Boullier : Vandoorne impressionne par son sang-froid

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Boullier : Vandoorne impressionne par son sang-froid
Par : Benjamin Vinel
28 avr. 2017 à 08:30

C'est dans l'ombre que Stoffel Vandoorne a fait ses débuts en Formule 1 en tant que titulaire, devant composer avec une MCL32 manquant particulièrement de puissance et surtout de fiabilité.

Stoffel Vandoorne, McLaren MCL32 s'entraîne aux arrêts aux stands
Stoffel Vandoorne, McLaren
Les mécaniciens McLaren regardent la course dans le garage de Stoffel Vandoorne, McLaren MCL32
Eric Boullier, directeur de la compétition McLaren, Stoffel Vandoorne, McLaren
Stoffel Vandoorne, McLaren MCL32, Fernando Alonso, McLaren MCL32
Stoffel Vandoorne, McLaren MCL32
Stoffel Vandoorne, McLaren
Stoffel Vandoorne, McLaren MCL32
Eric Boullier, directeur de la compétition de McLaren parle à Stoffel Vandoorne, McLaren
Kevin Magnussen, Haas F1 Team VF-17, devant Marcus Ericsson, Sauber C36, Antonio Giovinazzi, Sauber C36, Stoffel Vandoorne, McLaren MCL32, Lance Stroll, Williams FW40, et Jolyon Palmer, Renault Sport F1 Team RS17, au départ
Antonio Giovinazzi, Sauber C36, Stoffel Vandoorne, McLaren MCL32, alors que Kevin Magnussen, Haas F1 Team VF-17 et Marcus Ericsson, Sauber C36 s'accroche dans les graviers

Auteur d'une performance remarquable l'an dernier lorsqu'il avait remplacé Fernando Alonso au pied levé à Bahreïn, Stoffel Vandoorne est pour l'instant bien loin de réitérer ce résultat. Après s'être classé bon dernier du Grand Prix d'Australie, le Belge a abandonné à Shanghai et n'a même pas pu prendre le départ à Sakhir, alors que McLaren-Honda connaît une avalanche de problèmes techniques.

À quel point cette situation est-elle difficile à vivre pour Vandoorne ? "Je ne pense pas qu'elle le soit..." répond le directeur d'équipe Éric Boullier dans une interview accordée à Motorsport.com"En fait, c'est l'inverse. C'est un peu plus facile, parce qu'il n'a pas la pression d'être à l'avant de la grille. Il a quand même la pression d'être performant avec un coéquipier très rapide et établi, mais je dirais que c'est un processus normal."

C'est d'ailleurs l'approche mûre du rookie qui séduit Boullier. Lorsque nous lui demandons en quoi son poulain l'impressionne le plus, le Français indique : "Son calme. Son sang-froid sous la pression. Il est très... Je le connais maintenant suffisamment bien pour savoir quand il n'est pas calme, mais il paraît quand même calme aux autres."

"Le plus important, c'est d'être soi-même. Et de se construire en tant que pilote de Formule 1. Il a gagné dans toutes les catégories où il est passé auparavant. Il a dominé le GP2, donc il doit juste rester lui-même et se construire en tant que pilote de F1."

Après trois Grands Prix en 2017, McLaren languit à la dernière place du championnat des constructeurs, et il paraît difficile d'ouvrir le compteur de points lors des courses à venir. Boullier ne craint toutefois pas que Vandoorne commence à s'intéresser à d'autres écuries.

"Non", déclare-t-il, catégorique. "Il est bon. Il faut qu'il apprenne, je ne suis pas inquiet du tout, il est dans l'une des meilleures équipes, c'est un privilège d'être là, alors pourquoi partir ?"

Les défis pour les jeunes

Il n'est pas facile de débuter en Formule 1 pour les jeunes pilotes, encore moins en 2017 avec les monoplaces les plus rapides de l'Histoire, extrêmement difficiles à piloter. Lance Stroll en sait quelque chose, lui qui s'est fait remarquer par plusieurs sorties de route et qui n'a pas encore franchi le drapeau à damier d'un Grand Prix.

"Je pense que le problème de la F1, c'est que les courses sont complètement différentes du reste du monde", souligne Boullier. "Ce n'est pas que le pilotage. Il faut comprendre la technologie complexe de la voiture, les pneus, la stratégie, les longs relais, le travail avec énormément d'ingénieurs. C'est très différent. Et c'est peut-être pour ça que certains jeunes sont en difficulté à leurs débuts en F1."

"J'ai géré des équipes dans toutes les catégories. Je vais vous dire ce que c'est : en GP2 [Formule 2], il y a un, deux trois, peut-être cinq ingénieurs, et en F1, il y en a 25. La Formule 1 est si loin devant, si différente. En GP2, en World Series [Formule V8 3.5] ou en F3, c'est une grande bataille à chaque course... Ici, le plan est complètement établi avant. Si tout le monde prend un départ parfait et fait un premier tour parfait, nous connaissons déjà le résultat avant la course. Parce que tout a été étudié."

Propos recueillis par Oleg Karpov

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Auteur Benjamin Vinel
Type d'article Actualités