Button s'attend à des stratégies inédites

Avec l'interdiction des ravitaillements en essence pendant la course, Jenson Button s'attend à ce que les équipes fassent appel à des stratégies inhabituelles, ce qui rendrait les Grands Prix imprévisibles

Avec l'interdiction des ravitaillements en essence pendant la course, Jenson Button s'attend à ce que les équipes fassent appel à des stratégies inhabituelles, ce qui rendrait les Grands Prix imprévisibles.

"Après avoir analysé les essais, je pense que nous allons avoir beaucoup de stratégies très inhabituelles. Je pense que les meilleures équipes auront des stratégies similaires."

"Je crois que certaines équipes vont tenter de s'arrêter quelque chose comme deux ou trois tours avant leurs rivales afin de sortir avec des pneus neufs et peut-être de les dépasser," explique le pilote McLaren.

"Vous aurez aussi les équipes qui ne sont pas très compétitives qui essaieront des stratégies folles comme s'arrêter aux stands après le premier tour et espérer de tenir jusqu'à la fin de la course."

"Il y aura donc beaucoup de stratégies différentes ce qui va rendre les courses excitantes pour les observateurs. Mais le problème est que pour nous, ce sera très difficile de savoir quelle est la stratégie."

"Vous ne pouvez pas planifier à l'avance. Tout ce que vous pouvez faire est d'envisager tous les scénarios et être prêts quand vous devez changer de stratégie car ça dépend vraiment de ce que les gens autour de vous font avec la stratégie."

"Ça va être un dimanche après-midi très studieux pour les ingénieurs. Ils devront essayer de comprendre toutes les situations," admet-il.

Button est connu pour avoir un style de pilotage coulé, c'est-à-dire moins exigeant pour les pneumatiques. Et l'interdiction des ravitaillements en carburant pourrait lui être profitable, en début de saison en tout cas.

"Je pense que mon style de pilotage sied bien au nouveau règlement. Je pense que la plupart des styles peuvent s'y adapter, nous l'avons vu aux essais. Ça reste une style de pilotage différent pour moi car c'est comme une course d'endurance."

"C'est comme piloter au Mans, il faut vraiment s'occuper des pneus au début du relais. Si vous abîmez les pneus au troisième tour, vous êtes fichus pour le relais tout entier. Il faut vraiment être très doux avec la voiture," analyse le Britannique.

"Je pense que nous allons beaucoup apprendre à Bahreïn. Nous avons déjà beaucoup appris, mais nous allons vraiment comprendre ce dont les autres sont capables et quels genres de stratégies vont fonctionner pour nous pour le reste de l'année."

À Jerez, Lewis Hamilton se plaignait du manque de rythme de la MP4-25 sur les longs relais et bien qu'il ait partagé le même avis, Button a été rassuré par la compétitivité de sa monoplace sur les longs relais à Barcelone.

"À Jerez, je pense que Lewis et moi avons trouvé cela difficile et je pense que c'est parce qu'il faisait très froid. C'est difficile de faire fonctionner les pneus. Mais à Barcelone, sur mon relais du samedi, c'était encore assez compliqué car il pleuvait ce matin-là."

"Mais j'ai dépassé Rubens deux fois, j'ai dépassé Nico, j'ai dépassé Pedro, j'ai dépassé beaucoup de monde lors de mon long relais, donc le rythme était bon à l'évidence," poursuit-il.

"Comparé à Ferrari, si vous vous regardez la distance de course que nous avons fait, nous étions au top par rapport à Ferrari mais encore une fois, vous ne savez pas ce qu'ils font."

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Séries Formule 1
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