Bilan saison - Sergio Pérez doit encore convaincre

Expliquer les difficultés de Sergio Pérez par le fait que le pilote Mexicain s’acclimate à un nouvel environnement de travail n'est juste que jusqu’à un certain point

Expliquer les difficultés de Sergio Pérez par le fait que le pilote Mexicain s’acclimate à un nouvel environnement de travail n'est juste que jusqu’à un certain point. Car un pilote remercié par deux teams consécutivement (Sauber puis McLaren) en autant d’années ne peut être étranger à ces décisions prises à son encontre, et s’expose également obligatoirement à la récurrence d’une difficulté d’acclimatation que certains rookies apprivoisent cependant en seulement quatre mois.

Chez Force India, Pérez a disposé d’une nouvelle (nouvelle) chance. Celle-ci se basait d’une part sur le potentiel affiché par le pilote lors d’une ère révolue où les pneus Pirelli se comportaient de façon plus extrême, et où sa Sauber était une auto particulièrement douce avec les enveloppes pneumatiques. La valeur du Mexicain était d’autre part intéressante pour une équipe de milieu de plateau désireuse de comprendre comment fonctionne au jour le jour l’organisation d’une structure telle que McLaren. Enfin, si Force India emploie ses pilotes et ne fait pas appel à des prestataires payants, Pérez représente un juste milieu, amenant tout de même avec lui de solides arguments financiers liés à son passeport.

Disposant d’un matériel compétitif dès le début de l’année, d’un équipier solide faisant lui aussi un changement de team (même s’il s’agissait d’un retour au bercail dans son cas), et d’un bloc Mercedes-Benz dans le dos, le Mexicain a tout de même globalement déçu, même si son bilan reste meilleur que celui de l’an dernier.

10ème du championnat, Pérez totalise 59 points cette saison, soit moins que ce qu’a inscrit Hülkenberg en une demi-saison. 29 unités furent récoltées par le Mexicain en première moitié de saison, ponctuée par l’unique podium Force India, en Chine. Le mérite de Pérez aura d’avoir été au même niveau en seconde moitié d’année, alors que Force India relâchait le développement de l’auto et que la comparaison avec Hülkenberg devenait plus simple.

Le team aura beau dire que Pérez représente un choix indiscutable pour 2015, les options ne manquaient pas pour les troupes de Vijay Mallya. La confirmation de la prolongation de Pérez est intervenue tardivement ; bien plus que celle de Hülkenberg. L’une des raisons ? Battu 12-7 en qualifications par son équipier, Pérez est bien loin du score de 12-7 enregistré entre Ricciardo et Vettel ou encore Vergne et Kvyat : ne dépassant pas le dixième de seconde au tour chez les duos du Taureau Ailé, la différence de rythme culmine à près d’une demi-seconde au tour chez Force India !

Que Hülkenberg ait porté son équipe plus haut qu’elle ne pouvait réellement voler ou non, nombreux sont ceux à penser que les 27 points nécessaires pour passer McLaren au championnat des constructeurs sont imputables au déficit accumulé par Pérez sur des erreurs évitables et un rythme trop faible en qualifications. Avec une récolte mathématique à la hauteur de celle de son équipier, Pérez aurait même permis à son team de sérieusement menace la quatrième place de Ferrari.

Rationnel, son team estime qu’après une année d’acclimatation, 2015 sera la saison de l’évaluation du plein potentiel de son pilote. De cet exercice dépend sans doute grandement l’avenir F1 du Mexicain, qui a encore beaucoup à prouver en tant que leader de team.

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