Bilan mi-saison - Le double pari tenu de Nico Hülkenberg

Aux yeux de tous, il y a un avant et un après Le Mans dans la première partie de saison de Nico Hülkenberg en 2015. Un constat facilité à la lecture des résultats du pilote allemand, mais qu’il serait trop réducteur de retenir. 

Pour la première fois de sa carrière, celui qui s’est révélé chez Williams en 2010 a trouvé un peu de stabilité et a pu débuter une deuxième saison consécutive dans la même équipe. Mais l’intersaison a été compliquée chez Force India, avec des essais hivernaux tronqués et une monoplace prête en retard. Et encore, c’est avec une version non-définitive de la VJM08 que l’écurie a débuté le championnat.

Photos : La victoire au Mans de Nico Hülkenberg

Dans ces conditions, la 7e place décrochée à Melbourne par Hülkenberg a relevé d’un petit miracle, en tirant parti au mieux des incidents de course. Puis il y a eu une traversée du désert de cinq courses sans inscrire le moindre point. 

Le Mans, une sacrée cerise sur le gâteau!

Autorisé par son équipe à aller disputer les 24 Heures du Mans cette saison avec Porsche, Hülkenberg a rapidement dû répéter à de nombreuses reprises que ce double programme n’affectait pas son travail en F1. Difficile de lui donner tort à l’heure du bilan à mi-parcours! Quant à son team, le bon coup a été flairé avec de belles retombées médiatiques autour d’un pilote qui a trouvé grâce aux yeux des médias. 

S’il a retrouvé les points au Canada, dans un Grand Prix justement placé entre deux rendez-vous manceaux, c’est avant tout parce que Force India a progressé de course en course pour affiner sa monoplace, tout en préparant l’entrée en piste d’une version B fortement évoluée. 

On ne peut toutefois pas nier que le mois de juin a été exceptionnel pour Hülkenberg et que l’aventure du Mans l’a aidé à renforcer sa confiance et son mental. Vainqueur des 24 Heures du Mans de main de maître, dès sa première participation avec ses coéquipiers Nick Tandy et Earl Bamber chez Porsche, il a surfé sur la dynamique avec brio. Une semaine après son succès retentissant sur le double tour d’horloge sarthois, il prenait la 6e place du Grand Prix d’Autriche. C’est ce qui reste son meilleur résultat cette saison à l’heure actuelle. 

Hülkenberg plus efficace que Pérez

A Silverstone, Force India a lancé une version largement évoluée de la VJM08, qui a rapidement tenu ses promesses. Septième, Hülkenberg a ajouté 6 points supplémentaires à un compteur qui en compte 24 et le place 9e du championnat. Le total aurait pu être meilleur sans cette spectaculaire mésaventure en Hongrie, avec un aileron avant qui s’est décroché en pleine ligne droite. 

Quoi qu’il en soit, malgré une première partie de saison en dents de scie, davantage due aux retards pris par Force India sur le plan technique, Hülkenberg conserve l’ascendant qu’il avait déjà sur son coéquipier Sergio Pérez. Mais l’écart n’est pas aussi évident qu’il ne l’était en 2014.

En plus de compter 9 points de plus que le Mexicain au championnat, il l’a devancé à 8 reprises en 10 séances de qualifications. Paradoxalement, ce n’est pas une vérité en course puisque Pérez mène 5-4 sur ce début de saison, les deux pilotes ayant abandonné en Hongrie. Mais Hülkenberg reste à ce jour le plus efficace quand la monoplace est compétitive sur un tracé et qu’il faut ramener des points importants. 

Une donnée absolument essentielle, alors que ses plans pour 2016 sont encore incertains. On le dit parmi les candidats possibles à un baquet chez Ferrari, mais l'Allemand n'y figure pas (plus) en tête de liste. Il faudra donc convaincre la Scuderia... ou une autre équipe. 

Écrire un commentaire
Montrer les commentaires
A propos de cet article
Séries Formule 1
Pilotes Nico Hülkenberg
Équipes Force India
Type d'article Analyse
Tags analyse, bilan, mi-saison