Valtteri Bottas, 11e étoile de Mercedes en F1

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Valtteri Bottas, 11e étoile de Mercedes en F1
Par : Fabien Gaillard
25 janv. 2017 à 18:15

En rejoignant Mercedes AMG F1, Valtteri Bottas va devenir, à Melbourne, le 11e pilote à courir pour l'écurie officielle de la marque allemande. Retour en images sur les hommes de l'étoile.

Diapo
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Juan Manuel Fangio (1954-1955)

Juan Manuel Fangio (1954-1955)
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Photo de: Daimler AG

Champion en 1951, Juan Manuel Fangio connaît deux saisons suivantes compliquées : après une année 1952 blanche en raison d'une grave blessure, sa Maserati n'est pas suffisamment performante face à la Ferrari d'Alberto Ascari en 1953. Mercedes le contacte en vue de 1954, où la marque veut faire son retour en GP, et le convainc de rejoindre ses rangs, qu'il connaît bien pour avoir roulé sous ses couleurs lors d'épreuves en 1951.

Juan Manuel Fangio (1954-1955)

Juan Manuel Fangio (1954-1955)
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Photo de: Daimler AG

Ses voitures n'étant prêtes que pour le GP de France, Mercedes accepte que Fangio commence la saison 1954 avec Maserati. Une fois en piste, les flèches d'argent, les fameuses W196 et W196s, se révèlent dominatrices : il remporte quatre GP sur six en cette fin de saison, portant son total à six victoires sur neuf, et glane son second titre. Puis, en 1955, il gagne à nouveau quatre courses sur six avec Mercedes, coiffant une troisième couronne. Le constructeur allemand se retire en fin d'année – notamment en raison du drame des 24 Heures du Mans – et Fangio trouve alors refuge chez Ferrari pour 1956.

Karl Kling (1954-1955)

Karl Kling (1954-1955)
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Photo de: Daimler AG

Karl Kling – ici à droite de Fangio, avec les lunettes autour du cou – a commencé la course automobile peu avant la Seconde Guerre mondiale. Lors de celle-ci, il officiera dans l'armée de l'air allemande, la Luftwaffe. Quand Mercedes amorce son retour en compétition automobile, il est un des pilotes officiels de la marque et compte quelques succès internationaux majeurs.

Karl Kling (1954-1955)

Karl Kling (1954-1955)
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Photo de: Daimler AG

Il fait logiquement partie des pilotes qui vont disputer le championnat du monde de Formule 1 dès 1954. Face à des pilotes de la trempe de Fangio ou de Sterling Moss, l'Allemand montre ses limites et, alors que l'Argentin enchaîne les succès comme des perles, Kling doit se contenter de deux podiums en 14 GP. Il tire sa révérence en même temps que Mercedes quitte la F1, fin 1955, et devient directeur sportif de la marque.

Hans Herrmann (1954-1955)

Hans Herrmann (1954-1955)
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Photo de: Daimler AG

Hans Herrmann – ici à gauche, aux côtés de Fangio et Kling – était un pilote junior de Mercedes. De ce fait, il était souvent au volant de monoplaces plus vieilles et donc moins rapides que celles de ses équipiers.

Hans Herrmann (1954-1955)

Hans Herrmann (1954-1955)
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Photo de: Daimler AG

Il réussira à signer un podium lors du Grand Prix de Suisse 1954, disputé dans des conditions humides. Il s'agira de son seul podium en F1. En 1955, lors des essais du GP de Monaco, il se blesse et doit tirer un trait sur le reste de la saison.

Hermann Lang (1954)

Hermann Lang (1954)
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Photo de: Daimler AG

Hermann Lang est surtout connu pour ses succès d'avant-guerre. L'Allemand était, au même titre que Rudolf Caracciola, Bernd Rosemeyer, Manfred von Brauchitsch ou encore Tazio Nuvolari, l'un des pilotes de pointe de Mercedes dans les années 1930, avec pour lui des victoires marquantes comme lors des Grands Prix de Tripoli et de l'AVUS en 1937. En 1953, il participe à un GP de F1 pour le compte de Maserati et termine cinquième, inscrivant deux points.

Hermann Lang (1954)

Hermann Lang (1954)
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Photo de: Daimler AG

Mais Lang (ici au volant d'une Mercedes 300 SL Roadster lors d'une course de voitures de sport au Nürburgring en 1952), à 45 ans, souffre pour ne serait-ce que pouvoir participer aux courses lors de l'année 1954, où il est souvent supplanté par les jeunes loups de Mercedes. En réalité, il ne prend part qu'au GP d'Allemagne. Après un tête-à-queue au bout d'une dizaine de tours et alors qu'il était un temps second, il décide de ne pas tenter le diable et arrête sa carrière.

Stirling Moss (1955)

Stirling Moss (1955)
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Photo de: LAT Images

Stirling Moss, qui a commencé en F1 en 1951, décide pour 1954 de délaisser les constructeurs britanniques peu inspirés et de s'acheter une Maserati 250F, qu'il engage à titre privé. Il impressionne tellement que l'écurie officielle italienne le recrute pour remplacer Onofre Marimon, qui se tue au Nürburgring. En fin de saison, Mercedes choisit de l'engager pour 1955.

Stirling Moss (1955)

Stirling Moss (1955)
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Photo de: Daimler AG

En rejoignant Mercedes, s'il a entre les mains la meilleure voiture du peloton, il tombe aussi sur un obstacle de taille : Fangio. Le Britannique ne parviendra à le devancer à l'arrivée que lors du GP de Grande-Bretagne, même si des doutes subsistent encore aujourd'hui sur la réelle volonté de l'Argentin de le battre ce jour-là. Deuxième du championnat en fin d'année, il retrouve Maserati en 1956 après le départ de Mercedes.

