Briatore - "La F1 doit redevenir un championnat de pilotes, pas d'ingénieurs"

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Briatore -
Giacomo Rauli
Par : Giacomo Rauli
29 janv. 2017 à 10:38

Proche de Bernie Ecclestone, Flavio Briatore s’est exprimé sur la fin de règne de son ami mais aussi sur ce que devrait être le credo de la Formule 1 à l’avenir.

Chase Carey, président Formula One Group avec Bernie Ecclestone
Chase Carey, Président du Formula One Group
Bernie Ecclestone, avec Chase Carey, Président du Formula One Group et Flavio Briatore
Le président du Formula One Group Chase Carey et le PDG de McLaren, Zak Brown
Sean Bratches, manager, opérations commerciales ; Chase Carey, président et directeur général de la Formule 1 ; Ross Brawn, manager, sports mécaniques
Chase Carey, Président du Formula One Group avec Bernie Ecclestone et Christian Horner, Team Principal Red Bull Racing
L'équipe Manor autour du modèle de soufflerie
Flavio Briatore avec Christian Horner, team principal Red Bull Racing

Cette semaine a d'ores et déjà été historique en discipline reine car elle a marqué la fin du règne de Bernie Ecclestone, qui a eu une grande influence sur la discipline depuis son accession à des responsabilités dans les années 1970.

Même s’il conserve une position honorifique au sein de la structure de la Formule 1, en tant que président émérite du Formula One Group, avec un rôle de conseiller, pour Flavio Briatore, ancien directeur d’écuries, aussi impliqué dans la tricherie du Grand Prix de Singapour 2008, son éviction ne s’est pas faite avec la plus grande classe.

"Je pense que cette étape [la mise à l’écart d’Ecclestone] n’a pas été très élégante. Je suis très proche de Bernie : il a en partie financé les opérations Ligier et ensuite Minardi, que j’ai ensuite vendues à Alain Prost et Gabriele Rumi. Nous avons partagé la même vision de la F1 et Bernie nous a assurément donné la célébrité et le succès, et certains ne le méritaient pas."

"L'image de la F1 est morne"

Au-delà de la simple histoire personnelle du Britannique de 86 ans, il revient aussi sur l’état dans lequel se trouve le grand cirque au moment où Liberty Media en prend le contrôle, la même semaine où Manor a été officiellement placé en cessation d’activités, marquant la disparition d’une des 11 équipes présentes en 2016.

"L’image de la F1 est morne : la plupart des équipes sont en crise en raison des difficultés financières, les circuits s’effondrent. Silverstone risque d’arrêter, cette année sera la dernière édition à Singapour et même la Malaisie est sur le point de partir. Les seuls qui gagnaient étaient les promoteurs de CVC. Comment un sport peut-il tenir debout dans ces conditions ?"

"Tout le monde se partage la faute, même la FIA et les équipes qui voulaient et ont voté les moteurs hybrides. Ça n’aide personne et ça fait exploser les coûts. Les problèmes ont commencé quand ils ont dissous la FOTA [l'Association des Équipes de Formule 1, disparue en 2014 après la ratification des nouveaux accords Concorde, ndlr]. Si elle avait survécu, elle n’aurait pas permis ce changement."

Sur le plan sportif, la re-dynamisation passe selon lui par un retour en arrière : "La F1 doit redevenir un championnat de pilotes, pas d’ingénieurs. Liberty doit revenir au gel des moteurs, comme à la fin de l’ère des atmosphériques où il y avait 12 voitures en une seconde."

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Auteur Giacomo Rauli
Type d'article Actualités