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Ce que nous a appris le Grand Prix d'Autriche

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Ce que nous a appris le Grand Prix d'Autriche
Par :
11 juil. 2017 à 17:00

Rédacteur en chef international de Motorsport.com, Charles Bradley donne son point de vue sur le Grand Prix d'Autriche.

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Il y a un troisième pilote dans la course au titre

Il y a un troisième pilote dans la course au titre
1/5

Photo de: Zak Mauger / Motorsport Images

La victoire de Valtteri Bottas en Autriche est un nouveau tournant dans la lutte pour le titre mondial de Formule 1. Non seulement elle semble renforcer sa position chez Mercedes, mais en plus, elle le hisse à 15 points de son coéquipier Lewis Hamilton (handicapé par une pénalité sur la grille au Red Bull Ring à cause d'un changement de boîte de vitesses). Cela signifie qu'il est plus proche de Hamilton que ce dernier ne l'est du leader Sebastian Vettel.

Si nous avions des doutes sur Bottas avant le début de la saison, ce n'était pas en raison de sa pointe de vitesse, mais plutôt de sa capacité à se développer du fer de lance qu'il était à Williams en un vainqueur régulier, vu le matériel qu'il a désormais à sa disposition. Ses deux victoires, deux poles et six podiums en neuf départs semblent avoir satisfait notre curiosité.

Et quel départ ! Parfaitement anticipé, avec un temps de réaction de 0,201 seconde. Comme avec un penalty immérité en football, on passe parfois à travers les mailles du filet, mais Bottas a respecté les règles de la FIA et leur seuil de tolérance.

Par ailleurs, son contrat est probablement empli de clauses de performance (monter sur le podium plus souvent que Hamilton, par exemple, serait beaucoup lui demander), et même si nous savions que ce n'était qu'un accord d'un an, il y a certainement des options qui mènent à un avenir avec l'équipe sur le long terme.

Partons du principe qu'il a déjà fait ses preuves pour prolonger. Quelle durée de contrat lui proposera Mercedes, avec tant de pilotes potentiellement disponibles ?

Le niveau de performance de Bottas est d'autant plus impressionnant qu'il a eu une panne mécanique dans un Grand Prix d'Espagne où son week-end a été marqué par de nombreux problèmes moteur. En revanche, ses rivaux pour le titre ont marqué des points à chaque course.

Vous n'êtes toujours pas convaincu ? Dites-vous que sur les quatre dernières courses, Bottas a marqué 73 points, contre 67 pour Vettel et 53 pour Hamilton...

Kimi est un "traînard", mais Alonso ne va pas le remplacer

Kimi est un "traînard", mais Alonso ne va pas le remplacer
2/5

Photo de: Sutton Motorsport Images

"Je pense que Kimi doit montrer un niveau d'investissement plus élevé. Il y a des jours où je pense qu'il est un peu traînard, mais nous verrons."

Aïe. Ce sont les mots cinglants de Sergio Marchionne, président de Ferrari. Il est connu comme un chef exigeant, mais voilà un uppercut verbal asséné au plexus solaire d'un ancien Champion du monde.

"Ce n'est pas faute d'essayer", renchérit Räikkönen, mais le Finlandais a marqué moins de la moitié des points de Vettel, et Ferrari se retrouve donc "à la traîne" au championnat des constructeurs, à 33 unités de Mercedes.

Au moins Kimi peut-il se satisfaire de savoir que Fernando Alonso ne retournera pas à la Scuderia dans un avenir proche. Marchionne a écarté cette option avec un message clair : "Nous ne sommes pas intéressés." Cela en dit beaucoup sur le standing suprême de Ferrari en F1, et sur sa compétitivité redécouverte, que l'écurie n'ait pas de pilotes sous contrat pour 2018, à six mois environ des prochains essais hivernaux.

Faire resigner Vettel devrait être une formalité, puis il s'agira de savoir quels risques le cheval cabré est prêt à prendre pour son deuxième baquet.