André Simon (1955)

André Simon (1955)
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Photo de: LAT Images

Après avoir débuté en Formule 1 en 1951 sous les couleurs de Gordini, André Simon rejoint Ferrari où il participe à deux courses du championnat du monde en 1952. Au sein de la Scuderia, son rôle est simple : il doit contractuellement laisser sa voiture aux pilotes de pointe (Farina, Ascari, Villoresi) s'ils ont un problème. En 1953, il se blesse et doit faire une croix sur la compétition.

André Simon (1955)

André Simon (1955)
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Photo de: LAT Images

Le Français (ici sur une Ferrari) retrouve la Formule 1 en 1955 quand Mercedes décide de l'engager pour pallier le forfait de Hans Herrmann, blessé lors des essais de Monaco. Il dispute donc la course mais doit abandonner sur problème technique. Il s'agira de sa seule apparition en F1 avec la marque allemande, au sein de laquelle il restera, notamment comme pilote d'essais, jusqu'au retrait de la marque. Après Monaco 1955, il disputera encore quatre GP.

Piero Taruffi (1955)

Piero Taruffi (1955)
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Photo de: LAT Images

Piero Taruffi – ici à gauche – débute sa carrière en sport automobile en 1930, après plusieurs saisons en moto. Il enchaînera les bonnes performances et les places sur les podiums tout en conservant un certain éclectisme, avec par exemple la participation au championnat de France de ski en 1933. Après la guerre, il retrouve la compétition automobile et découvre la F1. Il roule pour Ferrari de 1951 à 1955, avec comme meilleur résultat une victoire lors du GP de Suisse 1952.

Piero Taruffi (1955)

Piero Taruffi (1955)
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Photo de: LAT Images

En 1955, il participe à deux Grands Prix pour le compte de Mercedes, où il réussit deux bonnes performances : il termine quatrième en Grande-Bretagne avant de signer la seconde position au terme du GP d'Italie, derrière Fangio. Après le retrait de Mercedes, il s'engage avec Maserati et brille en Endurance, avec notamment la victoire dans les Mille Miglia en 1957.

Michael Schumacher (2010-2012)

Michael Schumacher (2010-2012)
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Photo de: XPB Images

Après avoir acquis sept titres de champion du monde de F1, ainsi que 91 victoires et 68 poles en 16 années de carrière, Michael Schumacher est contraint à la retraite par Ferrari, qui le remplace fin 2006. Après trois années sans le moindre GP, et après avoir manqué l'occasion de remplacer Felipe Massa courant 2009, il rejoint officiellement Mercedes pour la saison 2010, qui marque le retour du constructeur dans la discipline reine après 54 ans sans équipe officielle.

Michael Schumacher (2010-2012)

Michael Schumacher (2010-2012)
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Photo de: XPB Images

L'engouement suscité par ce retour retombe assez vite, la faute à une monoplace qui n'est pas dans le rythme des meilleures et qui permet à peine d'espérer des podiums. En trois saisons, Schumacher n'en signera d'ailleurs qu'un seul – son 155e, à Valence en 2012. Il se retirera pour de bon au terme de cette même saison.

Nico Rosberg (2010-2016)

Nico Rosberg (2010-2016)
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Photo de: XPB Images

Avant de rejoindre Mercedes, Nico Rosberg dispute en Formule 1 quatre saisons complètes avec Williams, où il signe comme meilleur résultat la deuxième place du Grand Prix de Singapour 2008. Il est engagé par l'étoile au moment de son retour en compétition, pour la saison 2010.

Nico Rosberg (2010-2016)

Nico Rosberg (2010-2016)
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Photo de: Hazrin Yeob Men Shah

Lors des trois premières saisons, même si les Mercedes manquent de performance, il se montre plus véloce que Schumacher et remporte notamment un GP, en Chine en 2012. En 2013, il remporte deux succès mais est devancé par Lewis Hamilton, nouvel arrivant, au classement. Cela perdurera lors des deux saisons suivantes, début de l'ère du V6 turbo hybride, où Rosberg sera dominé par le Britannique et vice-champion à deux reprises. En 2016, cependant, il prend sa revanche et remporte le titre avant de prendre sa retraite, à 31 ans.

Lewis Hamilton (depuis 2013)

Lewis Hamilton (depuis 2013)
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Photo de: XPB Images

Champion du monde pour sa deuxième saison en F1 avec McLaren en 2008, Lewis Hamilton connaît quatre années suivantes plus compliquées, même s'il remporte toujours au moins deux victoires et joue même le titre jusqu'au dernier GP en 2010. En 2012, frustré par les problèmes techniques qu'il rencontre et qui l'empêchent de jouer le titre, il fait le choix de rejoindre Mercedes pour la saison 2013, en remplacement de Schumacher.

Lewis Hamilton (depuis 2013)

Lewis Hamilton (depuis 2013)
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Photo de: XPB Images

Après la saison 2013, où il gagne son premier GP avec l'étoile en Hongrie, Mercedes réussit parfaitement le passage à l'ère turbo hybride et Hamilton remporte les titres en 2014 et 2015, égalant alors le nombre de titres acquis pour Mercedes par un pilote, en l'occurrence Fangio. En 2016, il doit s'incliner face à Rosberg.

Valtteri Bottas (depuis 2017)

Valtteri Bottas (depuis 2017)
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Photo de: LAT Images

Au moment de la retraite surprise de Nico Rosberg, quelques jours après avoir remporté le championnat du monde 2016, Mercedes se met en quête d'un remplaçant sans avoir beaucoup d'opportunités sous la main vu le timing de l'annonce. C'est Valtteri Bottas que la marque à l'étoile choisit. Le Finlandais, après quatre saisons chez Williams et neuf podiums, est engagé pour la saison 2017.

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