Condamné à défendre, Ricciardo s'est aussi "amusé" en Espagne

Classé à la sixième place du Grand Prix d'Espagne, Daniel Ricciardo a longtemps défendu la cinquième position face à la Red Bull de Sergio Pérez mais a dû s'incliner en fin de course.

Condamné à défendre, Ricciardo s'est aussi "amusé" en Espagne

À la suite de la déconvenue de Portimão, Daniel Ricciardo a été en mesure de répondre présent une semaine plus tard, en Espagne. Sur le circuit de Barcelone, l'Australien a délivré de bonnes performances tout au long du week-end. Le samedi, lors de l'épreuve des qualifications, le pilote McLaren a devancé son équipier, Lando Norris, pour la troisième fois de la saison. Le lendemain, Ricciardo a été l'auteur d'un excellent départ et a longtemps évolué en cinquième position, sous la menace directe de Sergio Pérez.

Pendant 46 tours, le pilote Red Bull était blotti dans le diffuseur de Ricciardo sans pouvoir trouver l'ouverture. Ce n'est qu'en fin d'épreuve que le Mexicain a pu effacer la McLaren et s'offrir les 10 points de la cinquième place. Malgré une course de défense et l'issue de sa lutte avec Pérez, Ricciardo s'est montré satisfait de son Grand Prix d'Espagne.

"Je dirais qu'il y a trois types de plaisir", a-t-il commenté. "Le premier est de gagner, le second d'attaquer et le troisième de défendre. Donc c'était le niveau le plus bas du fun mais je me suis quand même amusé. Ce n'était pas du tout une course ennuyeuse. Avec le recul, je pense que c'était vraiment bien d'avoir une pression pendant toute la course parce que ça m'a forcé à attaquer et à ne pas économiser les pneus. Parfois vous pouvez être dans un no man's land où vous préservez les pneus, et puis vous vous dites : 'Oh, j'aurais pu aller plus vite'. Dans l'ensemble, je pense que c'est une course bien exécutée, et l'équipe a bien fait de m'appeler pour ce deuxième arrêt tardif."

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"J'ai fait tout ce que j'ai pu, évidemment [Pérez] était plus rapide mais avec un bon dernier secteur, ça m'aidait [à défendre]", a poursuivi Ricciardo. "Et avec tous ces tours passés derrière moi, peut-être que ses pneus étaient endommagés. J'ai défendu aussi longtemps que je le pouvais. Mais sur la fin je ne pouvais plus le retenir et il a fait une belle manœuvre dans le premier virage. Pour ne pas risquer l'accident et ruiner ma course, j'ai cédé et je l'ai laissé partir."

À de nombreuses reprises depuis le début de la saison, l'Australien a fait part de son manque de confiance au volant de la MCL35M. Bien que son pilotage demeure perfectible, le pilote assure avoir progressé dans sa recherche des limites : "C'était vraiment un week-end plus encourageant. Personnellement, j'ai fait des petits progrès. En course, il y a eu des moments où je savais que j'allais prendre correctement mon virage et d'autres où je bloquais le train avant, je perdais un peu le train arrière... C'était délicat. J'ai fait quelques erreurs donc il y a encore des choses à améliorer", a-t-il analysé.

Pour la première fois cette saison, Ferrari a récolté davantage de points que McLaren. Et au terme de la course, les pilotes de la Scuderia ont indiqué être au volant de la troisième voiture "la plus rapide du milieu du peloton". Alors que les deux rivaux ne sont plus séparés que par cinq points au classement des constructeurs, Ricciardo a estimé que le Cheval cabré avait l'avantage concernant l'appui aérodynamique.

"Même dans 'l'air sale', Carlos [Sainz] me mettait la pression", a révélé l'auteur de sept succès en Grand Prix. "Donc je pense que nous devons encore trouver un peu plus de performance. Ce n'est qu'une question d'appui, il est roi. [Ferrari] a une bonne voiture, Charles [Leclerc] s'est lentement éloigné de moi dans le premier relais et jamais je ne l'ai revu."

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