Red Bull veut garder ses pilotes, mais Max perd patience

Red Bull veut garder ses pilotes, mais Max perd patience
3/5

Photo de: Sutton Motorsport Images

Red Bull ne compte laisser filer aucun de ses pilotes actuels, c'est désormais clair. La marque au taureau devrait bientôt exercer son option sur Daniil Kvyat, comme elle vient de le faire pour Carlos Sainz, alors que les contrats de Daniel Ricciardo et de Max Verstappen sont verrouillés pour l'an prochain.

Et pourtant ! Trois abandons d'affilée pour Verstappen. Même pour un personnage aussi arrogant et confiant dans ses capacités que Max, c'est dur à encaisser. L'écurie a présenté ses excuses quant aux diverses déconvenues techniques, via le directeur d'équipe Christian Horner et le conseiller Helmut Marko, mais Verstappen n'est clairement pas content.

"Que puis-je dire ? 'Désolé' ne m'avance à rien", a-t-il déclaré à la presse néerlandaise. "Depuis Monaco, je n'ai pas marqué le moindre point."

D'où cette remarque malicieuse de Horner : "C'est la RB13 : le 13 porte bonheur à certains, malheur à d'autres. On peut dire qu'il porte bonheur à Daniel et malheur à Max, pour l'instant."

Combien de temps cela peut-il durer ? Ce week-end, la rumeur d'un transfert de Verstappen chez Ferrari a émergé, mais cela requerrait une rupture de son contrat avec Red Bull, qui court jusqu'à fin 2019. Horner a balayé cette idée d'un revers de main, tandis que Marchionne l'a également écartée.

Mais le plus dur à avaler, c'est peut-être le fait que le line-up vanté comme le "meilleur duo de pilotes en F1" est en train de basculer de façon alarmante à la faveur de Daniel Ricciardo. Même Sergio Pérez, pilote Force India, a dépassé Verstappen au championnat des pilotes.

Combien de temps Max va-t-il supporter ça avant d'aller voir si l'herbe est plus verte ailleurs ?

Vettel et Hamilton n'ont que faire des demandes TV

Vettel et Hamilton n'ont que faire des demandes TV
4/5

Photo de: Sutton Motorsport Images

Ce qui était censé être une démonstration orchestrée (à mon avis) d'un "sans rancune" entre Lewis Hamilton et Sebastian Vettel, après l'incident de Bakou, a fini par être gênant pour tout le monde.

Le maître de cérémonie, l'ancien Champion GP2 Davide Valsecchi, a supplié les deux hommes après les qualifications : "S'il vous plaît, les gars, il me faut une poignée de main de votre part, toi [Lewis] avec Sebastian. Une poignée de main. S'il te plaît, mon ami..." Ce à quoi un Hamilton inébranlable a répondu : "On s'est déjà serré la main, mec."

Comme l'a souligné Lewis, ils s'étaient déjà serré la main à leur arrivée sur la grille, mais cet instant a échappé à la télévision. Twitter a vite été en ébullition devant cette apparente rebuffade de Hamilton, avant que la polémique ne soit éteinte par une vidéo de la véritable poignée de main.

Tout ça pour ça !

Stefan GP est de retour !

Stefan GP est de retour !
5/5

Photo de: Franco Nugnes

Il faut lui accorder un 20/20 pour ses efforts : l'homme d'affaires Zoran Stefanovic a fait son retour dans le paddock de la Formule 1 en Autriche.

Auparavant, Stefanovic avait tenté de créer une équipe de Formule 1 en 2010, en utilisant une monoplace conçue par l'écurie disparue Toyota. Puis en 2011. Puis en 2015. Le Serbe compte désormais remettre le couvert avec un team basé en Italie, avec Enrique Scalabroni comme designer, pour la saison 2019.

Cependant, cela dépendra grandement d'un éventuel appel d'offres de la FIA, et il reste à savoir si sa plainte à la Commission européenne jouera en sa défaveur.

En fait, les ambitions de Stefanovic datent de 1996, avec une autre tentative à partir des cendres du projet Lola un an plus tard. Qui ne tente rien n'a rien !

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