Une partie de l'avenir de l'hypertendre se jouera à Montréal

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Une partie de l'avenir de l'hypertendre se jouera à Montréal
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6 juin 2018 à 09:30

Le Grand Prix du Canada sera un test crucial pour le pneu Pirelli hypertendre quant à son utilisation lors du reste de la saison.

Kevin Magnussen, Haas F1 Team VF-18
Valtteri Bottas, Mercedes AMG F1 W09
Fernando Alonso, McLaren MCL33
Sergey Sirotkin, Williams FW41
Esteban Ocon, Force India VJM11
Stoffel Vandoorne, McLaren MCL33
Nico Hulkenberg, Renault Sport F1 Team R.S. 18
Sebastian Vettel, Ferrari SF71H
Valtteri Bottas, Mercedes AMG F1 W09

Nouveau composé de la gamme Pirelli pour 2018, mélange le plus extrême en matière de tendreté, le pneu hypertendre a fait ses débuts en Grand Prix à Monaco, où il représentait neuf à onze des treize trains de pneus de chaque pilote.

Cette gomme a toutefois reçu un accueil mitigé, notamment peu appréciée par une écurie Mercedes qui peinait à la faire fonctionner, tandis que Pierre Gasly, au contraire, a fait 40 tours (dont trois en qualifications) dans un relais en hypertendres qui lui a permis d'obtenir la septième place de la course.

Le très sinueux tracé de la Principauté est toutefois peu représentatif des charges imposées aux pneus, et les performances de l'hypertendre à Montréal seront scrutées de près, même s'il a d'ores et déjà été annoncé qu'il serait utilisé pour Singapour.

"Il est important pour nous de comprendre le comportement de l'hypertendre au Canada", déclare Mario Isola, directeur de la compétition monoplace chez Pirelli, pour Motorsport.com. "Cela influencera le choix pour d'autres courses, plus tard cette saison."

"Chaque fois qu'on fait rouler un pneu, on apprend des choses. Maintenant, nous avons des connaissances sur l'hypertendre sur un tracé qui n'est pas Abu Dhabi ou Barcelone, où nous avions déjà testé. Mais Monaco est un circuit assez difficile. Il n'est pas si mal de tirer des conclusions, mais nous devons collecter davantage d'informations. Le Canada est un circuit différent, la traction y est plus importante par exemple, donc nous devons comprendre quelle est la dégradation à l'arrière plutôt qu'à l'avant."

Les gommes hypertendres ont notamment souffert de graining, et plusieurs pilotes ont préféré ne pas les chausser en course.

"Le graining n'était pas inattendu, surtout avec des températures un peu plus fraîches et avec beaucoup de carburant, l'hypertendre était sujet au graining", poursuit Isola. "À vrai dire, cela correspond bien à ce à quoi nous nous attendions, et aux données collectées ce jeudi."

"L'hypertendre a été conçu pour les circuits urbains. Il est relativement extrême, ça se voit au niveau d'adhérence et au temps au tour. Nous avons déjà vu lors des essais d'Abu Dhabi et aux tests de pré-saison de Barcelone que l'adhérence supplémentaire procurée par l'hypertendre était très élevée. Les pilotes ressentent cette adhérence supplémentaire, mais aussi la dégradation supplémentaire."

"Lors des essais de Barcelone après le Grand Prix d'Espagne, le commentaire le plus courant était que l'adhérence était très bonne dans les deux premiers secteurs et que l'on commençait à sentir de la dégradation dans le troisième secteur. La motricité est cruciale dans le troisième secteur, c'est donc le comportement normal d'un composé très, très tendre. À Montréal, nous aurons davantage de données, et ce sera très important pour comprendre où nous pouvons utiliser l'hypertendre."

Propos recueillis par Adam Cooper

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À propos de cet article

Séries Formule 1
Événement GP du Canada
Lieu Circuit Gilles-Villeneuve
Auteur Adam Cooper
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