Bilans Saison 2021
Dossier

Bilans Saison 2021

Bilan 2021 - Nikita Mazepin, coincé en Formule 1,5

La première saison de Nikita Mazepin en Formule 1 a été très agitée et le Russe n'a que très peu brillé. Il a cependant dû composer avec un matériel bien inférieur à la concurrence. 

Bilan 2021 - Nikita Mazepin, coincé en Formule 1,5

Ces bilans 2021 sont aussi l'occasion pour vous de noter chaque pilote, grâce au module situé au bas de cet article.

Dire que les Haas VF-21 étaient des voitures lentes serait un euphémisme. L'écurie américaine a complètement touché le fond cette saison en produisant les deux pires monoplaces du plateau. Difficile de prétendre aux points donc, et, pour de jeunes loups fraîchement issus de la Formule 2 comme Mick Schumacher et Nikita Mazepin, difficile de faire son trou en catégorie reine. 

Des deux hommes, Mazepin est celui ayant souffert le plus. Entre accidents, tête-à-queue (ce qui lui a valu le doux surnom de Mazespin) et cruel manque de rythme, le pilote russe a vécu une première saison en catégorie reine calamiteuse. Et les écarts de performance entre lui et Schumacher, tant en qualifications qu'en course, ont été très inquiétants. 

Tout d'abord, Mazepin n'a jamais passé le stade de la Q1. Certes, la VF-21 pouvait difficilement prétendre à mieux, toutefois Schumacher a été capable de surpasser les attentes de ses employeurs en se hissant en Q2, et ce à deux occasions différentes. 

En faisant la moyenne de tous les classements en qualifications, Mazepin chevauche les 19e et 20e positions (moyenne de 19,55) en qualifications, Schumacher compte quant à lui une à deux places d'avance (moyenne de 18,05). L'ancien pilote Hitech en Formule 2 a accusé un retard moyen de neuf dixièmes de seconde sur son coéquipier, ce qui est le plus mauvais score de la grille. En outre, Mazepin n'a jamais devancé Schumacher en qualifications lorsque celui-ci n'avait pas d'accident le samedi. Là aussi, c'est une énorme gifle. 

Nikita Mazepin au GP de Bahreïn

Nikita Mazepin au GP de Bahreïn

Cela ne s'est en rien arrangé le jour des courses. Il n'a pas été rare de voir le pilote être lâché par son coéquipier et couper la ligne une trentaine de secondes après lui. À vrai dire, Mazepin a été tout le temps devancé lorsque les deux pilotes Haas ont vu l’arrivée, à l'exception des Grands Prix de Monaco et de São Paulo, deux week-ends où Mazepin avait l'ascendant sur son voisin de garage.

Difficile donc d'excuser les performances du Russe, mais il reste possible de les nuancer. Par exemple, lors de la première partie de l'année, Mazepin s'est plaint du poids de son châssis qui, selon lui, était plus lourd que celui de son coéquipier. Le Russe a donc reçu un nouvel exemplaire à compter du Grand Prix de Belgique, toutefois cela n'a fait aucune différence sur la feuille des temps. 

On a également senti une forte pression psychologique, probablement liée à la domination totale de Schumacher : aux qualifications du Grand Prix de São Paulo, Mazepin avait la rare opportunité de devancer son coéquipier sur la grille, toutefois un blocage de roue l'en a empêché. Peu après, en interview, le Russe était particulièrement marqué par cette faute de pilotage, lui qui avait la voix tremblante et les larmes aux yeux.

Enfin, outre pour la pointe de vitesse non existante, Mazepin nous a marqués cette année par sa grande difficulté à gérer la pluie et, surtout, pour son agressivité excessive. Déjà très échaudé en formules de promotion, Mazepin a montré tout au long de l'année à quel point il pouvait franchir la limite de l'acceptable, la plupart du temps dans des batailles futiles avec son coéquipier pour le gain de la pénultième position. En Azerbaïdjan et aux Pays-Bas, il a été coupable de manœuvres dangereuses, tant pour lui que pour son rival allemand.

Les standards en matière de pilotage n'ont pas été très bons en général cette saison, il faut l'admettre. Mais les rudes défenses de Mazepin ne sont pas dignes de la Formule 1. Peut-être gagnera-t-il ses galons au volant d'une meilleure voiture en 2022 mais, pour l'instant, un tel écart de performance entre deux rookies est particulièrement alarmant.

partages
commentaires
Sainz a dû "copier" le pilotage de Leclerc chez Ferrari
Article précédent

Sainz a dû "copier" le pilotage de Leclerc chez Ferrari

Article suivant

La Ferrari et le moteur F1 2022 auront "beaucoup d'innovations"

La Ferrari et le moteur F1 2022 auront "beaucoup d'innovations"
Charger les commentaires