Leclerc : "Il faut juste que je me calme"

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Leclerc :
Par : Scott Mitchell
Co-auteur: Benjamin Vinel
8 avr. 2018 à 10:01

Parti en tête-à-queue lors des qualifications du Grand Prix de Bahreïn, Charles Leclerc doit se contenter de la 19e place sur la grille de départ, à trois dixièmes et demi de son coéquipier. Motorsport.com s'est entretenu avec lui.

Charles Leclerc, Sauber C37
Charles Leclerc, Sauber C37 Ferrari
Charles Leclerc, Sauber C37
Charles Leclerc, Sauber
Charles Leclerc, Sauber C37 Ferrari
Charles Leclerc, Sauber C37
Charles Leclerc, Sauber C37
Charles Leclerc, Sauber C37 Ferrari
Charles Leclerc, Sauber C37 fait un burnout
Charles Leclerc, Sauber
Charles Leclerc, Sauber C37
Charles Leclerc, Sauber C37
Charles Leclerc, Sauber C37 Ferrari

Charles, qu'est-ce qui a changé entre les essais libres et les qualifications ?

J'étais très, très content de l'équilibre hier [vendredi, ndlr]. J'ai eu davantage de difficultés aujourd'hui et je pense que ça explique [mon tête-à-queue au dernier virage]. Je pilote avec un équilibre qui n'est pas génial dans ces conditions et il faut juste que je m'y adapte. Puis en qualifications, nous avons rencontré du trafic dans le second run, et dans le troisième run, j'ai trop attaqué, donc nous n'étions pas rapides. Le premier run était bon, donc il y a du positif, mais c'est vraiment dommage que je ne sois pas parvenu à faire un bon tour dans le dernier run.

Vous êtes très honnête, vous avez dit que c'était une "erreur stupide". Que s'est-il passé ?

J'attaquais déjà trop au début du tour. Je sentais que les pneus arrière étaient en train de lâcher, virage après virage, et à la fin, je les ai fait surchauffer intensément et je suis parti en tête-à-queue. C'était une accumulation sur le tour entier, et à la fin, ce n'était simplement pas possible de piloter.

Est-ce dû à l'exubérance de la jeunesse et à l'inexpérience ?

Il faut juste que je trouve la limite de la voiture. Je suis toujours un peu au-dessus à chaque fois. C'était déjà un peu le problème à Melbourne, ici aussi, il faut juste que je me sente un peu plus à l'aise avec la voiture et que je trouve vraiment la limite. Trop attaquer n'est pas toujours une bonne chose à faire, et actuellement, c'est mon problème. Il faut juste que je me calme un peu. C'est un peu plus facile d'attaquer moins que de donner davantage mais ce n'est quand même pas évident, il faut vraiment que je me concentre là-dessus pour les prochaines séances qualificatives.

Votre manque d'expérience vous handicape-t-il quand le niveau de performance de la voiture change d'une séance à l'autre ?

Bien sûr, avec de l'expérience, je pense que c'est plus facile de s'adapter à des changements, cela dit, en l'occurrence, ce n'était pas un problème d'adaptation. C'est juste parce que j'ai trop attaqué. C'était ma faute. Je suis juste déçu d'avoir trop attaqué. Bien sûr, quand on connaît déjà ce Grand Prix, quand on y a déjà participé, on gère mieux la situation. Ça aide, mais je ne pense pas que ce soit le problème principal.

Quel est votre objectif pour la course ?

En essais, le rythme de course était meilleur que celui de qualifications. Malheureusement, l'écart qui nous sépare des gars devant paraît assez grand. Nous devons prendre ça en compte, car nous sommes assez loin de la Q2 ; même avec un tour parfait, nous n'y serions pas passés. Il faut voir, mais si c'est aussi serré qu'en essais au niveau du rythme de course, nous pouvons en faire une bonne. Les conditions sont toujours assez extrêmes, on n'y est pas vraiment habitué et cela contribue à l'existence de stratégies différentes, ce qui pourrait jouer en notre faveur. Parfois, un peu de chance peut aider à signer un très bon résultat.

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À propos de cet article

Séries Formule 1
Événement GP de Bahreïn
Lieu Bahrain International Circuit
Pilotes Charles Leclerc
Équipes Sauber
Auteur Scott Mitchell
Type d'article Interview