Bilan mi-saison - Pérez soutient la comparaison mais concrétise moins

À l’aube de la saison 2015, Sergio Pérez avait déclaré vouloir réaliser la meilleure saison de sa carrière. Confirmé chez Force India, qu’il a rejoint l’an passé après un épisode doux-amer chez McLaren en 2013, le Mexicain ne manque jamais d’ambition.

Mais derrière le discours, l’ancien protégé de la Ferrari Driver Academy a dû composer, au même titre que son coéquipier, avec les difficultés financières de son team en début de saison. Principale conséquence : une monoplace mise en piste tardivement pendant l’hiver, encore trop brute et en manque d’évolutions majeures avant la mi-saison. 

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Dans ces conditions, les 15 points glanés par Pérez durant les 10 premiers Grands Prix de la saison apparaissent comme un bon résultat. Ni formidable, ni décevant, son bilan à mi-parcours est en phase avec ce que l’on pouvait attendre de lui. Bien sûr, si on le compare à celui de l’année précédente, il manque ce coup d’éclat réalisé à Bahreïn en décrochant un podium inattendu derrière les deux Mercedes. Mais la VJM08 ne peut tout simplement pas y prétendre, en tout cas pas avant d’avoir reçu un développement majeur pour en faire une version B prometteuse depuis Silverstone. 

Un duel plus serré qu’en 2014

Parfois irrégulier, Pérez soutient mieux la comparaison avec Nico Hülkenberg sur cette première partie de saison qu’en 2014. Le bilan entre les deux hommes est plutôt équilibré. Certes, en qualifications l’Allemand domine quasiment sans partage, ayant devancé le Mexicain 8 fois sur 10. En revanche, les débats s’inversent en course avec un avantage de 5-4 pour Pérez. 

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Mais le natif de Guadalajara score moins que son coéquipier, redoutable d’efficacité quand les opportunités se présentent. Il n’empêche que les 24 points inscrits par Hülkenberg et les 15 points marqués par Pérez constituent un écart encore relativement faible. Surtout, Pérez est entré à 5 reprises dans le Top 10, contre 4 pour son coéquipier. 

Depuis un an, tous les deux ont la confiance absolue de leur employeur, qui n’échangerait son duo pour rien au monde, à moins d’y être contraint et forcé pour des raisons autres que sportives. Ce sera peut-être le cas en 2016. 

Une deuxième partie de saison taillée pour Force India?

Comme Hülkenberg, Pérez a largement limité les dégâts durant la première moitié de l’année, allant chercher des points parfois inaccessibles sur le papier avec une monoplace moyenne. Mais l’arrivée de la version B de la VJM08 lors du Grand Prix de Grande-Bretagne a ravivé les ambitions et les espoirs, à la fois pour l’équipe et pour ses pilotes. 

Le coup d’arrêt hongrois, avec deux défaillances mécaniques surprenantes et surtout très dangereuses, devrait rapidement être remisé au rang des mauvais souvenirs quand viendra l’heure de reprendre la piste à Spa-Francorchamps. Et sur des pistes à haute vitesse, avec moins d’appui qu’ailleurs, le bloc Mercedes permettra probablement à Force India de faire quelques étincelles. Charge à Pérez de concrétiser au moins autant que son voisin de garage! 

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