Une course infernale pour Giovinazzi, privé de radio

Antonio Giovinazzi, en délicatesse pour conserver son volant chez Alfa Romeo l'an prochain, n'avait clairement pas besoin de vivre un dimanche aussi compliqué…

Une course infernale pour Giovinazzi, privé de radio

Le Grand Prix de Russie d'Antonio Giovinazzi s'est très vite transformé en cauchemar dimanche à Sotchi, où le pilote italien a perdu toute communication radio avec son stand peu après le départ. Il a ainsi dû compter uniquement sur son panneautage, ce qui a fatalement compromis sa course, lui qui était parti depuis la 17e position sur la grille. Cette panne de radio a rendu la situation pire encore en fin de course, lorsqu'une averse a semé la pagaille, et il a été l'un des tout derniers à chausser les pneus intermédiaires, ne devançant que Lando Norris et Charles Leclerc.

Le premier tour de course a également été délicat pour le pilote Alfa Romeo, victime d'un contact avec Mick Schumacher peu après l'envol et ainsi relégué au 19e rang. Il a finalement rallié l'arrivée en 16e position, loin de son coéquipier Kimi Räikkönen, qui a permis à l'équipe d'Hinwil de renouer avec les points grâce à une huitième place.

"J'ai eu un contact au virage 2, je ne sais pas avec qui, et j'ai perdu des places", raconte Giovinazzi. "Je n'avais plus de radio à partir du premier tour, donc il était impossible de communiquer avec l'équipe et ça a été une course très difficile en termes d'économie du carburant. J'essayais de regarder mon stand dans la ligne droite pour voir ce que je devais faire, mais sans la radio, c'était juste le bazar."

"Et puis avec la pluie à la fin, je n'avais aucune communication. Ça a été une course silencieuse pour moi, donc difficile dès le premier tour. C'était également difficile de doubler, donc j'ai perdu beaucoup de temps. Puis lorsque j'avais la piste dégagée, le rythme était bon, mais nous avons perdu beaucoup de tours."

La situation est loin d'être idéale pour Giovinazzi, qui essaie encore de convaincre qu'il peut conserver son baquet l'an prochain. Solide en qualifications à Zandvoort et Monza, il l'a moins été en course dernièrement, et il avait besoin d'un bon dimanche pour se remettre en selle après un crash survenu lors des essais libres à Sotchi.

"Ce week-end a été un peu plus difficile", ne cache pas Frédéric Vasseur, directeur d'Alfa Romeo, auprès de Motorsport.com. "Nous avons eu un problème de freins hier [samedi]. Je ne veux pas dire que la course a été mauvaise, car nous avons eu trop de problèmes. Le premier a été le contact au premier virage. Mick a heurté Antonio par l'arrière, il a tiré tout droit, endommagé le fond plat, et il s'est retrouvé coincé derrière un groupe. Puis nous avons perdu dès le début la communication radio, et nous avons dû lui faire des signes à l'ancienne."

"Quand il faut donner des consignes de gestion, etc., c'est difficile. On ne peut pas fournir autant de détails que lorsque l'on parle, et on ne peut pas lui dire de préserver les pneus ou le carburant à tel niveau. Il ne pouvait pas parler du tout. Au début, nous pouvions lui parler, puis nous avons perdu complètement la communication."

Avec Adam Cooper

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