Bakou souhaite accueillir les Qualifications Sprint

Le Grand Prix d'Azerbaïdjan voit l'introduction des Qualifications Sprint en Formule 1 d'un bon œil et demandera à accueillir ce format s'il est étendu à d'autres courses en 2022.

Bakou souhaite accueillir les Qualifications Sprint

Cette saison, le Championnat du monde de Formule 1 dépoussière sa séance qualificative en organisant pour la première fois de son Histoire des Qualifications Sprint, à savoir une course de 100 kilomètres le samedi permettant d'établir la grille de départ du Grand Prix. Selon toute vraisemblance, les Qualifications Sprint feront leurs débuts au Grand Prix de Grande-Bretagne, en juillet. Il est prévu d'utiliser également ce format en Italie et au Brésil, sous réserve de confirmation.

La Formule 1 a indiqué que ce nouveau format qualificatif est en cours d'évaluation. Ainsi, il pourrait être conservé ou abandonné en fonction de son succès. Si le format est maintenu au-delà de la saison 2021 et étendu à d'autres dates, certains ont d'ores et déjà fait part de leur intérêt, dont le Grand Prix d'Azerbaïdjan.

"Je sais que quelques pilotes se sont opposés [à l'introduction des Qualifications Sprint] et estiment que c'est assez risqué", a confié Arif Rahimov, directeur exécutif du circuit de Bakou, à Motorsport.com. "Pour être honnête, je pense que tout changement serait le bienvenu, et toute expérience serait bonne à prendre. Je suis un peu à l'opposé [des pilotes], je pense que la modification du format des week-ends est super, simplement pour rendre les choses plus intéressantes et inattendues pour les spectateurs."

"Je serais vraiment heureux d'organiser [les Qualifications Sprint] si on nous le proposait, si nous avions le choix de le faire d'une manière ou d'une autre. Je pense que tout changement serait excellent pour la Formule 1 en général. Il y a eu énormément de spéculations autour de la grille inversée, comme en Formule 2, et aujourd'hui, il y a les Qualifications Sprint. Je suis favorable à tous ces changements."

À la suite de l'annulation de la course l'an passé en raison de la pandémie de COVID-19, l'Azerbaïdjan fait son retour au calendrier de la F1 en 2021 et accueillera son cinquième Grand Prix au mois de juin. Son contrat avec la catégorie reine a été prolongé d'un an, courant désormais jusqu'en 2024, afin de compenser l'annulation de 2020. Néanmoins, Rahimov a déclaré qu'il n'était pas encore temps de discuter d'un accord à plus long terme.

"Nous n'avons pas encore commencé à parler des contrats à long terme", a-t-il expliqué. "Je pense que ce n'est pas un secret, la F1 essaie de proposer des contrats de trois ans à partir de maintenant. Je pense qu'ils essaient de les standardiser. [Le Grand Prix de 2021] était censé être la première course [du contrat de trois ans]. Donc non, nous n'avons pas commencé à parler de prolongation. Nous avons encore beaucoup de temps pour le faire, et cela ne devrait pas être un problème."

L'arrivée de Miami n'inquiète pas Bakou

Après avoir été organisé au mois d'avril en 2018 et 2019, le Grand Prix d'Azerbaïdjan 2021 se tiendra en juin et reprendra donc sa place d'origine, celle préférée par les organisateurs. Toutefois, il est incertain que l'édition 2022 se déroule à la même période de l'année en raison de l'ajout du Grand Prix de Miami, à qui il a été promis une place en juin, aux côtés du Grand Prix du Canada.

Interrogé à ce sujet, Rahimov, a expliqué que l'Azerbaïdjan ne voyait pas Miami comme une menace, affirmant même qu'un back-to-back (l'organisation de deux courses sur deux semaines) serait possible.

"[La F1] a déjà pris un avion direct entre Bakou et le Canada", a lancé le directeur exécutif, faisant référence à la saison 2016. "Bakou-Miami, c'est presque la même distance. Si [le GP de Miami] a lieu en juin, il peut être collé au Canada, ce qui est possible d'un point de vue logistique. C'est même moins compliqué qu'un [back-to-back] Bakou-Canada ou Bakou-Miami."

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"C'est vraiment difficile pour moi de spéculer sur le calendrier de l'année prochaine, car il y a tellement de choses qui vont changer. Nous n'avons même pas encore commencé à parler de l'année prochaine et de la place que nous voulons [au calendrier], car il y a eu énormément de discussions sur la course de cette année, sur toutes les nouvelles choses qui vont être mises en place."

Les plans de la Formule 1 pour son calendrier 2022 sont encore inconnus mais il est possible que l'objectif de 25 courses par an annoncé par Liberty Media il y a quelques années soit touché du doigt. Des inquiétudes ont été soulevées quant à l'impact d'un plus grand nombre de courses et à l'éventuelle saturation que cela pourrait entraîner, et l'Azerbaïdjan émet quelques doutes.

"Cela dépend des régions où il y aura des courses supplémentaires", a lancé Rahimov au sujet de la présence des spectateurs dans les tribunes. "Si nous ajoutons cinq courses aux États-Unis, peu de spectateurs américains [achètent un billet pour Bakou] de toute manière. Mais si nous ajoutons cinq courses au Moyen-Orient, ce sera un problème pour nous."

"De même avec les pays de la [Communauté des États Indépendants]. Nous avons beaucoup de spectateurs russes, s'ils doivent être détournés vers une autre ville, ce sera un problème. En ce qui concerne les spectateurs, tout est régional. Cela dépend de l'endroit où ces courses supplémentaires vont se dérouler. Mais je suis certain que [les fans] regarderont toujours notre course, parce qu'elle est la plus divertissante."

Avec Jonathan Noble

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