martin se dit "dans les temps" pour jouer le titre d'ici 2025

Malgré une saison 2022 en demi-teinte, l'écurie Aston Martin estime toujours réaliste son ambition de jouer le titre d'ici sa cinquième année d'existence.

Le nez de l'Aston Martin AMR22 avec le logo de 1920

Photo de: Zak Mauger / Motorsport Images

Lawrence Stroll s'est donné cinq ans pour faire d'Aston Martin une écurie capable de se battre pour le titre mondial. Un plan qui pourrait sembler contrarié par la saison délicate de l'équipe anglaise en 2022, bouclée comme l'an passé au septième rang du championnat constructeurs. Néanmoins, la manière dont l'équipe a su se remettre dans le droit chemin en fin d'exercice a conforté la confiance de ses dirigeants, même si Mike Krack, à la tête de la structure depuis moins d'un an, souligne le besoin de franchir encore des étapes majeures dans la progression.

"Par rapport à la manière dont on a débuté l'année, je pense que l'on était en retard [sur le plan initial]", admet le Luxembourgeois. "Mais je pense que l'on a bien rattrapé ce retard. Je crois que lors de la troisième année, il faut constater une amélioration, une progression claire en matière de performance, et je dirais que oui, on est dans les temps. Je pense que c'est un redressement impressionnant. On voit clairement l'impact de gens comme Dan [Fallows] et d'autres qui nous ont rejoint et se mélangent à d'autres qui étaient déjà là. On a une grosse dynamique et on ressent cet état d'esprit. Franchement, on a raison de croire que l'on peut continuer sur cette voie. Donc tout va bien de ce point de vue."

Lorsqu'il a succédé à Otmar Szafnauer juste avant le début de la saison, Mike Krack a adopté une approche prudente et s'est refusé à initier des changements trop importants et immédiats avant d'apporter sa propre patte sur le management de l'écurie. Un choix qu'il ne regrette pas aujourd'hui.

"Je pense que parfois, il est plus difficile de ne pas faire des choses radicales", avance-t-il. "Je crois qu'il est important de savoir rester calme. Je suis resté loin de la F1 pendant plusieurs années, mais certaines choses n'ont pas changé. Il faut analyser quel est le problème. Et on ne peut pas changer cinq choses à la fois. Donc il s'agit de savoir quelles sont les faiblesses que l'on veut corriger en premier."

À ce titre, améliorer, renforcer et apporter plus de confiance dans la manière de communiquer entre les ingénieurs et les pilotes a été un axe identifié par le nouveau patron pour avancer.

"Je me souviens très bien que l'on s'est tous réunis à Melbourne pendant un long moment", raconte Mike Krack. "Et on a décidé que la première chose à faire était de donner un retour d'information au pilote pour qu'il puisse sentir ce que fait la voiture avant que l'on puisse identifier ce qu'il fallait faire ensuite. De ce point de vue, je crois qu'il est important de faire confiance aux personnes que l'on a, sans anticiper des réactions rapides, car on perd du temps avant que des gens arrivent dans leur groupe, on perd quelques mois supplémentaires. Et nous avons les bonnes personnes, leur réaction a été très bonne."

Propos recueillis par Adam Cooper

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