Bilans Saison 2021
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Bilan 2021 - Lance Stroll, le changement c'est pas maintenant

Pour sa cinquième année en F1, Lance Stroll a été pour la quatrième fois battu par un équipier bien plus expérimenté. Sa saison, discrète mais assez solide, laisse toutefois l'impression que le même schéma ne cesse de se répéter.

Bilan 2021 - Lance Stroll, le changement c'est pas maintenant

Ces bilans 2021 sont aussi l'occasion pour vous de noter chaque pilote, grâce au module situé au bas de cet article.

Pour la quatrième fois en cinq saisons, Lance Stroll avait à faire à un pilote expérimenté en tant qu’équipier. Mais alors qu'il a cette année lui-même atteint les 100 Grands Prix en F1 et qu'il se retrouvait confronté à un Sebastian Vettel dont la dynamique était clairement mauvaise sur les trois campagnes précédentes, il a échoué à battre l'Allemand en qualifications et aux points.

Pour la première saison officielle sous la pavillon Aston Martin, marquant le retour du constructeur dans le championnat après un bref passage à la fin des années 1950, l'écurie britannique n'a pas connu le niveau de performance attendu. Il faut dire que les changements aéro décidés en 2020 ont largement contribué à mettre la structure de Silverstone sous l'éteignoir dans un milieu de peloton toujours dense.

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Dans ces conditions, et sans surprise, Stroll n'a pas été excellent en qualifications mais n'a pas non plus été totalement écrasé par l'un des polemen les plus prolifiques de l'Histoire de la F1 : bloqué six fois en Q1 contre trois pour Vettel, il a atteint la Q3 six fois, soit une fois de moins que l'Allemand qui le bat 13 à 8 dans les séances où des temps ont pu être réalisés (14 à 8 au total). Les écarts au chrono sont en revanche toujours inquiétants puisque Vettel n'a été devancé de plus de trois dixièmes par Stroll qu'une fois alors que l'inverse est arrivé à cinq reprises.

Les qualifications ne sont pas le domaine de prédilection de Stroll depuis le début de son aventure en Formule 1 et force est de constater que cette caractéristique demeure. Cette habitude de se retrouver éloigné sur la grille de départ de son potentiel maximal est malgré tout compensée par sa capacité à regagner vite des positions et à terminer les courses. Mais là encore, ce n'est pas suffisant pour devancer Vettel au classement, même si au total, il aura vu l'arrivée devant son équipier plus souvent que l'inverse (10 à 8) et affiché une régularité certaine avec neuf top 10 contre sept.

Stroll a été le premier pilote à offrir à Aston Martin des points en terminant dans le top 10 des deux premiers GP de la saison, mais Vettel rattrapera bien vite son retard, lors de sa première entrée dans les points, à Monaco. Dans une course où l'écurie avait parfaitement su lire la stratégie, la mauvaise position de départ du pilote au #18 lui a coûté assez cher. Lors de l'épreuve suivante, à nouveau sur une stratégie décalée intéressante, c'est une crevaison soudaine qui a stoppé l'effort de Stroll, heureusement sans gravité. Mais Vettel en profitait pour monter sur le podium et prendre une avance irrémédiable sur son équipier.

Stroll a malgré tout continué à inscrire régulièrement des points dans cette période avec une dixième place et deux nouvelles huitièmes positions entre les GP de France et de Grande-Bretagne. En Hongrie, une grossière erreur au départ sur piste humide a contribué à ajouter au chaos provoqué par Bottas avant lui et favorisé la course surprise de son équipier, même si cette dernière, terminée sur la piste à la seconde place, s'est soldée par une disqualification.

Au retour de la trêve, Stroll se montrera clairement plus performant et terminera septième en Italie, après un départ autoritaire face à Vettel (ils auront un nouvel épisode tendu en Russie avant une erreur sous la pluie du Canadien), accrochera deux points en Turquie sur piste humide et signera son meilleur résultat de l'année au Qatar avec une belle sixième place.

En conclusion, la problématique du jugement des saisons de Lance Stroll semble ne jamais vraiment trouver de solution : en-dessous en qualifs, il est plutôt performant en course, et en atteint l'arrivée, ce qui lui rapporte des points. Sur l'ensemble de la saison, le voir être battu de neuf unités alors que le plus gros résultat de son équipier doit avant tout à des circonstances n'est pas infamant. Toutefois en se souvenant de la Hongrie, cet écart aurait pu être bien plus élevé.

Peut-être plus intéressant que de se pencher sur les défauts et qualités récurrents du Canadien est de se poser la question de ce qu'ils apporteront dans une Formule 1 version 2022 où les monoplaces seront censées mieux se suivre. Si Stroll continue de sous-performer en qualifications, ses courses seront peut-être encore mieux récompensées qu'actuellement. Mais comme nous le disions en introduction, avec déjà une centaine de GP à son actif, l'on pourrait s'attendre à ce que les défauts soient gommés ; ça ne semble pas encore être le cas.

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