Bouton magique : Mercedes et Hamilton partagent la responsabilité

Mercedes a donné quelques détails sur la mésaventure de Lewis Hamilton à Bakou. Surtout, l'écurie estime avoir une part de responsabilité et planche sur les corrections à apporter sur son volant.

Bouton magique : Mercedes et Hamilton partagent la responsabilité

C'est une petite erreur, rare qui plus est, mais aux conséquences terriblement importantes. Dimanche dernier à Bakou, lors du deuxième départ arrêté du Grand Prix d'Azerbaïdjan, Lewis Hamilton a tout perdu en quelques secondes après avoir actionné involontairement un bouton sur son volant. Affectant la répartition du freinage, celui-ci l'a contraint à bloquer ses deux roues au premier virage et à tirer tout droit. En passe de prendre la tête de la course, le septuple Champion du monde est reparti en fond de peloton et n'a pas inscrit le moindre point au championnat.

Ce bouton en question est bel et bien le "brake magic", comme nos experts techniques l'ont expliqué en début de semaine tout en détaillant précisément sa fonction. Directeur de la technologie chez Mercedes, Mike Elliott a lui-même confirmé ces informations en précisant le fonctionnement de ce système situé derrière le volant du pilote.

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"Lors du départ, nous ne sommes pas autorisés à parler avec les pilotes", rappelle Mike Elliott. "Nous ne pouvons pas leur parler des paramètres qu'ils doivent changer. C'est pourquoi nous essayons de simplifier les choses autant que possible. Nous essayons d'avoir des outils que les pilotes peuvent utiliser, qui réduisent la charge de travail qu'ils ont car ils ont un nombre important de choses à faire."

"L'un des boutons que nous avons, baptisé 'brake magic' – et pour être franc je ne sais pas pourquoi nous l'appelons ainsi –, est un bouton que les pilotes peuvent utiliser et qui leur permet d'amener de la chaleur dans les freins. L'une de ses principales actions est de modifier la répartition de freinage, et d'amener la proportion d'énergie au maximum vers l'avant. Cela nous permet d'amener de la chaleur dans les freins avant et ainsi de chauffer les pneus."

Il n'avait absolument pas conscience qu'il allait avoir un problème. 

Mike Elliott, ingénieur Mercedes

Que s'est-il passé ? Lewis Hamilton l'a rapidement révélé à l'issue du Grand Prix, et les analyses de Mercedes le corroborent. Le Britannique a tout simplement réenclenché le bouton mais ne s'en est pas rendu compte, compromettant ainsi son premier freinage.

"Lewis a fait tout ce qu'il fallait : il est arrivé sur la grille, il a éteint les différents boutons et options qu'il devait couper, a allumé ceux qu'il fallait, tout était correct pour le départ", explique Mike Elliott. "Il a pris un envol fantastique, il s'est retrouvé à côté de Pérez, qui a commencé à changer de position, et lorsque Lewis a commencé à tourner aussi, il a juste ripé sur le bouton magique et malheureusement il ne s'en est pas rendu compte. Il n'avait donc absolument pas conscience qu'il allait avoir un problème."

"Il a ensuite pris le point de freinage habituel mais il avait toute la répartition du freinage vers l'avant, ce qui a exercé toute la charge sur les pneus avant et il a bloqué les roues. À partir de là, il ne pouvait rien faire d'autre que tirer tout droit."

Lewis Hamilton estime être responsable de sa propre mésaventure mais son équipe considère qu'elle doit également se remettre en question. Sans surprise, le volant de la W12 pourrait donc évoluer légèrement d'ici le prochain Grand Prix, en France, afin de parer à toute éventualité de voir un tel problème se reproduire.

"Je sais, pour avoir parlé avec Lewis hier [mardi], qu'il dit avoir une part de responsabilité dans cette affaire, mais la réalité est que Lewis fait très peu d'erreurs, et c'est ce qui le distingue des autres pilotes", rappelle Mike Elliott. "C'est notre devoir d'essayer de lui donner une voiture où il est plus difficile pour lui de faire des erreurs. Nous devons prendre notre part, regarder comment nous pouvons l'améliorer et c'est quelque chose que nous allons mettre en place pour le prochain Grand Prix."

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