Chronique Panis : "Un réel engouement français"

Olivier Panis est le dernier vainqueur français d’un GP en F1

Olivier Panis est le dernier vainqueur français d’un GP en F1. C’était à Monaco, en 1996, au terme d’une course restant gravée dans la mémoire collective. Pour sa première colonne exclusive sur ToileF1, celui qui supervise aujourd’hui la carrière de Charles Pic livre son point de vue sur le début de saison de son poulain, les essais en cours de saison, le GP de France et le parcours de son fils Aurélien en sport auto…

Charles progresse à Pic

Charles fait le boulot qu’on lui a demandé. Il me bluffe un peu ! Il a vraiment du talent. Son tableau de marche était de finir les trois premiers GP de la saison et de faire le plus de kilomètres possible. Ensuite, à partir des circuits qu’il connait, il fallait hausser le ton. C’est ce qu’il s’est passé. Il a fait du super boulot en qualifications à Bahreïn. Etre à deux reprises devant Timo Glock, qui est rapide, expérimenté, et est une valeur sûre en F1, est vraiment une preuve de talent. A Barcelone en qualifs : il m’a vraiment impressionné !

Charles a trouvé ses marques. Je l’ai senti beaucoup plus en confiance avec la voiture à partir de Bahreïn. Le rythme change beaucoup, mais il fait exactement ce qu’il faut, il est de plus en plus à l’aise. Techniquement, il arrive à s’imposer. Il a appris et s’est calé sur les réglages de son co-équipier en début de saison et le voilà qui s’affirme sur ce point, Sa détermination est remarquable !

Débuter sans roulage, le challenge des jeunes C’est très difficile. Prenons l’exemple de Romain [Grosjean]. En 2009, il n’a pas fait d’essais libres. C’est bien d’en avoir annulé ; il y en avait trop. Mais d’un autre côté, maintenant, il n’y en a plus ! C’est dommage. Quelques séances d’essais dans l’année ne vont pas changer globalement le budget d’une équipe. Il en faudrait un peu plus pour les jeunes. C’est même un poil dangereux, ce manque d’expérience, et c’est très compliqué pour eux. La F1 est exceptionnelle. C’est si rapide ! Il faut tout de même du roulage pour maîtriser tous les paramètres. Je crois au retour du GP de France J’espère vraiment que l’on aura un GP de France. On a vu l’impact médiatique généré par le fait d’avoir trois pilotes français en F1 aujourd’hui. Trois jeunes de talent, et en plus un Romain Grosjean qui a une voiture lui permettant d’obtenir de bons résultats : on sent qu'il y un réel engouement en France pour le sport automobile. On est peut-être moins chauvins ou patriotiques que les italiens, mais on aime la compétition en France et c’est un beau championnat. Je trouverais légitime de revenir sur un Grand Prix de France. Moi, j’y crois ! Aurélien, dans les traces de Papa Le GP de Pau, c’était notre petit Monaco à nous quand on était en formule de promotion ! Aurélien y a signé l'année dernière en F4 son premier podium en sport automobile pour sa première saison en sport automobile. Sur ces circuits et dans ce type de championnat on peut déceler les pilotes qui ont du talent quand ils s’en sortent bien même avec des voitures moyennes. Cette année, Aurélien me surprend en Formula Renault 2.0 ALPS. Je ne m’attendais pas à ce qu’il fasse des résultats d’emblée. 10ème à Monza, 10me et 6ème à Pau sur 38 partants. Franchement, je suis admiratif quand je vois des jeunes de 17 ans se battre dans des rues exigües comme Pau. Ça m’impressionne toujours ! Je suis fier de ce qu’il fait. La route est maintenant longue, et il a beaucoup de choses à apprendre mais il est en confiance et on sait que pour un pilote, la confiance est l’une des choses les plus importantes qui soit. Il est sur le bon chemin !
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A propos de cet article
Séries Formule 1
Pilotes Olivier Panis , Timo Glock , Romain Grosjean , Charles Pic
Type d'article Actualités