Bilan mi-saison - Vettel déjà leader naturel de Ferrari

On avait quitté Sebastian Vettel visiblement lassé, déçu par la nouvelle réglementation de la F1, et insatisfait d’une saison 2014 bien morne, marquée par les désillusions et la malchance. Quitter la catégorie reine lui avait même traversé l'esprit. Un contraste saisissant avec les quatre années précédentes d’un règne sans partage sur la discipline avec Red Bull Racing. Contraste tout aussi fort avec le sourire retrouvé de l’Allemand, dès les premiers rendez-vous de l’année 2015. 

Après avoir coupé le cordon avec le giron Red Bull pour réaliser son rêve d'enfant en rejoignant Ferrari, Vettel s’est immédiatement mis au travail. Dans une Scuderia en pleine mutation, il n’a pas tardé à faire l’unanimité. 

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Il le dit lui-même, sa première partie de saison a été "phénoménale", et décrocher un podium dès la première course en Australie a facilité l’adaptation, la mise en confiance et la possibilité de regarder vers l’avenir avec ambition. Dès la Malaisie, le succès précoce obtenu à Sepang a tenu lieu de confirmation, gravant dans le marbre le début d’une collaboration qui s’annonce forcément fructueuse. 

Une relation forte avec son équipe

À mi-parcours du championnat 2015, Vettel affiche une régularité sans faille : deux victoires, cinq podiums supplémentaires et jamais classé au-delà de la cinquième place en course. Un bilan qui lui permet d’être solidement accroché à la troisième place du championnat, à 42 points de Lewis Hamilton. Suffisamment pour conserver un rôle d’outsider, au cas où… 

Si Vettel brille en piste, il en fait tout autant en interne. La relation avec son équipe apparaît idéale et son arrivée entre sans contestation possible au rayon des nombreux "atouts fraîcheur" qui ont permis à Ferrari de débuter sa reconstruction à tous les niveaux. 

Le quadruple Champion du Monde est également dans une position de confort enviable par rapport à son coéquipier. Son entente avec Kimi Räikkönen est excellente, et il a en même temps pris sportivement le dessus sur celui-ci. De quoi s’affirmer comme le leader naturel de l’équipe, tout en apportant son soutien au Finlandais en laissant entendre qu’il aimerait le voir conserver son baquet en 2016. 

Leader naturel et image positive

Dans les faits, la domination de Vettel sur Räikkönen est incontestable. Il a fait mieux que lui en qualifications à 8 reprises en 10 Grands Prix, et l’on retrouve exactement le même rapport pour ce qui est des résultats en course. Surtout, avec 160 points marqués, l’Allemand peut se targuer d’avoir ramené près de 70% du total dont dispose Ferrari au championnat constructeurs. 

Cette première partie de saison a également permis de découvrir une face peut-être nouvelle de Sebastian Vettel. Le pilote reste travailleur, l’homme reste discret quant à ses affaires personnelles, mais il s’est toutefois déjà libéré de l’image qui était la sienne chez Red Bull. Là où certains pouvaient largement douter, il a su conquérir les Tifosi et, s’il est trop tôt pour l’affirmer, il semble sur la bonne voie pour entrer dans leur cœur. 

Son côté humain transparaît également et, à l’heure où les moteurs sont réduits au silence jusqu’au Grand Prix de Belgique, ses mots chargés d’émotion dans sa radio après avoir franchi la ligne d’arrivée en Hongrie résonnent encore pour saluer la mémoire de Jules Bianchi. En français dans le texte. 

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