Bilan mi-saison : Pastor Maldonado rêvait plus haut

Après trois saisons passées chez Williams, Pastor Maldonado avait choisi de changer d’air

Après trois saisons passées chez Williams, Pastor Maldonado avait choisi de changer d’air. Pas vraiment retenu par son ancienne équipe, où il s’était agacé du manque de compétitivité en fin d’année 2013, le Vénézuélien a rapidement séduit Lotus grâce au soutien financier de PDVSA. Une aubaine pour un team à la recherche de liquidités.

Sur le papier, l’opération semblait idéale pour le vainqueur du Grand Prix d’Espagne 2012 : il rejoignait la quatrième force du plateau à l’époque, capable de remporter une course lors des deux dernières saisons. Mais le conte de fées a rapidement tourné au cauchemar. Dès les premiers essais, les difficultés de Lotus avec sa E22, avant tout sur le plan de la fiabilité, ont fait comprendre à Maldonado que la saison ne serait pas un long fleuve tranquille.

Lors des week-ends de Grand Prix, il faut dire que la réussite n’a pas vraiment touché l’ancien pilote Williams. Rares sont les séances qui se sont déroulées sans le moindre pépin technique. Ajoutez à cela quelques erreurs notables, comme cette sortie de piste à l’entrée des stands du circuit de Shanghai, et le bilan est plus que morose.

En qualifications, Maldonado ne s’est qualifié devant son coéquipier Romain Grosjean qu’à une seule reprise. C’était à Silverstone où, 13e sur la grille de départ, il n’avait même pas pu profiter de cette bonne position, finalement exclu à cause d’une panne d’essence qui avait empêché le prélèvement de l’échantillon par les commissaires techniques.

Celui qui a passé le moins de temps en piste

En course, son meilleur résultat est une 12e place, obtenue à Hockenheim. Là encore, les ennuis mécaniques ne l’ont pas épargné depuis le début de l’année : Maldonado est tout simplement le pilote qui a couvert la plus faible distance de course cette saison, avec 487 tours. On est loin des 698 boucles parcourues par un Fernando Alonso qui a vu le drapeau à damier à chaque Grand Prix.

Enfin, on ne peut pas occulter les multiples contacts en piste engendrés ou subis par le pilote Lotus. L’un des plus marquants reste celui survenu à Bahreïn, lorsqu’il a harponné et emmené en tonneau la Sauber d’Esteban Gutiérrez en sortant des stands. Le « match retour » a eu lieu à Silverstone, avec une belle cabriole de Maldonado, heurté par le Mexicain. Lors du dernier Grand Prix en Hongrie, c’est Jules Bianchi que le Vénézuélien est allé percuter. Le constat que l’on peut dresser, c’est qu’il est l’un des deux pilotes – avec le Français de chez Marussia – à compter le plus de points de pénalité sur sa licence à ce jour : 4.

Au milieu de tous ces points noirs, Maldonado peut se satisfaire d’une bonne nouvelle, celle d’avoir sécurisé son avenir. Lotus a activé rapidement l’option lui permettant de conserver dans ses rangs le pilote et son soutien financier.

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Séries Formule 1
Pilotes Fernando Alonso , Pastor Maldonado , Romain Grosjean , Esteban Gutiérrez , Jules Bianchi
Équipes Sauber , Williams
Type d'article Actualités